Des livres à la musique, en passant par l'environnement, l'urbanisme et le quotidien: laissez-moi tout vous raconter.

Terminus

  • 05 janvier 2009 @ 20:03
  • Je la voyais venir depuis longtemps. Jour après jour, elle me semblait de plus en plus inévitable. L'inspiration n'y était plus. Le temps pour la raconter non plus. La fin. Me voici donc, aujourd'hui, vous disant aurevoir. Le Blogeneviève s'éteint donc avec ce dernier message.

    Comment vous dire à quel point toute cette aventure virtuelle, qui a débuté il y a déjà 3 ans, fut exaltante. À l'époque - celle où je rédigeais mon mémoire de maîtrise - ce petit site web bien à moi m'a permis de renouer avec le plaisir d'écrire. Il m'a aussi donné confiance en ma plume. Et en mes opinions aussi, d'ailleurs.

    Pas toujours facile de livrer ses états d'âme à tout vent, au hasard du web. Difficile aussi de plaire à tout le monde dans les mots et les sujets choisis. Mais je dois m'avouer chanceuse d'avoir eu un lectorat respectueux et loyal.

    Vous, chers lecteurs et lectrices, fidèles au poste. Vous, qui êtes devenus, en quelque sorte, cette contradiction qu'est un ami-inconnu. Vous, qui preniez la peine de m'écrire, de me répondre, de me contredire ou de me dire un petit bonjour au passage. Vous, qui étiez aussi parfois des témoins silencieux, choisissant de lire mon blogue sans laisser de trace (ou si peu). Vous, qui avez su me motiver à poursuivre l'écriture pendant 3 ans, et ce, même les jours où je craignais un peu de me parler toute seule.

    C'est à vous tous que je dédie ce dernier message. Pour vous dire à quel point vous avez su enrichir cette aventure. Sans vous, ce blogue n'aurait jamais existé car personne ne tient un blogue pour le plaisir de se raconter des histoires en solitaire.

    J'aurais voulu que ce blogue soit éternel. J'ai d'ailleurs le coeur gros à l'idée de vous écrire ici, pour la dernière fois. Alors si le coeur vous en dit, laissez-moi un petit mot. Sachez que je l'apprécierai, c'est certain.

    Et, en passant, merci à vous d'avoir été là, avec moi. Je me souviendrai de vous, soyez-en assurés.Comment oublier ...

    Rêver la ville (et la réaliser. Peut-être. Un jour)

  • 17 novembre 2008 @ 19:26
  • Dix minutes. C'est le temps qu'il me faut, la plupart du temps, pour pouvoir expliquer à mes interlocuteurs ce que je fais dans la vie.

    - Urbaniste ? Ok, tu veux dire le monsieur ou la madame qui donne les permis à la ville ?
    - Oui, on peut dire ça. Mais y a d'autres urbanistes qui font autre chose que de donner des permis ...

    Comme moi
    . Et comme si ce n'était pas déjà déstabilisant d'exercer un métier pas si connu que ça en-dehors des hôtels de ville, je suis à la fois urbaniste-en-devenir* et designer urbain. Décortiquez les deux mots, pensez-y un moment et vous serez en mesure de décrypter ce que mange en hiver une designer urbain. Ça dézzzzaïgne des villes. Car oui, l'urbanisme est aussi une affaire de création. Et je ne parle pas de viaducs, ici.

    L'urbanisme ne se limite pas aux seuls inspecteurs en bâtiment ou règlement de zonage qui vous guettent si vous empoignez votre marteau de bricoleur du dimanche. L'urbanisme - du moins, celui qui me touche quotidiennement - c'est aussi la planification de nouveaux quartiers, la revitalisation de centre-villes, la création de nouvelles places publiques, la proposition de nouveaux aménagements destinés aux piétons ou cyclistes, le développement du transport collectif, bref, regardez autour de vous et vous verrez assurément le résultat d'une démarche urbanistique créatrice.

    Ouais, ouais ... je vous entend rigoler, en pensant aux créations urbaines qui s'apparentent à des films d'horreur autour de vous et vous avez bien raison. Mais, des erreurs, il y en a eu, dans les villes et il y en aura encore. Triste mais aussi vrai que votre compte de taxes municipales dans votre boîte aux lettres chaque année. Mais ces erreurs, je peux vous assurer qu'il y a des braves, dans les municipalités et les firmes d'urbanisme du Québec, qui essaient comme ils peuvent de les améliorer / démolir / transformer. Autrement dit, changer le monde, un trottoir à la fois.

    Car l'urbanisme et son urbaniste font leur petit bonhomme de chemin en proposant de nouvelles idées (vertes, si possible) pour améliorer la qualité de vie de ceux qui habitent les villes. Je travaille avec de nombreux urbanistes, jeunes et moins jeunes, et j'ai eu l'occasion d'en rencontrer bien d'autres lors de passages dans les municipalités québécoises et l'ambition de changer la Ville, de la rendre viable et agréable pour les citoyens est cette vertu qu'ils ont tous en commun. Mais entre la vertu et les campagnes électorales municipales, les beaux projets urbanistiques qui nous animent cartonnent parfois sur les tablettes. Parfois ils ressuscitent, parfois ils s'évaporent mais, heureusement, parfois ils se réalisent ! Car le joyeux monde de l'urbanisme est ponctué d'échéanciers souvent très longs, de mandats électoraux souvent trop courts et de budgets rarement garnis.

    Mais il ne faut pas désespérer. Il y a de l'espoir. Avec de superbes réalisations comme le Quartier International de Montréal, la promenade Samuel de Champlain à Québec, les nombreux centre-villes de régions qui renaissent de leurs cendres (malgré les Wal-Mart de ce monde,) le futur Quartier des spectacles de Montréal, et j'en passe, on a la preuve que les projets d'urbanisme peuvent être à la fois rassembleurs et vivifiants pour les villes. Car, quand la Ville est belle, on a envie de se l'approprier, de la vivre pleinement.

    Moi, rêveuse ? Peut-être. Réaliste ? Pas toujours, en effet. Jeune et naïve, hmm très certainement. Mais, pour paraphraser Jean-Paul L'Allier, il faut des pelleteurs de nuage pour pouvoir voir le ciel bleu derrière ceux-ci.

    * Urbaniste-en-devenir: jeune stagiaire ambitieuse qui aspire à passer son examen d'admission à l'Ordre des urbanistes en 2009.

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    Survivre dans la rue

  • 09 novembre 2008 @ 14:26
  • Cette semaine, en tournant le coin d'une rue, je suis arrivée face à une scène de rue où ambulanciers et policiers procédaient à des manoeuvres de réanimation sur un homme étendu au sol. Un accident, peut-être. Ou même une scène de crime (ce qui expliquerait les 6 policiers et 3 autos-patrouille sur place ?).

    Dans ces moments, on a tous un peu honte de notre curiosité morbide. Honte de vouloir regarder, de rester figer là, parmi les nombreux curieux.

    Et c'est ce que j'ai fait. En me dégoûtant un peu plus moi-même.

    Plutôt que de poursuivre mon chemin, je me suis approchée de la scène. Et je suis restée troublée de voir ces ambulanciers qui réanimaient cet homme inconscient. Troublée, d'abord de voir la «violence» du geste sur ce quasi-cadavre. Car tout ce que j'avais vu jusqu'à maintenant à la télé ou au cinéma - où les ambulanciers miment la manoeuvre en effleurant là peine la poitrine du faux blessé - était bien loin de cette réalité où les secouristes grimaçaient d'un effort physique évident. C'était la première fois que je voyais «ça». Et j'ai vivement souhaité que ce soit, par le fait même, la dernière.

    Et pendant un moment, j'ai réalisé qu'un humain, à quelques mètres de moi, luttait pour survivre au moment même où moi, tenant 2 sacs d'épicerie, tentait d'imaginer le souper du jour. Assurément, le menu du soir a pris un tout autre sens par la suite.

    Ironie du sort, il y a quelques semaines, je me suis inscrite à des cours de RCR qui auront lieu bientôt. Le genre de cours que l'on espère ne jamais avoir à mettre en pratique. Et, pour finir sur une note plus jojo, cet article qui rend la chose (un peu) moins éprouvante.

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    Vent du sud

  • 03 novembre 2008 @ 20:46
  • Ça m'a pris tout d'un coup, entre deux coups de vent automnal et trois tas de feuilles mortes. Moi qui préfère les voyages culturels et urbains, ça y est, je suis tentée, pour la première fois, par l'option tout-inclus, dans l'Sud. Por favor. Gracias.

    Pas tant le concept qui m'attire que l'idée de ne rien faire (du moins, ne rien faire d'utile) pendant une semaine en plein hiver québécois. Je ne suis pourtant pas trop type soleil (je brûle au soleil et préfère le bon vieux parasol), je suis un peu sauvage en vacances et préfère les livres (ou mon lit) que la fiesta sur des rythmes latinos et je ne suis pas du type cocktail-à-volonté. Mais bon, je ne dois pas être la seule «étrange» dans le merveilleux monde des tout-inclus.

