Des livres à la musique, en passant par l'environnement, l'urbanisme et le quotidien: laissez-moi tout vous raconter.

Petits faits culturels atypiques

  • 30 juin 2007 @ 10:59
  • Pendant mon récent voyage, j'avais pris en note quelques faits culturels qui m'ont toujours semblé bien atypiques pour nous, Québécois (nord-américains), voyageant en Angleterre (Europe):

    - Les sièges réservés dans les salles de cinéma:
    En Angleterre, quand on achète un billet pour un film dans la plupart des grands cinémas, on nous demande si l'on préfère s'asseoir en avant, au milieu ou à l'arrière de la salle et l'on nous remet un billet avec un numéro de siège attitré. Bien que légitime (et démontrant, une fois de plus, la structure et le savoir-vivre Anglais), cette façon de faire provoque des situations assez ridicules. Pour ma part, il y a eu ce film auquel j'ai assisté et où nous étions 15 dans la salle, ayant tous choisis, sans le savoir, l'option «milieu de salle» et où le gentil (mais pas brillant) commis à l'accueil nous a tous placés côte à côte dans la même rangée de sièges. Nul besoin de préciser qu'on se sentait tous ridicules, en rang d'onion, dans cette salle qui débordait de sièges vides. En tant qu'étrangère à cette pratique, je n'ai jamais vraiment osé déroger à mon assignation de siège mais je me suis souvent demandée s'il était commun de faire fi de la numérotation. Bref, pour nous, Québécois habitués à la manière «premier arrivé, premier servi» au cinéma, ça semble bien étrange.

    2) Les supermarchés qui ferment à 18h le dimanche
    Parce qu'au Québec, si on pouvait, on demanderait à tous les commerces de ce monde de demeurer ouvert 7 jours sur 7, 24h sur 24, la loi permettant aux supermarchés britanniques de fermer à partir de 18h tous les dimanche nous paraît bien archaïque. Bon, une fois qu'on le sait, on ne se cogne plus le nez à la porte, le dimanche soir venu. Soit qu'on prévoit le menu du souper dominical à l'avance, ou soit qu'on se rabat sur les dépanneurs qui eux, se frottent les mains de voir les géants de l'alimentation fermer leurs portes si tôt ces soirs là. Remarquez que ce n'est pas bête comme principe: pourquoi les employés d'épicerie n'auraient pas droit à un souper en famille, eux aussi le weekend. Mais à nos oreilles de nord-américains baignant dans l'univers commercial du «client, ce roi», ça sonne faux.

    3) Les wagons de trains zonés «silencieux»
    Vraiment, la culture du cellulaire n'est pas aussi forte au Québec qu'en Angleterre (j'ose même: en Europe). Alors qu'ici, il est tout à fait normal de posséder un cellulaire pour des questions de sécurité ou de dépannage sporadique, là-bas, tout le monde semble né avec un cellulaire dans une main, le cordon ombilical dans l'autre. Étant donné que c'était mon premier voyage outre-mer en solo, c'était aussi la première fois que, n'ayant la plupart du temps personne avec qui discuter en train, j'ai porté attention à toutes les conversations cellulaire dans le wagon autour de moi. Hor-reur ! Ça jacasse de partout, ça sonne de toutes les sonneries inimaginables, ça envoie des messages-textes entre deux coups de téléphone ... bref, la cacophonie totale. Et c'est là que j'ai découvert les wagons de train réservés aux adeptes du silence comme moi. La sainte paix, vraiment. De petites affiches avertissent, partout dans le wagon, que les conversations déchaînées entre amis de longue date, les cellulaires tonitruants et le cliquetis d'ordinateurs portables y sont interdits. Mais on s'entend: pour en être rendus au point de réserver des wagons de cette façon, c'est qu'il y a un vrai beau gros problème en arrière de tout ça, non? ...

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    Ma bibliothèque et moi, en toute intimité

  • 21 juin 2007 @ 11:06
  • Parce qu'il faut bien en revenir de ce voyage en Angleterre (bien qu'il me reste 1 ou 2 billets en tête), et surtout parce que ce cher Onassis m'a gentiment «taguée», j'ai maintenant l'obligation de vous entretenir sur mes goûts littéraires. Voici donc LE questionnaire ultime qui décortique, en primeur, toute la relation entre ma bibliothèque et moi.

