Survivre dans la rue
Cette semaine, en tournant le coin d'une rue, je suis arrivée face à une scène de rue où ambulanciers et policiers procédaient à des manoeuvres de réanimation sur un homme étendu au sol. Un accident, peut-être. Ou même une scène de crime (ce qui expliquerait les 6 policiers et 3 autos-patrouille sur place ?).Dans ces moments, on a tous un peu honte de notre curiosité morbide. Honte de vouloir regarder, de rester figer là, parmi les nombreux curieux.
Et c'est ce que j'ai fait. En me dégoûtant un peu plus moi-même.
Plutôt que de poursuivre mon chemin, je me suis approchée de la scène. Et je suis restée troublée de voir ces ambulanciers qui réanimaient cet homme inconscient. Troublée, d'abord de voir la «violence» du geste sur ce quasi-cadavre. Car tout ce que j'avais vu jusqu'à maintenant à la télé ou au cinéma - où les ambulanciers miment la manoeuvre en effleurant là peine la poitrine du faux blessé - était bien loin de cette réalité où les secouristes grimaçaient d'un effort physique évident. C'était la première fois que je voyais «ça». Et j'ai vivement souhaité que ce soit, par le fait même, la dernière.
Et pendant un moment, j'ai réalisé qu'un humain, à quelques mètres de moi, luttait pour survivre au moment même où moi, tenant 2 sacs d'épicerie, tentait d'imaginer le souper du jour. Assurément, le menu du soir a pris un tout autre sens par la suite.
Ironie du sort, il y a quelques semaines, je me suis inscrite à des cours de RCR qui auront lieu bientôt. Le genre de cours que l'on espère ne jamais avoir à mettre en pratique. Et, pour finir sur une note plus jojo, cet article qui rend la chose (un peu) moins éprouvante.
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3 écho(s)à ce billet:
Je ne sais pas ce que je ferais devant une telle scène qui prend tellement par surprise qu'on en reste saisi. J'espérerais assurément que la personne survive et regarderais donc peut-être pour apprendre le dénouement?
Sinon, le cours de RCR: quelle bonne idée. Je me faisais la réflexion récemment que je devrais en suivre un aussi. Tu nous diras si c'est bien!
Très bonne idée de suivre ce genre de cours. Dans les premières années de ma vie de jeune adulte... c'est bien simple: je figeais devant de telles situations. (un peu moins dramatiques quand même....).
Mon premier mari a su me transmettre ses réflexes, tellement que maintenant c'est moi qui les ai et que mon 2e mari est figé... :)
D'après les infos qui me parvienne de Mtl... ça joue raide dans les rues ces temps-ci! :(
Caroline:
Je te ferai le suivi du cours RCR, assurément ! C'est ce weekend, d'ailleurs ;)
Béo:
J'ai la fâcheuse tendance à figer, moi aussi. Ou à paniquer (ce qui n'est guère mieux). Je dois très certainement travailler là-dessus ;)
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