    J'ai le goût d'aller me tremper les pieds dans une autre eau que celle de mon bain, d'avoir le temps (et l'énergie) pour lire tous ces romans que je voudrais lire depuis des lunes, d'avoir le luxe de décider de, oui, ne rien faire aujourd'hui. Bref, j'y pense. J'y réfléchis. Je m'informe autour de moi. Où aller ? Combien d'étoiles ? À quel prix ? 7 ou 10 jours ? Mexique,Cuba ou un paradis tropical un peu moins «québécois» ?

    Pas demain la veille avant que je clique sur un bouton «acheter». Mais j'ai pensé vous en parler ... au cas où vous voudriez me convaincre un peu plus :)

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    Cheveux heureux

  • 22 octobre 2008 @ 20:48
  • Je sais, c'est un objet étrange.
    Ça ressemble à un fouet de cuisine que l'on aurait amputé.
    Ou à une araignée nouveau genre.

    Mais c'est en fait un «masseur de tête».
    Autrement dit, un objet inutile à s'acheter pour soi-même mais apprécié et rigolo comme cadeau.
    Justement ...
    On me l'a donné en cadeau et c'est parfait pour des personnes, comme moi, qui adoooorent se faire jouer dans les cheveux.

    Et en plus, semblerait que ça stimule des points d'acupuncture. Allez savoir si c'est vrai ... pendant ce temps, moi je m'en vais me stimuler les racines capillaires ...


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    La peau, les os et quelques chirurgies

    Quand on refuse obstinément de vieillir ...

    X

  • 14 octobre 2008 @ 19:58
  • Un X gros comme ça sur un petit carton.
    Un X convaincu de changer le monde, en commençant par mon quartier.
    Un X qui me rend à la fois fière d'être un grain de sable démocratique et indifférente devant tant de vide politique.
    Un X qui me déçoit parce que j'ai voté avec mon coeur quand ma tête savait très bien que personne ne sera élu grâce à moi, aujourd'hui. Ou peut-être que si. Mais ce ne sera pas le nom à côté du X.
    Un X qui, du bout de sa mine, se demandait bien où on avait placé MES priorités dans la liste des promesses impossibles.
    Un X cynique qui rit jaune en entendant ces beaux débats télévisés bien polis et tellement télégéniques.
    Un X qui croit que la politique ne devrait pas toujours dire ce qui est bon à entendre.
    Un X qui se désole devant la vision à court terme de nos politiciens. On ne change pas le monde à coup de 4 ans.
    Un X qui s'y perd un peu dans le fait d'en être rendu à voter «stratégique» pour «ne pas qu'ILS rentrent au pouvoir» et pour «bloquer un autre vote».
    Un X qui rêve d'une campagne électorale à l'américaine, où un candidat saurait me faire rêver. Un peu.
    Un X qui aura fait ce qu'il pourra, ce soir.
    Un X optimiste, malgré tout. Parce que parfois, il faut «juste» y croire et fermer les yeux jusqu'au lendemain.

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    Robes, chapeaux et scrutin

    Vu ce soir, en poussant les portes de mon bureau de scrutin ...

    De vieilles dames haïtiennes, vêtues pour les grands jours, avec leur plus jolie robe de soirée, de grands chapeaux et des bijoux à profusion.

    Pas de doute. Pour certains, qui ont connu une toute autre réalité, le droit de voter prend une signification bien particulière ...

    Et dire qu'ici, on a le (désolant) privilège de décider si on ira voter ou non, selon notre humeur et nos temps libres ...

    Talent imprévu au programme

  • 05 octobre 2008 @ 12:53
  • Samedi dernier. 19h55. Métropolis, Montréal. La foule jacasse fort. S'agite. Le show commencera sous peu. Nous sommes tous unanime: plus vite passera le groupe inconnu qui chante en première partie, plus vite on arrivera à la performance de ceux pour qui tout ce beau monde s'est déplacé ce soir.

    Je me sens fébrile. C'est la deuxième fois que je vois
    Cake, en spectacle. Cake, c'est «mon» groupe. Fan depuis plus de 10 ans. J'adore leur son inclassifiable et leurs mélodies accrocheuses. Et sur scène, ils sont à la hauteur de leur succès.

    Au premier spectacle, personne ne voulait venir avec moi et j'y étais allée seule, comme une grande. Mon premier spectacle en solo. Et je ne l'ai jamais regretté. J'ai eu un plaisir fou. Solitaire mais en transe à chacune de leurs chansons. Pour ce spectacle-ci, je suis accompagnée d'un tout-aussi-fan que moi. Ça promet en sourires complices et en chansons entonnées en choeur.

    20h05. Étonnament ponctuels, le groupe ouvrant le spectacle en première partie se pointe sur scène. Au premier regard, rien d'extraordinaire. À la première note non plus. Quoique la première chanson décolle avec fougue. Le rythme et la mélodie sont accrocheuses, soit. Tant mieux, me dis-je, pour une rare fois, le 45 minutes d'une première partie de spectacle ne sera pas trop pénible à subir.

    La foule est attentive. Quelques uns tapent du pied. Toujours rien d'extraordinaire en vue. Mais à la fin de la première chanson, coup d'éclat: les musiciens déposent leurs instruments et sortent de scène. Tous, sauf un. Le batteur. Lui, il continue la chanson. Seul. Et il amorce un bon vieux «solo de drum» digne des grands (bon, je ne connais pas grand chose au rudiments de la batterie, mais ça me semble de grand calibre). Les autres musiciens ne reviennent pas. Il reste seul sur scène. À nous «cracher» une de ces performances !

    Le public adore. Il est surpris d'un tel coup de théâtre après seulement une chanson du groupe. Des mains se lèvent, tapent la mesure avec vigueur. Oui, on aime. Après 5 minutes (!) les autres membres du groupe reviennent sur scène. Non pas pour commencer une nouvelle chanson mais bien pour reprendre la même chanson à l'endroit où ils l'avaient laissée. Le solo de batterie n'était qu'un intermède visant à capter l'attention du public. Et quelle attention ils ont eue. Et pour le reste de leur performance d'environ 6 chansons. Du grand performing art. À la fin, la foule applaudissait à tout rompre. En se fermant les yeux, on aurait pu imaginer le groupe principal, non pas le groupe inconnu invité pour ouvrir le spectacle.

    À la fin de leur set, le chanteur annonce la vente de leur CD à l'entrée de la salle. Évidemment. Ils ne font pas ça que pour notre beau sourire de public comblé. Le CD est «exceptionnellement ,pour ce soir», disponible au prix dérisoire de 5$. Qui sait s'ils refont le coup dans toutes les villes visitées mais ça fonctionne. Le public est cheap. Il en veut pour son argent. Ce soir, il est comblé. Et il se rue à l'entrée de la salle à l'entracte.

    20h45. Le meilleur de la soirée est encore à venir. Cake suivra bientôt. Et la foule est bien réchauffée. Encore ébahie devant tant de talent imprévu.

    Le groupe en question se nomme Paper Lions. Quatre gars de l'Île-du-Prince-Édouard (en plus!). Ils ont un sale talent. Ils ont de l'audace comme dix. Et ils ont définitivement pigé comment s'affirmer et se distinguer sur une scène. Pas pour rien qu'ils ont été maintes fois en nomination aux East Coast Music Awards.

    Malheureusement, je suis arrivée trop tard à la fin de la soirée pour profiter de l'offre «exceptionnelle» à 5$ à l'entrée du Métropolis. Aussitôt arrivée à la maison, je me suis rabattue sur les iTunes, Amazon et Archambault de ce monde pour me le procurer. Mais impossible de trouver l'album éponyme dont j'avais entendu quelques extraits ce soir. J'ai donc écrit un courriel au groupe, via leur site web officiel, non sans ménager mes compliments concernant la performance à laquelle je venais d'assister. C'est Rob, le bassiste qui m'a répondu. Et il m'a référée au site web distribuant la musique de groupes émergeants et/ou indépendants.

    Ils iront loin, c'est certain. Et je serai peut-être là, dans une salle de spectacle, dans 10 ans, à me dire que le groupe assurant la première partie de leur spectacle sera mieux d'être à la hauteur ...

    À écouter: les chansons Travelling et One Thousand Voices

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    Dites-moi ...

  • 27 septembre 2008 @ 00:55
  • ... à quel moment réalise-t-on vraiment que l'on aime son emploi ?

    Le dimanche soir, quand on se surprend à avoir quelques pensées furtives - et optimistes - en pensant au boulot à abattre le lendemain matin ?

    Le mardi matin, entre deux téléphones, trois courriels et une rencontre avec un client, quand on se surprend à être étonnamment en contrôle de la situation ?

    Le jeudi après-midi, quand un 5 à 7 avec des collègues se dessine à l'horizon ?

    Ou le vendredi soir, quand, en plein milieu d'un souper bien arrosé, on reçoit un appel d'un coéquipier en détresse qui finalise son projet - "notre projet" - qu'il doit livrer au client samedi matin, sans faute.
    Quand on raccroche avec remords. Et qu'on rappelle 5 minutes plus tard pour le rassurer et lui dire que, tout réfléchi, on s'en va le rejoindre de ce pas au bureau.
    Quand le bureau est à 20 minutes d'auto de la maison, et qu'on ne s'est jamais senti aussi utile que lorsqu'on aperçoit son sourire qui en dit long, en mettant le pied au bureau.
    Et qu'on revient à la maison à minuit et demi, qu'on ne se sent ni épuisée, ni frustrée d'avoir un vendredi soir de moins en banque.
    Mais qu'on se sent étrangement heureux.