    4 livres qui ont marqué mon enfance
    Je ne me souviens pas très bien de tous les livres que j'ai lus dans mon enfance. Mais parmi les livres qui m'ont marqué, il y a assurément:
    - les BD de Garfield
    - les BD de Léonard
    - les livres de la collection Courte Échelle, avec celui dont je me souviens le plus: Le journal intime d'Ani Croche
    - Paroles, de Jacques Prévert (bon je triche, je ne l'ai pas lu quand j'étais enfant mais plutôt au CÉGEP ... mais 1) j'étais plus jeune, et 2) ça m'a marqué ... c'est bon, ça compte?)

    4 écrivains que je relirais, encore et encore
    - Guillaume Vigneault: j'attends désespérément son 3e livre depuis si longtemps ...
    - Tony Parsons: mon écrivain Anglais préféré. Le mélange parfait d'humour british et de mélo.
    - Gil Courtemanche: un background journalistique bien senti, marié avec un sens
    hors pair du récit
    -
    Anna Gavalda: ai-je vraiment besoin d'en rajouter ?

    4 écrivains que je ne relirai plus
    - Marc Lévy: J'ai lu 4 de ses romans. Le gars a du talent, c'est certain mais après 4, on finit par comprendre la game ...
    - Stephen King: bof. Rien à dire pour me justifier.
    - Virginia Woolf: Bien que j'admire toujours cette grande Dame de la littérature anglaise, je dois avouer que le livre Mrs Dalloway m'a essouflée, épuisée. Trop de mots. Pas assez de ponctuation.
    - Émile Zola: Lapidez-moi de signets si vous le voulez mais je m'assume: je n'aime pas la littérature «d'époque» et je n'aime donc pas Zola et sa gang. Et ne me dites pas qu'«on finit par s'y faire», ça ne fonctionne pas avec moi. La lecture se doit avant tout d'être un plaisir ...

    4 livres à lire, en attente dans ma bibliothèque
    - Replay, de Ken Grimwood
    - Le jardin des pendus, de Ian Rankin
    - A Little Stranger, de Kate Pullinger
    - Les yeux jaunes des crocodiles, de Katherine Pancol
    ... et dire que je me retiens d'aller dévaliser la librairie à côté de chez-moi.

    4 livres que je suis en train de lire
    Euh ... c'est que je lis toujours 1 livre à la fois. Je la femme d'un seul livre. Je suis monolivre. Je préfère de loin savourer le plaisir (et me dépêcher de le finir pour en entamer un autre) ...
    Psst ... le livre en question est toujours listé dans la section «lectures» du présent blogue, à droite

    4 livres que je n'ai pas terminé (le ferai-je un jour?)
    - Les piliers de la Terre, Ken Follett: Je crois que c'est précisément ce livre qui m'a fait réaliser que les récits d'époque, de chevaliers et de châteaux n'étaient pas pour moi. Je sais: c'est un classique. Je suis probablement la seule personne sur Terre à avoir abandonné la lecture de ce livre. Mais bon, puisqu'il faut une exception à la règle, je me porte volontaire ....
    - Fountainhead, de Ayn Rand: J'ai de bonnes intentions de le terminer un jour mais l'épaisseur de la brique, la petitesse des caractères et la complexité de l'histoire ne me motivent en rien. Il n'y a pas quelqu'un qui voudrait en faire un film, plutôt ?
    - Winston & Clementine, de Mary Soames: Un de ces livres qui sont victimes, malgré eux, d'un simple mauvais mood et qu'on finit par laisser de côté. Mais je compte m'y remettre cet été, surtout après avoir visité récemment le fabuleux Cabinet War Room & Churchill Museum, à Londres.
    - le dictionnaire Petit Robert: l'ouvrage le plus ardu à terminer, sans aucun doute.

    4 livres que j'apporterais sur une île déserte
    -
    le dictionnaire Petit Robert: ce serait l'occasion ou jamais
    - Les 1000 lieux qu'il faut avoir vus dans sa vie: au cas où je sortirais de l'île (et pour vérifier si l'île en question y figure).
    - L'astronomie pour les nuls: parce que vient toujours un moment, le soir, où on se demande quoi faire pour tuer le temps
    - et une pile de feuilles, pour écrire (et éventuellement lire) ce roman dont je rêve depuis longtemps .

    Voilà, vous savez tout. Et si vous en voulez encore, y a chacun de mes palmarès littéraires listés ici, et .