    Dites-moi, est-ce que c'est à ce moment que l'on peut affirmer, sans hésitation, que l'on aime son emploi ?

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    La machine

  • 22 septembre 2008 @ 10:27
  • Déjà 1 an que j'ai mon emploi et je dois avouer que je me sens, la plupart du temps, très à l'aise avec la plupart des tâches qui me sont déléguées. Bien entendu, le stress de la débutante est encore bien présent dans mon 9 à 5. Un stress qui est à la fois bénéfique - car il permet de se surpasser - mais parfois épuisant, par souci de performance.

    Stress de montrer ce dont je suis capable. Stress de ne pas décevoir ses supérieurs avec un produit médiocre (même si nous il me paraissait extraordinaire, ce produit). Stress de finir avant cette échéance qui nous semble impossible. Stress de rencontrer des clients et d'avoir l'air d'une professionnelle, et non pas de la stagiaire au sourire figé. Stress de demander une journée de congé. Stress de faire une erreur fatale $$$ que la calculatrice n'aurait pas décelée.

    Or, jusqu'à maintenant, je me surprend à n'être pas si mal, après tout. Débutante oui, mais honnête
    (patron, je suis désolée mais je ne pense pas être en mesure d'effectuer ce que vous me demandez) et ambitieuse (si je n'essaie pas, je ne le saurai jamais). Chaque jour j'affronte avec satisfaction mes peurs professionnelles, si banales soient-elles.

    Toutes mes peurs sauf une. Celle que j'ai dû confronter hier mais que j'appréhendais depuis longtemps. Car depuis plusieurs mois, je l'apercevais, du coin de l'oeil, à chacune de mes visites au photocopieur. Des dents immenses et une expression livide, fermée. Et hier, j'ai dû la confronter, cette bête. Aucune sortie possible: c'est ma supérieure qui avait commandé l'affrontement.

    Ça y est ... Moi, seule avec la machine à relier (boudiner, en bon québécois).

    Cette même machine que j'évitais (en faisant relier mes rapports par quelqu'un d'autre) car j'étais terrorisée à l'idée de rater complètement le perçage de ces 5 rapports à remettre rush au client. Paniquée à l'idée d'avoir à annoncer à ma supérieure que nous devrons ré-imprimer double rush ces rapports parce que j'ai tout fait rater en perçant des trous à la grandeur des feuilles.

    Jusqu'alors, si on m'avait donné le choix, entre la machine à relier, apprendre en 1 journée un nouveau logiciel informatique, faire une nuit blanche pour produire un rapport in extremis ou rencontrer un client important pour le sauvetage d'un projet en péril, le choix aurait été clair. Tout sauf la machine. C'est fou comme cette petite bête qui semble tout droit sortie d'une autre ère technologique peut susciter des angoisses professionnelles démentes.

    Mais j'ai survécu. Plus forte que jamais. Et 5 beaux rapports ont été percés et reliés grâce à mon sang-froid (et à un peu d'aide d'une habituée au terrorisme du perçage). C'est ce qu'on pourrait appeller, aller au bout de ses angoisses professionnelle ... jolie reliure plastique en prime.

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    Actualité en mode instantané

  • 18 septembre 2008 @ 18:51
  • Ce n'est pas un secret pour vous, ni pour moi -- la fréquence des billets de ce blogue en témoigne -- je navigue beaucoup moins sur internet depuis que je travaille (i.e. que je ne suis plus en mode rédaction-de-mémoire-en-pantoufle-chez-moi). Il est donc moins fréquent, pour moi, de faire des découvertes au fil de ma navigation web.

    Or, cet été, une trouvaille a relancé mon exultation d'internaute tout en rejoignant mon admiration sans faille pour cet art qu'est la photographie.


    À mi-chemin entre le blogue, l'éditorial et la galerie d'art, le site The Big Picture est un véritable petit bijou. Rassemblant les meilleures photos de presse du monde entier, ce site web raconte, tout en images, l'actualité d'hier et d'aujourd'hui.

    Il n'y a pas à dire, c'est rafraichissant à souhait et ça change le l'ennui profond des médias de masse ...

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    Rentrée d'automne

  • 08 septembre 2008 @ 23:41
  • Voilà. Je suis de retour.
    Enfin, je ne suis jamais vraiment partie.
    Du moins, pas très loin.


    L'été fut agréable et la poussière commence tout juste à retomber -- dans tous les sens du terme.

    Je reprend donc la plume après un répit bien mérité et surtout, inspirant. D'ailleurs, quelques sujets commencent déjà à
    me chatouiller le clavier.

    Le bilan des rénos. La disparition définitive des oreilles de lapin. Un petit séjour estival aux effluves maritimes. Et, et ...


    Bonne fin-d'été-début-d'automne-hé-oui-fallait-bien-que-ça-arrive-un-jour :)

    Pause estivale

  • 25 juin 2008 @ 19:05
  • 1. Parce que c'est l'été
    2. Parce que le temps pour écrire me manque cruellement
    3. Parce que je veux vous épargner des visites inutiles sur ce blogue afin de voir si il y a un signe de vie
    4. Parce que je n'ai pas envie de vous parler de mes rénos pendant 2 mois de temps
    5. Parce que je ne vous abandonne pas ... je pars quelques mois pour mieux revenir
    6. Parce que même si je n'écris pas, je continue quand même à vous lire chez-vous, chers amis blogueurs
    6. Parce que ... parce que !

    Je vous souhaite un bon été ...
    De retour en septembre, avec un «tan de blogue» en plus
    Allez, à bientôt !

    Métro boulot rénos

  • 09 juin 2008 @ 18:48
  • Après avoir passé près de 2 mois entre deux chez-soi («l'ancien» et le «nouveau»), me voici enfin ... ENFIN ... déménagée dans ma nouvelle maison.

    Déménagée, oui, mais partiellement en «camping». Car emménager dans un bâtiment datant de 1930 assure, certes, d'un certain cachet, de belles boiseries et d'une odeur d'authenticité (et/ou d'humidité) mais un tel investissement nécessite aussi ... des rénovations !

    Et quoi de plus excitant que de rénover ? La réponse: rénover ET déménager simultanément ! Le résultat est tolérable et acceptable du moment qu'on peut bien dormir et faire sa toilette. Ce qui est mon cas. Le hic est plutôt que je n'ai pas de cuisine et que je n'en aurai pas d'ici au moins 2 semaines.

    Vous devinez la suite. Pas de cuisine = pas de cuisine, au sens du verbe cuisiner. Au yable le budget et bonjour le restaurant (ou les bols de céréales / rôties au beurre d'arachide). Ce n'est pas la fin du monde, me direz-vous et je vous donnerai raison. À Montréal, ce ne sont pas les restaurants qui manquent et comme le prouve l'émule gourmande de ce blogue, j'aime bien aller au resto. Mais vient un temps où l'on regarde cette pièce vide où pendouillent des fils électriques (i.e. ma future cuisine) et où l'on se surprend à rêver à la préparation laborieuse d'un souper 5 services digne de ceux que je n'ai jamais (encore) préparé de toute ma vie.

    Mais elle sera belle cette cuisine. Et le salon aussi, par le fait même. Parce que pour le moment, le salon sert d'entrepôt aux électroménagers et caissons d'armoires qui n'attendent que d'être déménagés dans leur pièce d'appartenance. Camping, je vous disais ?

    N'est-ce pas ça, l'aventure de devenir propriétaire ? Pour le moment, la perspective du bonheur qui pendouille au bout des fils électriques suffit à me faire oublier le chantier dans lequel je vis depuis 10 jours. Et oublier aussi notre premier dégât d'eau (oui, déjà). Mais ça, c'est une autre histoire de propriétaire ...

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    Voici vos clés ...

  • 20 mai 2008 @ 19:22
  • Ça y est: je suis maintenant dans «l'autre» camp. Celui des (méchants) propriétaires de logements. L'achat d'un triplex dans le but d'y habiter a ouvert toute grande la porte de ce club controversé. Quoiqu'il en soit, j'ose encore naïvement croire à l'existence de gentils proprios. Du moins, en autant que les locataires le soient tout autant ...

    La première étape de mon initiation au grand monde des propriétaires s'est achevée dimanche avec la signature du premier bail. Après deux semaines affichée sur les petites annonces internet, me voilà «engagée» avec un nouveau locataire. Deux semaines, c'est court, me direz-vous ?

    Oui. Mais c'est tout de même deux semaines d'appels reçus pour savoir «s'il y a deux chambres dans l'appartement» ou si «les minous sont les bienvenus» ... même si l'annonce était on ne peut plus claire à ce sujet. Deux semaines de messages laissés par des visiteurs que les quelques photos de l'annonce ont su titiller. Deux semaines de visites infructueuses («ouan, c'est plus petit que je pensais»), de désistement («bonjour, le message est pour Geneviève, je voulais vous avertir que je n'irai finalement pas visiter le logement»), de découragement («c'est étrange, pourquoi n'y a-t-il personne qui a appelé aujourd'hui»), de faux enthousiasme (ça y est, celui-là, je sens que c'est LE bon).