    Maintenant, l'heure de vérité ... je passe la tag à Mélodie, Mia, Épicure, Véronique, Marmel et Daniel. Ou même à tous les autres qui attendent impatiemment une tag et qui n'en ont pas.

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    Cardiff

  • 19 juin 2007 @ 10:06
  • Après Norwich, Liverpool et Bristol, l'ordre logique convient que je vous parle de Cardiff, capitale du Pays de Galles (Wales). Car dans le désordre, ce sont les 4 villes que j'ai visitées au cours de mon récent périple Anglais. Sans compter Londres, dont je pourrais vous entretenir pendant des jours et des jours, sans même avoir le temps de manger ni boire.

    Mais sur Londres, je vous en écrirai peu.
    Bon, j'ai bien quelques petites histoires londoniennes en tête mais pour ceux qui me connaissent, j'aurais l'impression de me répéter (c'est que ça fait 5 ans qu'ils endurent mon «radotage» sur le cas de Londres avec des «Ah! Londres me manque!» ou des «Ah! Londres c'est si beau!»). Et pour ceux qui me connaissent peu et qui insisteraient pour en savoir plus sur Londres, je préfère vous laisser entre les mains de Caroline qui, de feu son blogue m'a permis de revivre toutes mes visites londoniennes et de revivre ma vie anglaise d'il y a quelques années, comme si j'y étais encore (Caroline, ton blogue me manque affreusement).

    Revenons donc sur le cas de Cardiff. À vrai dire, je tenais absolument à mettre les pieds dans cette ville car le Pays de Galles était la seule partie du Royaume-Uni que je n'avais pas encore visitée. Du Pays de Galles, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. J'anticipais un mélange d'Écosse et d'Irlande avec, en bonus, le gallois, la langue celtique encore parlée là-bas. Du pays de Galles, je n'aurai finalement vu que Cardiff, l'expédition campagnarde et dépaysante que je planifiais ayant fait patate.

    Et Cardiff, ce n'est pas le Pays de Galles. C'est une grande ville. Une capitale (qui,
    de surcroît, est la plus jeune capitale européenne ). En toute honnêteté, Cardiff m'a quelque peu déçue. Je m'attendais aux mêmes frissons que j'eus à Edimburgh ou à Dublin, deux villes où la culture locale est palpable. Pas à Cardiff. Certes, les panneaux d'affichage et les annonces au micro dans la gare sont bilingues (anglais/gallois) et il y a quelques produits touristiques locaux. Mais jamais, pendant mes deux journées là-bas (note à moi-même: 2 jours à Cardiff=trop), je ne me suis sentie baignée par la légendaire joie de vivre galloise.

    La ville n'est pas moins belle pour autant, avec son front de mer - Cardiff Bay - dont l'architecture contemporaine est franchement remarquable (sans pour autant confirmer que c'est le Europe's most exciting waterfront, dixit le site web officiel). Il y a aussi le Cardiff Castle, arrêt incontournable et, je dois l'admettre, somme toute intéressant d'un point de vue historique. Et j'aurais bien aimé visiter le National Museum Cardiff, question d'en apprendre davantage sur le pays de Galles et sa capitale mais, chanceuse comme je suis, sa majesté La Reine était en balade à Cardiff en même temps que moi, exigeant la fermeture du dit musée aux fins de sa visite personnelle. Pfff ...

    Sans aucun doute, je retournerai au Pays de Galles, pour goûter à cette culture unique et inusitée ... mais je ne retournerai pas à Cardiff. Même si la Reine m'y invitait, le temps d'une balade au musée.

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    Bristol

  • 17 juin 2007 @ 19:25
  • Laissez-moi vous rassurer: à moins d'être - comme moi - amateur de musique de genre trip-hop, il est tout à fait normal que l'évocation du nom Bristol (à prononcer: Bristle) ne vous dise pas grand chose. J'ai moi-même beaucoup hésité avant d'ajouter cette destination à ma liste car j'avais en tête une ville industrielle et peu attirante. Mais mais les faits étaient là: Bristol s'imposait sur mon chemin et .... et puis pourquoi pas.