    Deux semaines plus tard et le candidat idéal -- s'il existe -- s'est pointé le nez, armé de références béton et prêt à signer un bail dans l'instant qui suivait. C'est à la fois si simple et si angoissant. Et pour avoir été dans les deux camps, croyez-moi ce l'est tant pour un locataire qu'un propriétaire.

    Mais l'aventure ne fait que commencer. Car reste maintenant à distribuer les rôles des gentils et des méchants ...

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    Et les nominés sont ...

  • 04 mai 2008 @ 22:33
  • Jamais de ma vie je ne m'étais imaginée sur une liste de «nominé(e)s» et, diantre, je n'ai préparé aucun speech qui vaille ...

    Mais bon, quelqu'un ou quelqu'une de trop aimable a mis mon humble blogue en lice pour Ze Gala de la communauté virtuelle: le Gala Blogu'Or 2008.

    Blogeneviève figure dans les catégories:
    «
    Meilleure Blogueuse Sérieuse, très... sérieuse!», et
    «Meilleure Blogueuse»

    Merci !
    Vraiment, cette petite attention me touche sincèrement.

    Bon, allez ... je dois maintenant choisir mon couturier (virtuel) pour le Gala...


    chfelee

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    Petit détail

  • 29 avril 2008 @ 21:02
  • ... ah et concernant ce fameux déménagement ...
    ... j'oubliais de vous préciser ...
    ... mine de rien ...

    ... que c'est mon premier déménagement en tant qu'heureuse propriétaire.

    Et propriétaire dans les deux sens car je suis désormais une triplexienne (tiens, c'est joli ce nouveau mot!) montréalaise.

    À suivre !

    tut tut tut ... rien ne sert de zoomer sur la photo, non, ce n'est pas ma maison. Pfff, allez, bande de curieux ;)


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    Hockeytown

  • 21 avril 2008 @ 22:52
  • Ce soir, le slogan du Canadien de Montréal porte bien son nom. Définitivement, la ville est hockey. Déjà une heure que le match contre les Bruins est terminé. Et une heure que ça klaxonne sur ma rue. Sans arrêt. Qu'on soit fan des Habs ou pas, c'est beau à voir.

    Et avec le printemps qui fleurit, ça rend le coeur léger. J'adore.

    Statue du square Victoria, Montréal (21 avril 2008)

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    Zen en boîte

  • 20 avril 2008 @ 11:08
  • Une fois passée l'excitation à l'idée de déménager, il faut avouer que les préparatifs qui précèdent le déménagement demandent plus d'énergie qu'il n'en faut pour soulever les dites boîtes le jour J.

    En attendant le jour où seront inventées les boîtes auto-remplissables, il faut les faire. Et amener dans un nouveau chez-soi des boîtes remplies des mêmes vieilleries et guenilles qui nous engorgent le karma depuis longtemps, c'est absurde et inutilement épuisant.

    Alors avec les boîtes, vient le ménage, le tri, les dons à des organismes de charité, les hésitations (en ai-je encore vraiment besoin ?), le soulagement (depuis le temps que je ne suis plus capable de la sentir, cette lampe) et, en dernier recours, la poubelle.

    Dans mon cas, le timing est idéal, du moins pour tout ce qui se trouve dans ma garde-robe: changement de saison oblige.

    Hier, j'ai donc vidé l'équivalent de 4 saisons sur mon lit et j'ai créé les trois «tas» ultimes dans un coin de la chambre: 1) «à donner» (je donne mes vêtements au Coffre aux Trésors du Chaînon, qui vient en aide aux femmes en difficulté), 2) «pas certaine, pas certaine» et 3) «définitivement trop troué pour inciter quiconque à le porter». À mon grand bonheur, après 3 heures d'empilage, la montagne de vêtements #1 déclassait volontiers les deux autres, si bien que j'ai pu remplir deux beaux gros sacs verts (oui, un sac vert peut être beau quand il est pour une bonne cause).

    Aujourd'hui, je regarde ma garde-robe et j'ai presque l'impression d'avoir un walk-in tellement ça respire la zenitude. Finies les séances d'habillage matinales qui ne finissent plus parce que je tiens à agencer cette chemise qui ne me va finalement pas du tout. Finie l'hésitation devant cette jupe qui serait belle si elle était un tantinet plus ample. Finie la culpabilité devant ce chandail qui m'a coûté un bras même s'il était en solde et que je me suis littéralement forcée à porter que 3 fois depuis. C'est fou comme on peut s'attacher à des guenilles (et les oublier si rapidement une fois évacuée de la garde-robe).

    La section «garde-robe» de ma checklist de déménagement est donc rayée. Le salon aussi, d'ailleurs. Me reste le bureau (que j'appelle aussi communément «le débarras», ce qui veut tout dire) et la cuisine. Je devrais y arriver. Me reste plus que 2 semaines. Par contre, après tout cet inventaire, j'aurai la certitude d'être, certes, plus épuisée mais un peu plus zen qu'avant ...

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    Moving on / in / out

  • 15 avril 2008 @ 20:22
  • Ça y est. Je déménage. En mai.

    J'en ai plein les boîtes. Et plein la tête.
    Le catalogue Ikea transpire de projets.

    Fini le voisin ornithophobe.
    Fini l'autre voisin un peu trop passionné à mon goût par la musique et le cinéma.

    Bonjour Nouveau Quartier !

    Bonjour Nouvel Appartement Grand, très Grand !

    De retour en mai ... en même temps que les bourgeons et les terrasses ! mmmm

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    Tarifs aériens

  • 03 avril 2008 @ 20:15
  • 04h00 ce matin. Le réveil fut pénible. Le type de réveil où, au moment où sonne l'alarme, tu te lèves illico car tu sais pertinemment que sinon, tu ne te réveilleras plus jamais. Quoique me lever à cette heure me rappelle toujours les voyages que je faisais avec mes parents, quand j'étais enfant. J'ai encore souvenir de cette fébrilité engourdie et de l'affolement endormi qui accompagnaient un tel départ avant l'aube.

    Mais ce matin, c'était du sérieux. Oubliez Cuba et ses tout-inclus. Ce matin, ma supérieure et moi nous sommes envolées vers l'aéroport non moins exotique de Bagotville, au Saguenay. Du tourisme d'affaires, qu'ils appellent. Et encore si on avait eu le temps de jouer les touristes. Décollage à 06h00 et retour sur le tarmac de Dorval douze heures plus tard. Un projet là-bas. Des clients à rencontrer. Pas de temps à perdre. Et coûte que coûte sur le budget, on est en business.

    C'est ma deuxième visite au Saguenay ... en 1 mois. Moi qui n'avait jamais vu le Royaume auparavant, je me rattrape quand même bien. La première fois que nous y sommes allées, nous avons choisi l'autobus. Le tarif était raisonnable. Le temps «perdu» à voyager nous semblait tolérable. Et nous nous étions dit, «tiens, nous en profiterons pour travailler un peu pendant le trajet». Or, le portable amené exprès pour l'occasion a plutôt servi à écouter le dvd d'un humoriste connu et à lire des magazines à potins. Le voyage a donc pris 14 heures aller-retour et ne fut ni reposant, ni productif.
    Bah, la planète est peuplée de gens bien intentionnés.

    Cette semaine, le choix semblait donc clair: productivité et rush oblige, prenons l'avion cette fois ! On s'est amusées à comparer les coûts associés aux deux types de déplacement et, tout compte fait, c'est presque plus rentable de prendre l'avion. Car entre être payé pour s'asseoir 14 heures dans une auto ou un autobus ou bien 2 heures dans un avion, le calcul devient évident.

    Si nous étions européennes, prendre un avion sur des vols intérieurs de ± 1 heure serait ridiculement peu coûteux. Des compagnies comme EasyJet et Ryanair font une petite fortune en offrant de tels vols à prix dérisoire. Évidemment, la distance entre les pays aidant, il devient facile pour un parisien d'aller en réunion d'affaires à Berlin et de revenir le soir même. Ici, au Canada, on parle de distances avec un grand D. Un vol d'un bout à l'autre du même pays (Montréal-Vancouver) a la même durée qu'un vol transatlantique.

    Mais rien n'empêche que tout, mais vraiment tout est conçu pour ne PAS inciter les canadiens à voyager par avion pour couvrir de courtes distances. Un. Les compagnies aériennes ne se pressent pas aux portes d'embarquement pour offrir des liaisons flexibles et fréquentes. Et deux. les tarifs sont tellement élevés qu'il en coûte moins cher d'aller à Paris ou en Floride que de se déplacer entre deux villes du Québec. Entre ça et prendre son auto pour se taper des 14h de route aller-retour, le choix n'est même pas déchirant.