    À ma grande surprise, je me dois d'avouer avoir passé une agréable et divertissante journée dans cette grande ville (400 000 habitants) du sud-ouest de l'Angleterre. De l'image industrielle et glauque que je m'en étais fait, je n'en vis rien du tout. Certes, Bristol ne figure probablement pas dans le top 10 des guides de voyage mais croyez-moi, elle est loin d'être inintéressante. Or, n'y ayant séjourné que quelques heures - en transit que j'étais entre Portsmouth et Cardiff (qui sera d'ailleurs le sujet du prochain billet) - je ne vous entretiendrez pas très longtemps sur Bristol et ses attraits. Il y en a en fait 2 qui m'ont réellement impressionnés: le Clifton Suspension Bridge et le Bristol City Museum.

    À propos du premier, je vous dirai qu'il mérite le petit détour un peu à l'écart du centre-ville. Il est beau, il est vieux (sa construction débuta en 1831) et il surplombe les gorges de la rivière Avon de façon périlleuse. Quant au Bristol City Museum, il m'a laissée bouche bée. Derrière les portes de ce musée d'apparence, disons euh, municipale, se cache une joyeuse collection d'objets hétéroclitement dispersés à l'intérieur des salles. Une collection de pianos anciens (!), des métaux et des pierres précieuses, des dizaines d'animaux empaillés (je précise ici: pas que des renards, des souris ou des belettes ... ne-non, mais bien un rhinocéros, un gorille, un tigre et j'en passe !), des fossiles et une collection égyptienne. Bref, de tout, pour tous ... et gratuit en plus ! By the way, le Bristol City Museum est un des peu nombreux musées britanniques à porter le «designated museum status» décerné par le gouvernement, signifiant ainsi sa qualité muséologique.

    Mais Bristol, c'est aussi un centre-ville animé - le Bristol Harbour - traversé par la rivière Avon et bordé de bars, cafés et restaurant ayant pignon sur l'eau. En plein coeur de la ville, de nombreux bateaux de plaisance sont amarrés aux quais, ce qui donne un petit air maritime à cette ville agréable et sans prétention.

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    Liverpool

  • 15 juin 2007 @ 10:40
  • Ça faisait longtemps que je voulais mettre les pieds dans cette ville symbolisant à jamais le règne des Beatles sur la planète. Mais, en débarquant du train, j'ai vite réalisé que Liverpool n'a pas été mise sur la map que par le Fab Four: elle fut aussi, au XIXe siècle, une plaque tournante du commerce, où non moins de 40% des échanges commerciaux mondiaux transitaient par bateaux. C'est qu'elle est avant tout maritime, cette ville. Tout semble graviter autour du fleuve Mersey et de ses quais nouvellement réaménagés avec goût (voir photos).

    De Liverpool, je n'ai à peu près vu que des musées. N'en soyez pas trop surpris, Liverpool sera, en 2008, la capitale culturelle européenne, rien de moins. Il faut vraiment détester les musées pour ne pas être tenté d'en visiter quelques-uns, d'autant plus que la grande majorité de ceux-ci se situent tous dans le secteur portuaire, qu'on visite, d'une manière ou d'une autre. Pour ma part, mon choix s'arrêta sur 3 musées: la Tate Liverpool, le Merseyside Maritime Museum et le musée The Beatles Story.

    The Beatles Story

    Comment aller à Liverpool sans s'arrêter dans ce temple entièrement dédié à Paul, John, Ringo et Georges ? J'ai donc pénétré dans le musée The Beatles Story sans trop savoir ce qui m'attendait - néophyte mais non moins admiratrice des Beatles que je suis - et je fut vite envahie par la Beatlemania. C'est qu'on y a recréé de façon minutieuse quelques-uns de ces lieux qui sont à jamais identifiés aux Beatles dont The Cavern (la première taverne où ils sont devenus célèbres), l'intérieur d'Abbey Road Studios (les fameux studios d'enregistrement non loin du fameux passage piétonnier, à Londres) ou la «White Room» que l'on peut voir dans le clip Imagine de Lennon. Le parcours très, très documenté du musée nous raconte l'histoire du Fab Four, de leur naissance à leur mort (ou à leur carrière solo, pour les survivants).

    Dans la dernière salle, tout juste avant la sortie, le clou de l'exposition, sous haute surveillance et avec entrée contrôlée: un petit présentoir, où sont déposées rien de moins que les lunettes de John Lennon. Semblerait qu'elles valent aujourd'hui près de 2,5 millions $. Jamais de simples lunettes ne m'ont paru aussi fascinantes, vraiment.