    On m'a déjà expliqué que ces contraintes tarifaires et horaires sont principalement dues au fait que ces vols intérieurs «locaux» sont majoritairement empruntés par des businessmen, des fonctionnaires gouvernementaux et des employés de grandes multinationales. Bref, tous des clients qui n'en ont rien à cirer des tarifs demandés et qui ne veulent qu'arriver à destination sans trop froisser leur complet. Et tel l'oeuf ou la poule, on peut se demander ici « et s'ils réduisaient leurs tarifs, il y aurait plus de voyageurs monsieur-et-madame-tout-le-monde et donc, plus de profits pour les compagnies aériennes» ?

    Mais peut-être que les compagnies aériennes n'ont pas le temps d'affréter de minuscules avions pour ne transporter que 30 passagers à la fois. C'est probablement plus payant de remplir à ras bord des 737 qui font 3,4 ou 12 heures de vol pour la peine ?

    Ou peut-être que c'est le culte nord-américain de l'automobile qui l'emporte encore ici. Et pourtant, à moins d'être effrayés par une cabine d'avion, qui préfère vraiment rouler pendant des heures s'il a la possibilité d'être à destination, à vol d'oiseau, 1 ou 2 heures plus tard ? Logiquement, la demande serait donc là ... si l'offre y était aussi !

    Mais voilà bien un mystère de la vie (nord-américaine) que je ne piges pas. Faudrait m'expliquer un jour ...

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    J'ai 13 chansons dans la tête

  • 24 mars 2008 @ 20:03
  • Puisqu'une tag n'est pas coutume, j'ai pigé chez Épicure, cet amusant petit palmarès musical «ma vie en 13 chansons».

    Le défi ne fut pas si simple à relever. Trop de choix, trop de possibilités. Et si peu de catégories ! Mais j'y suis arrivée et voici ce que révèle mon humble Moi musical:

    Une chanson que j’écoute depuis des années sans jamais m’en lasser:
    I Will Survive, de Cake

    Une chanson qui évoque mes 18 ans:
    Is Anybody Home ?, de Our Lady Peace

    Une chanson qui me rappelle mon premier amour:
    American Jesus, de Bad Religion

    Une chanson qui me rend instantanément de bonne humeur:
    T'es où, de Marc Déry

    Une chanson qui m'émeut et me donne les larmes aux yeux:
    Winter, de Tori Amos

    Une chanson qui me fait rire:
    Mon macabre, de Thomas Fersen

    Une chanson qui me défoule:
    Smells Like Teen Spirit, de Nirvana

    Une chanson qui me donne envie de danser:
    Four to the Floor (remix), de Starsailor

    Une chanson pour un tête-à-tête en amoureux:
    Dance Me to the End of Love, version Madeleine Peyroux

    Une chanson que j'ai un peu (mais pas trop quand même) honte d'aimer:
    Il était une fois nous deux, de Joe Dassin

    Une chanson pour faire du ménage:
    You know I'm No Good, de Amy Winehouse

    Une chanson qui dépeint bien mon humeur du jour:
    If I Had a $1,000,000, des Barenaked Ladies

    Une des chansons que j'écoute de ces temps-ci (et qui ne me sort jamais de la tête !):
    Don't Stop the Music, de Rihanna

    À vous !

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    Bac régional

  • 16 mars 2008 @ 13:05

  • Vu récemment lors d'un séjour dans un hôtel Comfort Inn bien, bien éloigné des grands centres:

    Un bac à recyclage individuel dans chacune des chambres.

    Exactement ce qu'il me fallait pour réchauffer mon coeur d'écolo.

    Et de quoi faire taire ces «gens de la ville» qui croient encore que les régions n'ont pas encore l'électricité et l'aqueduc ...

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    Entre deux portes

  • 10 mars 2008 @ 20:17
  • Au risque de me répéter, je prends le métro tous les jours et je constate à chaque fois que ce mode de transport est un véritable vivarium regorgeant de petites trouvailles sociologiques.

    Car, l'air de rien, chaque matin, j'organise avec l'aide de moi-même, une petite étude socioculturelle sur le civisme qui règne (ou ne règne pas) autour de moi.

    Située à la rencontre d'une gare de train de banlieue et d'une ligne de métro, la station à laquelle je débarque pour aller au boulot est parmi les plus animées du réseau montréalais. Du monde, y en a ... Des pressés, des endormis, des vieux, des jeunes, des riches, des mendiants, des touristes, des femmes d'affaire: tout ce qu'il me faut pour constituer un petit bijou de sondage maison sur le civisme souterrain.

    Ainsi, mon plus récent sujet à l'étude porte sur les portes. Oui, les portes. Ces portes que je compte par dizaines entre le moment où je mets le pied hors du métro et celui où je franchis le seuil de mon bureau. Réseau piétonnier souterrain oblige.

    Chaque matin et chaque soir, j'observe donc ces lourdes portes ou, plus précisément, ceux qui y circulent. J'ai donc pu établir, depuis plusieurs semaines, une catégorisation trrrrrrès sérieuse des habitudes humaines face à une porte:

    #1 - Les «polis»
    Définition: Espèce qui ouvre la porte pour son usage personnel et pense, pendant les deux ou trois secondes nécessaires à l'éxécution du geste, à retenir la porte pour les personnes à l'arrière.
    Type dominant: Pour être scientifiquement précise, j'oserais dire: masculin, majoritairement (oui mesdames, la galanterie subsiste encore dans un souterrain près de chez-vous). Mais les individus peuvent aussi être jeunes (du moment qu'un iPod ou un cellulaire sur les oreilles ne viennent embrouiller les ondes de politesse aux environs).

    #2 - Les «une-porte-sur-quatre-si-ça-adonne»
    Définition: Comme son nom l'indique, cette espèce rend plus difficile la classification sociologique étant donné la fréquence instable des ouvertures de portes. Les principales variables pouvant intervenir dans les habitudes de l'espèce sont: 1) «la personne en arrière est trop loin pour que je reste planté là 2 secondes supplémentaires»; 2) «j'ai les bras pleins et j'en ai déjà assez avec mes troubles»; 3) «oups, j'ai complètement oublié de tenir la porte, trop occupée que j'étais à mettre un pied devant l'autre».
    Type dominant: Jeune mais pas trop. Bien élevé mais souvent distrait par une sonnerie de cellulaire ou par un sac à dos brouillant l'angle mort nécessaire à la manoeuvre.

    #3 - Les
    « seuls-au-monde»
    Définition: Espèce qui ne vit en troupeau qu'au besoin et tend à s'isoler de la masse au moyen d'une fermeture de porte spontanée et imprévue. Les «seuls-au-monde» ont bien souvent un champ de vision restreint, obligeant les individus à se concentrer vers l'avant et l'avant seulement. Tel un automate, on remarque facilement le «seul-au-monde» par sa capacité remarquable de se faufiler dans une ouverture de porte restreinte, digne des plus grands contorsionnistes de ce monde.
    Type dominant: Âgé et majoritairement féminin (exclamations oh ! ah ! de surprise ici). Hé oui, malgré ce à quoi l'on pourrait s'attendre, les individus formant la majorité de l'espèce «seul-au-monde» sont des dames d'un certain âge qui - doit-on préciser - sont par ailleurs bien souvent les premières à dénigrer les
    «une-porte-sur-quatre-si-ça-adonne».

    Bien entendu, les conclusions de mon étude maison ne sont encore que préliminaires. Mais je ne cesse d'être surpris par cette situation où je me retrouve face à une dame d'un certain âge (pas toutes, vous l'aurez bien compris) qui se faufile entre deux portes, me laissant nez à nez avec une énorme poignée de métal qui est pourtant ergonomique et assez conviviale.

    Enfin, pour terminer sur une note plus joyeuse, j'ai aussi observé, dans le cadre de cette étude, qu'il est fréquent et quasi automatique, d'obtenir un merci pour une porte retenue pour la personne à l'arrière. Étant moi-même une fervente disciple de la catégorie #1, je vous assure que les mercis ne sont pas une espèce en voie d'extinction. Comme quoi, entre deux portes, y a encore de l'espoir ...

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    L'art nocturne récidive

  • 02 mars 2008 @ 11:40
  • J'y étais l'an dernier. Ainsi que les deux années précédentes. C'est donc avec un immense plaisir, hier, que j'ai joint les rangs de la joyeuse bande de fêtards pour la 9e édition de la Nuit Blanche du Festival Montréal en Lumière.

    Au risque de me répéter, c'est de loin mon évènement culturel préféré à Montréal. Celui qui, selon moi, représente le mieux le dynamisme, l'ouverture d'esprit et la créativité que l'on associe souvent à ma ville.

    De voir, à 01h00 du mat, des milliers de personnes descendre dans la rue pour aller visiter des expositions d'art contemporain, pour se déhancher en habit de neige au son d'un DJ déchaîné et pour boire un verre de vin chaud, serré entre les mitaines ... moi ça me fait chaud au coeur et à l'âme.

    Fidèle à ma tradition, je suis donc allée explorer le Musée d'art contemporain. Mais dans le musée résonnaient,
    pour l'occasion, les rythmes électroniques entraînants d'un DJ en performance live, entre une toile de Paul-Émile Borduas et une autre de Jean-Paul Riopelle. Le contraste était sublime. Et la visite se transformait ainsi en une expérience sensorielle unique.

    Sur mon chemin, je suis passée par le siège social de notre chère Hydro-Québec, où -- je l'ignorais -- trône une oeuvre d'art grandiose de l'artiste Jean-Paul Mousseau. La murale, haute 4m et longue de 22m, est composée de résine et de fibre de verre et est rétro-éclairée par une structure de plus de 800 tubes fluorescents colorés. Il fallut 6 mois à Rousseau pour compléter son oeuvre. De plus, la combinaison aléatoire de l'éclairage et des coloris de la résine transparente fait en sorte que l'oeuvre n'est jamais la même. Le guide sur place nous confirmait en effet que la murale telle que nous avions sous les yeux, à cet instant même, ne serait visible à nouveau que dans 1580 ans. La preuve que parfois, les oeuvres magistrales ne se trouvent pas toutes dans les musées. Mon coup de coeur de la soirée, vraiment.

    Hier, j'ai vu des vieillards se faufilant, canne à la main, et hochant de la tête au son de la musique électronique. Des punks observant une oeuvre d'art abstraite. Des ados, les culottes aux genoux, attentifs à la description d'une toile. Des touristes émerveillés devant la ville nocturne en ébullition. Et moi, qui trouvait fascinant le fait qu'
    hier, l'art était accessible à tous. Hier, l'art n'était plus «réservé» aux intellectuels. Hier, l'art et la culture rassemblaient, à -10°C, toutes les générations, les classes sociales et les intérêts de chacun.

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    Du soleil à l'année

  • 27 février 2008 @ 22:45
  • Chaque matin je le croise, à l'entrée des portes battantes du métro. Chaque matin. Été comme hiver. Il est là. Souriant. Avec son petit dossard jaune et ses lunettes sur le bout du nez. Il salue les gens ... qui ne le saluent pas. Mais il est coriace, il continue et ne désespère pas sur le sort de la nature humaine.

    Chaque matin il me tend un journal. SON journal. Celui grâce à qui il rentre les poches un peu moins vides, le soir venu. Son journal est gratuit. Tout comme celui de son concurrent, posté à la porte opposée. Concurrent mais sans rancune. Ils sont «collègues» après tout.

    Chaque matin je refuse son journal. Gentiment. Poliment. En lui retournant son sourire du mieux que je peux et en lui souhaitant à mon tour une «bonne journée, monsieur». Non pas que son journal me laisse indifférente mais plutôt parce que je suis fidèle à ma séance de lecture quotidienne qui repose au fond de mon sac.

    Ce matin-là j'étais d'une forme particulièrement pétillante. Et je ressentais le besoin de partager ma bonne humeur avec le premier venu. Je précise ici que ça ne m'arrive pas si souvent d'être loquace le matin. Je suis plutôt silencieuse pendant les premières heures de ma journée. Pas bête ni désagréable. Discrète.

    En ce beau matin probablement ensoleillé, la première personne rencontrée sur mon chemin fut ce gentil camelot, au métro du coin. Fidèle à ses habitudes, le journal il me tendit, la bonne journée il me souhaita et le tout lui rendis-je. Mais ce matin là, je n'ai pas poussé les portes du métro dans la minute qui suivit. Je me suis arrêtée. Et j'ai fait quelques pas vers l'arrière.

    Ce matin là, j'ai pris le temps de m'arrêter et de regarder le monsieur droit dans ses lunettes embuées. Je me suis arrêtée et je lui ai dit: «Monsieur, chaque matin vous êtes là. Beau temps mauvais temps. Vous me souriez même si vous ne me connaissez pas. Vous me souhaitez bonne journée même si vous n'en avez réellement rien à cirer. Ce matin je tenais à vous remercier pour ce soleil que vous faites briller dans les premiers balbutiements de chacune de mes journées. Et sachez que je l'apprécie sincèrement.»

    Vous décrire le visage de cet homme. Vous raconter l'émotion que j'ai pu lire en moi mais surtout en lui. Il m'a regardé et m'a remerciée. Touché, ébranlé de cette discussion inattendue. Ému, il m'a souhaité une «bonne journée, madame». Et j'ai poussé les portes battantes du métro. La gorge nouée. Le coeur léger. En me jurant de commettre à nouveau ce crime trop peu fréquent qu'est la reconnaissance envers les gens qui animent mes journées.

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    Voyager entre les lignes

  • 18 février 2008 @ 21:12
  • J'ai le mal des voyages. Pas le mal EN voyage mais le mal causé par le manque de voyages. Avec cet hiver qui se moque carrément de nous, son mercure sautillant entre le froid sibérien et le faux dégel printanier. Et avec tous ces billets d'avion qui, depuis quelque temps, me tiraillent la manche de pyjama à la lecture de mon journal du samedi. Mais surtout, avec cette bougie d'allumage, gentiment embrasée par un ami qui m'a récemment offert le livre Les 1000 lieux qu'il faut avoir vus dans sa vie.

    1000 ! Et dire que je me croyais pas si mal avec mes quelques pays et nombreuses villes. 1000 lieux à voir avant de mourir. Pas le choix, si le livre le dit.

    Et si je commençais par mon cher et nordique Canada. Puisque l'adage dit qu'on n'est jamais assez touriste dans son propre pays. Ce qui est vrai, en partie. Car côté distances à parcourir, j'ai vu mieux du côté européen. Mais bon. Voyons voir quelles sont les merveilles canadiennes qui manquent ou pas à ma culture:

    - Les Rocheuses canadiennes en train (Alberta / BC)
    - Les îles du Golfe et Hastings House (BC)
    - Nimmo Bay Resort (BC) - Ski héliporté et randonnée héliportée (BC)

    Rien de moins ... alors une petite journée de ski tranquille en «chairlift», ça ne compte pas ?

    - Les parcs nationaux de Banff, Jasper et Yoho (Alberta / BC)
    - Whistler-Blackcomb (BC)
    - Le jardin classique chinois de Sun Yat-Sen (Vancouver, BC)

    Bon, je viens de remonter mon score de 3. Et je confirme que ces petites merveilles valent véritablement le déplacement ...

    - Tojo's et Granville Island (Vancouver, BC)
    - Parc national du Pacific Rim (BC)
    - Sooke Harbour House et l'Aerie Resort (BC)
    - Observation des orques à l'île Stubbs (BC)
    - Musée Royal de Colombie-Britannique et le Musée d'Anthropologie (BC)

    Notez ici le petit penchant de l'auteure pour la Colombie-Britannique et les environs. M'enfin ...

    - Safari d'ours polaires (Manitoba)

    Pendant qu'il en reste ...

    - Baie de Fundy (Nouveau-Brunswick)
    - Parc National du Gros Morne (Terre-Neuve)
    - L'Île du Cap-Breton et la Cabot Trail (Nouvelle-Écosse)
    - Chutes du Niagara (Ontario)

    Évidemment, y a de ces clichés auxquels on ne peut résister.

    - Bal de Neige et patinage sur le Canal Rideau (Ottawa, Ontario)
    - Musée des Beaux-Arts de l'Ontario (Toronto, Ontario)
    - L'hôtel Four Seasons (Toronto, Ontario)

    Ouais. Moi qui regarde d'abord la disponibilité des auberges jeunesse. La barre est haute ... Mais je prends des notes, je prends des notes ...

    - L'Île-du-Prince-Édouard

    Oui, ici, je ne peux qu'être d'accord ... Quelle belle province.

    - Charlevoix (Québec)
    - Le lac Massawippi (Québec)

    Qui aurait cru ? Je suspecte l'auteure d'avoir un riche ami québécois qui possède un chalet au lac Massawippi. Car je n'aurais jamais pensé le mettre sur ma liste.

    - Les festivals d'été de Montréal
    - Le Vieux-Montréal
    - Mont-Tremblant (Québec)

    Voilà Montréal la jolie et ce qui lui revient ! Et quelle surprise de voir le Mont-Tremblant ici !

    - Le Carnaval de Québec

    Attendez que je me pince. Le Carnaval y figure mais pas le Vieux-Québec ? Y a un truc qui m'échappe ici ...

    Voilà pour le palmarès canadien. Pas si mal si on considère que l'auteure n'a évidemment pas pu TOUT voir et TOUT visiter dans mon beau et grand pays.

    Maintenant, il me reste le palmarès japonais, kenyen, tchèque, égyptien, malaisien, polynésien, danois, marocain, portugais, tahitien, népalais, espagnol, philippin, polonais .........................

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    Critiquer la critique

  • 07 février 2008 @ 22:31
  • Je ne vous apprend rien: j'adore la lecture et le cinéma. Alors que la lecture est mon bonbon quotidien, le cinéma, lui, est un bonbon de weekend. Car pas une journée ne passe sans que je ne dévore quelques pages de mon livre du moment et presque pas une fin de semaine ne passe sans qu'il y ait un film loué et/ou visionné en salle à mon programme. Voilà pour mon «agenda» culturel.

    Grande consommatrice de cinéma que je suis (et de théâtre, bien que moins fréquemment), nul besoin de vous dire que je me nourris avec avidité des critiques culturelles que je trouve dans les journaux, à la télévision ou à la radio.