    Merseyside Maritime Museum

    Deuxième visite officielle en sol liverpoolois (en anglais, on dit Liverpudlian, je trouve ça charmant comme tout): le Merseyside Maritime Museum. Évidemment, Liverpool ne serait pas ce qu'elle est sans musée maritime ! Personnellement, et même si j'ai probablement un peu d'eau salée dans mes veines de Gaspésienne, l'histoire maritime et les artéfacts de bateaux ne comptent pas parmi mes passions. Mais ce musée valait le détour pour une des expositions spécialement dédiée aux 3 plus grandes tragédies maritimes de l'humanité: celles du Titanic, du Lusitania et de l'Empress of Ireland. Même s'ils n'ont pas nécessairement tous baignés dans les eaux de Liverpool, ces trois grands paquebots avaient inévitablement une relation très forte avec la ville. L'exposition concernant ces trois tragédies est brève mais oh combien fascinante avec tout ces objets ayant été retrouvés dans les épaves ou sur les plages à proximité des incidents. Ironiquement, une exposition similaire existe au Québec, au Musée de la mer de Pointe-au-Père, petit village au large duquel l'Empress of Ireland a sombré. Je peux maintenant dire avec fierté que j'ai vu Liverpool ... et Pointe-au-Père.

    Bref, ne serait-ce que pour ces deux musées et pour l'agréable balade sur les quais qui s'ensuit, Liverpool est une ville qui mérite qu'on s'y attarde au minimum une journée. Si j'avais à y retourner, je succomberais d'ailleurs probablement à d'autres musées mais aussi au tour guidé Magical Mystery Tour qui visite les lieux «sacrés» des Beatles, tels que Strawberry Fields, Penny Lane ou les lieux de naissance de John et Paul. Hehe on est touriste, ou on l'est pas ...

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    Norwich

  • 14 juin 2007 @ 10:22
  • Mon 4e (!) séjour en Grande-Bretagne avait pour seul et unique but de renouer avec la culture anglaise qui m'est si chère tout en souhaitant voir ou revoir ces lieux, ces villes qui me fascinent là-bas. Londres a bien entendu pris la plus grande partie de mon temps - j'y suis restée 10 jours - car je souhaitais me replonger dans l'ambiance de cette ville qui m'a envoûtée dès mon premier séjour là-bas, pour y travailler le temps d'un été, en 2001. Mais Londres, ce n'est pas tout et il y a tout un monde quand on sort de cette grande capitale. Une fois rassasiée (est-ce possible de s'en rassasier ?) j'avais tout autant envie de voir «l'autre» Grande-Bretagne et ainsi garnir mon palmarès des villes anglaises.

    C'est ainsi que je me suis baladée, de gare en gare, pendant 1 semaine pour découvrir tantôt de petits bijoux de villes, tantôt des villes qui méritent le détour mais pas le séjour.

    Ici commence donc, avec la ville de Norwich, une série de ces quelques billets à travers lesquels je vous présenterai bien simplement mes petites balades anglaises.

    ____________________


    Située au nord-est de Londres, Norwich est une petite ville paisible au coeur de la région East Anglia. La ville est petite mais reconnue comme étant la ville médiévale la mieux préservée et la plus complète de la Grande-Bretagne. À seulement 2 heures de train à partir de Londres, pourquoi pas, me suis-je dite.

    Même si on en fait vite le tour (un après-midi, et hop, been there, done that), la ville cache bien ses charmes. En effet, le coeur de la ville a des allures de rues commerciales p
    iétonnières comme on en trouve dans bien d'autres villes. Agréable, certes, mais on ne va pas à Norwich que pour ça. Ni pour son château médiéval - le Norwich Castle - à qui je n'ai même pas donné la chance de me séduire: trop cher et peu invitant par l'impression austère de cette forteresse qui surplombe la ville.

    En fait, on va à Norwich pour le quartier historique, situé en dehors de l'action, un peu à l'écart du centre-ville. Mon coup de coeur: Elm Hill. En fait, une chance que la dame du bureau d'info touristique me l'avait encerclé sur la carte parce que mon guide de voyage n'en parlait même pas. Et même après une brève recherche internet, la plupart des sites touristiques ne parlent de Elm Hill que par quelques mots échappés au bas des paragraphes. Dommage pour tous les touristes qui sont passés à côté !