    Justement, à propos de cette radio que j'écoute religieusement à tous les matins où mon réveil-matin est au rendez-vous. Ces matins-là, j'ouvre habituellement les yeux pendant le radiojournal et, selon la motivation, je quitte mes draps toujours trop douillets 30 minutes plus tard. Jamais je ne succombe au snooze, bien trop occupée que je suis à écouter les chroniqueurs matinaux dont j'apprécie toujours les propos.

    Bien entendu, la chronique culturelle est celle que je préfère. La dame au micro qui se charge de nous cultiver la culture est souvent pertinente, jamais mesquine et toujours très enthousiaste. Or, malgré mon admiration sans borne pour son travail -- que je ne voudrais d'ailleurs pas échanger avec le mien (bon, peut-être pour les passes backstage et les billets de première, oui, peut-être) -- il y a de ces matins ou je n'ai d'autre choix que de lui couper le sifflet d'un snooze bien affirmé. Pourquoi cette violence, me direz-vous ?

    C'est bien simple: je n'aime pas me faire raconter à l'avance un film, un spectacle d'humour ou une pièce de théâtre. Et là où le bat blesse, c'est que la marge entre une «critique» et un «récit» est souvent bien mince.

    Je disais donc que cette très professionnelle critique culturelle du matin oublie parfois que 90% des gens à qui elle présente ce «film génial et tellement rafraîchissant» .... ne l'ont pas vu, eux,ce film. Et les matins où je me situe dans ce 90% qui n'a pas vu mais qui voudrait bien voir en fin de semaine, eh bien les dernières choses que je veux savoir ce sont les détails, le déroulement, les moments forts «où l'émotion est à son comble au moment où la femme se fait assassiner», les moments hilarants où «l'acteur principal se cache derrière une chaise et qu'on ne l'avait pas venu venir», et ... bon .... voyez le genre ?

    Pour moi, ce n'est rien de moins qu'une insulte à mon humble capacité d'auto-critiquer moi-même une oeuvre. Je ne sais pas pour vous, mais je ne supporte pas de me faire raconter l'histoire au complet d'un film. Ou d'un livre. De un, écouter quelqu'un vous dérouler l'histoire d'un film ou d'un livre est d'un ennui mortel. De deux, n'est-ce pas la beauté d'une oeuvre que de se dévoiler d'elle-même ... au moment où vous la vivez, live ?

    Mais détrompez-vous: loin de moi la grognonne .... j'adore me faire recommander une oeuvre. Allez ... recommandez tant que vous voulez mais dites-moi seulement si c'est bon ... ou pas. C'est tout ce que je veux savoir. Le reste, je suis assez critique pour m'en faire ma propre chronique matinale.

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    Et de 4

  • 26 janvier 2008 @ 14:43
  • C'est la quatrième fois que je suis témoin, live, en temps réel, d'un accident à quelques mètres de chez-moi. Hier soir. Pendant que je tournais tout bonnement le coin de ma rue en savourant les premières minutes de mon weekend. Bang. Encore un feu rouge brûlé. Un de plus qui a poussé sa chance un peu trop loin.

    Croyez-moi, pas besoin d'être au coin de Ste-Catherine et St-Laurent pour voir de l'action. J'ose croire que c'est-ce un signe du destin d'avoir à son actif de «vie de témoin», 3 accidents vélo-auto et 4 autres impliquant des véhicules ? Tout ça en moins de 4 ans.

    Ce matin, il y a une opération policière au coin de ma rue. Oui, LE coin de rue qui en voit définitivement de toutes les couleurs malgré son humble statut dans le réseau routier montréalais. Évidemment, je ne crois pas que la chasse aux brûleurs de feux rouge sera bonne aujourd'hui. Car ces trucs là, ça arrive tous les jours mais jamais quand les policiers rôdent.

    Est-ce que le dicton jamais 2 sans 3 peut être adapté pour jamais 3 sans 4 ? Comme ça j'aurais l'esprit tranquille une fois pour toute.

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    Fin de l'hibernation

  • 21 janvier 2008 @ 19:30
  • Il est fascinant de constater à quel point les gens nous parlent davantage de notre blogue quand on n'y écrit pas (assez souvent) que lorsqu'on y est assidu. Car, oui, je sais ... il y a un bail que je ne me suis pas installée devant mon ordinateur dans le seul et unique but d'écrire quelques mots en ce lieu virtuel. Me revoilà ... fraîche et dispose avec 2008 bonnes résolutions en tête (dont 1 ou 2 qui tiendront le coup).

    Mais, bien que je t'apprécie, cher lecteur, chère lectrice, sache toutefois que je ne te souhaiterai pas la bonne année car je fais partie de ceux pour qui une «bonne année» ne se souhaite qu'entre le 1er et 10 janvier. Hier encore, mes oreilles bourdonnaient d'entendre des gens autour de moi se souhaiter la bonne année, un 20 janvier bien sonné, sous prétexte qu'ils n'ont pu le faire auparavant. Je suis en faveur d'un décret déterminant la limite légalement acceptable pour se souhaiter bonne année pour, le plus rapidement possible, vivre pleinement cette nouvelle année qu'on ne finit plus de se souhaiter.

    Mais pourquoi commencer le premier billet blogeneviève 2008 en ronchonnant de la sorte, me dites-vous. Z'avez bien raison ... et allons-y plus gaiement. Alors, ça va la vie dans votre coin de pays ? C'est bien ce que je me disais. Même chose pour moi: ici, ça roule mon Raoul. Voici quelques manchettes de vie:

    - Je travaille depuis maintenant assez longtemps pour avoir la quasi certitude que: 1) j'adore mon boulot et tout ce qui vient avec; 2) je ne regrette pas trop le monde universitaire -- surtout le soir, quand je rentre à la maison et que j'ai véritablement la possibilité de ne rien faire sans culpabiliser; 3) j'ai le goût de défis, d'avancement et de nouvelles connaissances. Bref, c'est bon signe.

    - Je me suis inscrite à des cours de Pilates pour l'hiver. Ça revigore, c'est juste assez zen, juste assez musculaire et, si la tendance se maintient, quelques-uns de mes abdominaux se seront découvert une nouvelle existence d'ici la fin de la session.

    - Côté petit écran, je découvre et savoure LA nouvelle série télé de l'hiver qui, bien qu'ayant failli nous achever à coup d'acharnement publicitaire, est un petit bijou de réalisation.

    - Sans oublier mon plaisir, ma délectation à l'idée de redécouvrir ce cher Marc dans sa nouvelle émission qui promet. Marc, Marc ... fais-moi rire comme toi seul sait le faire.

    Et il y a aussi de nouveaux bouquins, de nouveaux films, quelques escapades hivernales qui méritent le récit et ... et ... eh ben voilà, je crois que je suis bel et bien revenue à ma forme bloguesque habituelle. Chers amis, c'est reparti ...

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    Joyeuses Fêtes !

  • 22 décembre 2007 @ 15:10


  • Marathon de réjouissances

  • 19 décembre 2007 @ 21:40
  • Rien ne sert de courir ..... on finit toujours par arriver aussi essoufflé, en retard et complètement étourdi dans la cohue et l'hystérie du temps des Fêtes.

    Parce qu'acheter des cadeaux en novembre, ça n'a rien de réjouissant. Et parce qu'on pense, à chaque année, qu'«on aura bien assez le temps d'ici Noël» ... Eh bien .... voilà, on se fait prendre. Et on court, on court. On se répète à soi-même que «l'an prochain, hehe, on ne m'y reprendra plus» Et l'année d'après, le manège reprend.

    Dites-moi, sommes-nous:

    A) cruels envers nous-même au point d'éprouver inconsciemment du plaisir à faire la course contre la montre quelques jours avant Noël ?


    B) complètement désorganisés au point de n'avoir aucune maîtrise de notre horaire à partir du 15 décembre ?

    C) tout simplement humains ... comme tout le monde autour nous qui rêve du même feu de foyer, du même verre de vin et du même savoureux souper le 24 décembre en soirée ?

    Un peu de tout ça, je crois.

    Mais je me dis aussi qu'on finit toujours par y arriver, moins riches et plus épuisés qu'avant, mais avec tout cet amour qui rayonne autour de nous pendant cette période magique de l'année.
    Et, tout compte fait, ça valait bien une ou deux batailles à la caisse d'un grand magasin ...

    Quoiqu'il en soit .... l'an prochain, on ne m'y reprendra pas .... pffff

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    D comme dans DVD et Décembre

  • 15 décembre 2007 @ 21:02
  • Comment dire ... la vie va si vite ! Surtout celle qui précède le temps des Fêtes ! Je dépoussière mon blogue l'instant d'un court billet. Je suis encore de l'équipage. Je rame, je rame. Mais je n'ai pas quitté le navire.

    Les weekends du mois de décembre ont été sous le signe des locations de DVD. Pas de sorties grandioses. Pas d'invitations VIP. Que du divan. Des pantoufles. Des bonnes bouffes. Et un peu de temps pour souffler avant de s'essouffler, dans moins d'une semaine, environ.