    Car Elm Hill est LA raison qui justifie le déplacement (et qui nous fait rappeler que, ah oui, c'est vrai, le guide de voyage disait que Norwich est bel et bien une ville médiévale). De petites rues étroites, pavées en pierre des champs, avec des maisons qui, même si elles ont été pour la plupart reconstruites après le Grand Feu de 1507, demeurent d'authentiques bâtiments de style Tudor, un style typiquement Anglais qu'on reconnait avec ses poutres apparentes en bois foncé (voir photos). Anecdote: semblerait même qu'il y a plus de maisons Tudor dans Elm Hill que dans tout Londres au complet !

    Après avoir vu Elm Hill et les environs, il y a aussi les abords de la rivière - avec la jolie Riverside Walk qui nous fait longer la bucolique rivière Wensum (voir photo). Sans oublier la Norwich Cathedral, avec son architecture Romanesque et son jardin grandiose, qui vaut, elle aussi, le détour.

    Bref, Norwich n'est certes pas la destination #1 à visiter en Angleterre mais elle demeure un choix intéressant pour un day trip efficace et rentable. Et même si je n'en ai visité aucun, la ville compte quelques musées d'intérêt pour ceux que le shopping ou l'architecture Tudor laissent indifférents.

    Avionneries

  • 12 juin 2007 @ 12:43
  • Les voyages en avion et moi, ça fait deux. Pourtant, j'adore voyager. Mais si je pouvais me téléporter plutôt que de m'envoler sur un Boeing, le choix ne serait pas difficile. En toute honnêteté, le fait de prendre l'avion me rend nerveuse, anxieuse. Les épisodes de turbulence m'angoissent, faisant défiler à coup sûr le fil de ma vie, au cas où cette-fois ci serait la «bonne» ... Je n'irais pas jusqu'à dire que j'ai peur de l'avion mais je ne fait pas partie de ceux et celles pour qui un décollage d'avion est excitant.

    Falling in love again with Air Transat ...

    Pour mon récent voyage, j'ai voyagé avec cette chère compagnie québécoise qu'est Air Transat. Commandant Piché ou pas, cette compagnie-là m'avait souvent déçue par le passé mais cette fois-ci, je dois m'avouer agréablement surprise. Sièges en cuirette, service courtois, arrivée à destination avec 45 minutes (!) d'avance. Il n'y manquait qu'une programmation de films d'intérêt (mon conseil: évitez de louer La nuit au musée et Astronaut Farmer) et des repas un peu plus goûteux et l'affaire aurait été ketchup. C'est donc officiel: pour ses prix (600$ tx incluses pour un vol Montréal-Londres, difficile à battre, avouez) et pour son efficacité, je récidiverai avec Air Transat ...

    Des jambes heureuses avec Mr Cook ...

    Ça, c'était pour le vol de retour. Pour le vol Montréal-Londres, j'appris - en achetant mes billets en ligne avec Air Transat - que ma destinée par delà l'Atlantique reposerait entre les mains de Thomas Cook Airlines. Air Transat faisant affaire, la plupart du temps avec du vol de type «charter», c'est donc avec cette compagnie européenne encore méconnue au Canada que je me suis envolée. Et quelle envolée ! Jamais, de toute ma vie de voyageuse, je n'ai eu autant d'espace entre le bout de mes genoux et le siège d'en avant même si j'étais en simple classe économie. Au bas mot, je devais avoir au moins 1 pied d'espace. Jamais auparavant je n'avais pu croiser mes jambes et les décroiser à ma guise pendant un vol. Ça semble banal, soit, mais après 6 heures de vol, c'est le genre de détail qui peut faire la différence. Comme Thomas Cook le dit: «With the average seat pitch for many medium/long haul flights being between 30" and 32", our 35" seat pitch is a truly remarkable feature!»

    Bon
    , étant donné qu'il ne suffit pas de croiser ses jambes pour faire passer le temps à bord d'un avion, il faut bien aussi jeter son dévolu sur autre chose: la bouffe. Et c'est là que le bat blesse avec Thomas Cook: ils ont vraisemblablement investi plus d'argent sur la qualité des sièges que sur les repas servis à bord. Un panini au bacon (panini étant ici définit par 2 tranches de pain aplaties + 3 tranches de bacon. Pas de beurre. Pas de petit condiment surprise. Rien. Sec. Insipide.) pour déjeuner (à 01h30 du matin, heure de Montréal!), trop peu pour moi. Je décerne donc la cote «Confort» à Thomas Cook airlines mais de grâce, apportez votre boîte à lunch.

    De gentils agents et des petites bouteilles

    Par ailleurs, avec les voyages en avion, viennent les consignes de sécurité et le check-up des bagages à mains à l'aéroport. Avec les nouveaux règlements concernant les petits contenants de liquide à bord des avions, j'y ai vite perdu mon latin. Tout ce que j'ai retenu, c'est en fait: 1) pas de contenant de plus de 100ml, et 2) tout ça déposé dans un sac de plastique transparent. Chouette, me dis-je. J'ai déjà - en fe-fille que je suis - une petite trousse coquette dans laquelle je transporte quotidiennement mes p'tites bouteilles dans mon sac à main, et qui s'avère être en plastique transparent.

    À la gate de sécurité à Montréal, les agents n'y ont vu que du feu. Allez-y ma p'tite madame, y en a pas de problème et vous ne semblez pas être la terroriste aux petites bouteilles de liquide que l'on recherche. Mais à l'aéroport de Gatwick (Londres), pour revenir à Montréal, ce fut une toute autre histoire.

    Mon sac à main a été repéré sur le tapis roulant comme étant un suspect potentiel. Je l'ai vu, le doigt menaçant de l'Agent pointé à l'écran du tapis roulant. Et voilà: on me tasse, mon sac et moi, sur un des nombreux comptoirs pour y déverser - avec précaution et délicatesse, dois-je toutefois préciser - le contenu de mon sac à main. Ah-ha! La coupable fut vite repérée en ma super petite trousse transparente qui n'avait pourtant ameuté personne jusqu'à ce moment. Une par une, les petites bouteilles qui dormaient paisiblement dans leur trousse se sont fait écartées du lot. Rien de bien grave, me direz-vous. En effet, je n'ai pas l'habitude de pleurer la perte d'un tube à dentifrice. Mais c'est plutôt le fait que la même trousse, au même contenu n'a pas été détectée pour le vol inverse qui me laissait perplexe.

    Le Gentil (car il l'était, malgré tout) Agent de sécurité repart donc avec les petites bouteilles suspectes et me laisse pantoise avec l'autre agente de sécurité, visiblement en training à ce moment. Mais ... quelle ne fut pas ma surprise de revoir mes petites bouteilles revenir, 5 minutes plus tard, toutes bien rangées dans un sac de plastique «réglementaire» (type Ziploc, aux dimensions maximales de 20cmX20cm), dans les mains du Gentil Agent. C'est alors qu'il explique à l'agente novice que:

    - Gentil Agent: «Cette young ladie (c'est moi, ça) a mal fermé son sac ziploc réglementaire» ...
    - Moi (dans ma tête): *mais de quoi il parle, je n'avais même pas de sac ziploc?!*
    - Gentil Agent: «... et c'est pour ça que les bouteilles sont tombées du sac et, étant hors de leur sac, sont donc devenues "objets à confisquer" .... »
    - Moi (dans ma tête toujours): * ok, got the cue here, je pense que le Gentil Agent est de mon bord et veut bien me redonner les bouteilles si je joue son jeu*
    - Gentil Agent (s'adressant à moi d'un air autoritaire mais complice): «N'est-ce pas, Young Ladie, que vous aviez bel et bien placé les bouteilles dans un sac réglementaire mais que les bouteilles sont malencontreusement tombées du sac ? »
    - Moi (satisfaite et consciente de la game à jouer): «Oui, oui, exactement, je les avais mises dans un sac mais elles sont tombées » *fausse mine abattue, ici*

    Sous le regard perplexe de l'apprentie Agente, le Gentil Agent me redonne donc mon sac Ziploc et mes bouteilles en me disant que «la prochaine fois, faudra être vigilante et obéir aux règles». Et moi de le remercier du plus grand de mes sourires disponibles en stock, consciente de la joyeuse passe-passe dont je viens d'être témoin.

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    Back from UK

  • 11 juin 2007 @ 11:29
  • Après 11 jours à Londres
    1 journée à Hampton Court
    1 journée à Norwich
    1 journée à Portsmouth
    1 journée à Bristol
    2 jours à Cardiff
    1 journée à Liverpool

    Après une vingtaine d'heures de train
    Une quinzaine d'heures d'avion
    Une centaine de transferts en métro
    75 heures de marche

    Après 15 sandwichs
    18 scones avec confiture et clotted cream
    45 cafés
    26 thés

    Après 9 musées
    3 châteaux
    11 parcs
    6 cathédrales

    Me voici de retour ...
    Photos et récit de mon best of UK dans les prochains jours ...

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