    D'abord, Les Invincibles. Cette série-désormais-culte québécoise que j'avais volontairement loupé à la télévision. Pas tant par indifférence que par manque de temps «d'antenne». En fait, j'attendais impatiemment la sortie de la 2e saison en dvd pour me farcir la série non-stop en un weekend. Mon verdict: brillant et rafraîchissant. Tantôt on déteste ces hommes-éternels-ados, tantôt on se surprend à pleurer sur leur sort. Mais les scénarios sont mordants, jamais clichés et on ne s'ennuie pas une minute.

    Suivirent les premiers épisodes de Grey's Anatomy. La saison 1 fut engloutie en un weekend. Pas de mérite: elle ne fait que 2 dvd. Mais séduction instantanée après les premières scènes. On ne se le cachera pas: nous sommes tous fascinés par le monde de la médecine et des hôpitaux. Et quand, de surcroit, on nous y ajoute de belles et agréables personnes pour humaniser le tout ... c'est dans la poche. J'en suis à la moitié de la 2e saison. On m'a dit qu'à partir de la 3e, ça devient un peu redondant. On verra bien ... pour le moment, je suis addicted et je m'assume .

    Et il y a la saga du câble qui est demeurée irrésolue. Faute de temps pour patienter au son d'une musique d'ambiance au bout de la ligne de Vidéomachin. Faute d'énergie pour faire ma consommatrice avertie qui «magasine» les forfaits avant de se les faire vendre à pression par le préposé de Vidéomachin. Et parce que mes oreilles de lapin, bien qu'elles me fassent toujours autant rager quand je rate LA scène qui devient embrouillée, me suffisent encore. Autrement dit, pour le moment, mes priorités sont bien loin du lapin.


    Alors, des suggestions de séries-télé pour passer un agréable temps des fêtes, anyone ?

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    L'art du métro

  • 19 novembre 2007 @ 22:06
  • Prendre le métro matin et soir est définitivement un boulot en soi. Ou plutôt un side-line, que l'on fait en dehors des heures de bureau. Voilà maintenant 2 mois que je suis une utilisatrice quotidienne du métro et, tout comme dans mon «vrai» boulot, je commence déjà à prendre le pli de la routine.

    D'abord, je dois préciser que je fais partie des usagers choyés. À proximité de chez-moi, j'ai accès à 2 stations de métro qui - comme si la vie n'était pas déjà assez belle comme ça - sont en plus situées sur la même ligne que celle où se trouve mon bureau. Dans mon livre à moi, c'est du gros luxe de transport collectif.

    C'est donc 5 petites minutes après avoir verrouillé ma porte que je m'engouffre, à chaque matin, dans les entrailles de notre cher métro montréalais tout de bleu vêtu. Au total, de porte à porte, de trousseau de clé à carte magnétique, il me faut 30 minutes pour me rendre au boulot. Top chrono. Pas si mal.

    Or, une fois la variable temps contrôlée, la partie ne s'avère pas pour autant terminée. Car, si je peux avoir la quasi certitude du temps que je dois réserver au trajet, il n'en demeure pas moins que la variable «foule» et la variable «places assises» sont, elles, difficiles à évaluer. Et c'est là qu'entre en scène la gymnastique souterraine que nous sommes des milliers à pratiquer, chaque matin.

    Règle #1: S'exercer, pendant environ 5 jours consécutifs, afin de repérer LE wagon qui, matin après matin, (ou soir après soir, au retour) semble être délaissé. Même si l'activité paraît banale à première vue, il faut, à cette étape, un sens de l'observation hors pair. Ce qui n'est pas toujours chose facile quand, 1 heure plus tôt, on avait encore les yeux fermés. Et, il faut aussi savoir se positionner stratégiquement sur le quai d'embarquement afin de voir défiler l'arrivée des wagons pour, au moment opportun, arrêter son choix avant que la variable «wagon-trop-plein-et-portes-qui-se-referment-sur-mon-sac» s'enclenche.

    Règle #2: Savoir user de stratégie afin de se positionner, debout ou assis, dans un coin du métro où l'air est disponible ET respirable. Car, soyons honnêtes, nous aspirons tous à s'asseoir dans un métro, quelle que soit la longueur du trajet en jeu. Contrairement à l'attitude populaire consistant à être terrorisé à la simple idée d'avoir à s'éloigner le moindrement de la porte d'un métro ou d'un autobus (désolée, mais je ne comprends pas ce phénomène humain aussi appelé «rester dans la porte quand il y a tout plein de place à l'arrière»), je fais partie de ces gens qui sont prêts à jouer du coude, de l'épaule et du sac à main pour me faufiler le plus loin possible de l'agglutination corporelle qui suinte aux portes de chaque wagon. Mais, croyez-moi, il faut beaucoup de courage pour arriver à de telles fins. Et il faut aussi affronter les regards et résistances musculaires nous faisant subtilement comprendre qu'on dérange la sacro-sainte lecture matinale du journal gratuit.

    Règle #3: S'occuper afin d'éviter de se faire inutilement distraire par A) l'ado qui partage les trouvailles musicales de son iPod avec le wagon au complet, B) la madame qui a rencontré une ancienne collègue de travail et qui n'a, mon dieu, que 3 stations de métro pour prendre de ses nouvelles, ou C) le monsieur qui semble avoir perdu le contrôle de ses glandes sudoripares et qui est plus que dû pour un détour à la pharmacie du coin. Pour ma part, le choix d'activité fut fort simple: je lis. Pas le journal gratisssse, non. Je lis un bon livre. Ce livre qui fait en sorte que je passerais bien ma journée à faire l'aller-retour de la ligne de métro au complet pour pouvoir lire le plus de pages possibles. Rien de mieux pour faire d'un simple trajet de métro, une activité agréable en soi.

    Règle #4: Ne jamais, jamais, jamais oublier d'acheter son laissez-passer mensuel avant le 1er du mois. Car la file d'attente au guichet sera telle que l'on peut sérieusement considérer de l'annoncer au bulletin de circulation matinale.

    Et enfin ... Règle #5: Être courtois (envers les personnes qui ont tout sauf la capacité de rester debout), demeurer compréhensifs (envers les gens qui poussent un peu pour rentrer dans le wagon qui, oui, est déjà bondé, mais qui sont probablement en retard comme nous l'étions, l'autre jour) et, de grâce, avoir 2 secondes d'intelligence afin de jeter le journal dans la boîte à recyclage plutôt que sur le sol ou, pire, dans la poubelle.

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    Tout se joue à la récréation

  • 10 novembre 2007 @ 13:28
  • Je ne m'accomode pas vraiment du débat sur les accomodements raisonnables. En fait, je dirais même que je m'en balance plus que je m'en accomode. Car à la base, mon opinion n'est certainement pas celle que bien des nouveaux gourous prennent plaisir à étaler devant un micro à la commission Bouchard-Taylor.

    Ceci étant dit, je n'ai jamais vu et je ne vois toujours pas l'intérêt d'étaler mes convictions spirituelles et socio-culturelles sur la place publique. Parce que je crois que par définition, une conviction relève du domaine privé, du moi intérieur qui nous habite chacun. Et aussi parce que personne ne peut vraiment comprendre ou partager nos valeurs sans emprunter notre cerveau pour quelques jours.

    Voilà, en guise d'introduction à ce billet, sachez que mon blogue n'est pas du tout accomodant face à ce débat et va même jusqu'à l'éviter depuis le début de ce Scandale avec un grand S, scandale digne de ceux que l'on sait si bien décréter, au Québec.

    Mais je fais aujourd'hui exception à la règle. Car hier soir, j'ai loué un documentaire québécois qui m'a remis en pleine figure l'essence de ce débat que je zappe tant bien que mal depuis les tout premiers jours où les médias ont décidé de s'en mêler.

    Le film en question, La classe de Madame Lise (2005), est l'exemple parfait que l'espoir est encore possible au sein de notre Belle Province déchirée entre Hérouxville et le tricot pure Laine. L'espoir ... non pas celui avec lequel nos chers politiciens nous endorment depuis la dernière campagne électorale. Le véritable espoir. Celui qui amène un vent de fraîcheur et une confiance aveugle en l'avenir. L'espoir qui éveille et relativise bien des jugements. L'espoir dans sa forme la plus simplissime: l'espoir porté par les enfants.

    Ces mêmes enfants qui n'ont aucunement conscience qu'une commission Bouchard-Taylor fait la une des journaux depuis des mois. Ces gamins qui n'ont aucune idée de ce que signifie le mot «terrorisme» et qui voient en «l'Autre», ce copain qui habite au coin de la rue et avec qui il serait sympa de jouer au hockey, ce soir, après le souper si maman le veut bien. Ces fillettes qui n'en ont rien à cirer que leur copine d'origine algérienne porte un voile, du moment qu'elle accepte de jouer à la poupée pendant la récréation. Ces enfants qui voient la différence culturelle comme une curiosité où différentes coutumes s'entremêlent dans les fêtes d'anniversaires de leurs amis. Ces enfants qui côtoient, dans leur classe, des prénoms exploitant toutes les combinaisons de l'alphabet et qui tous assis bien droits à leur pupitre, partagent un seul et même but: apprendre.

    Apprendre. Ce mot qui terrorise tous ceux et celles que l'âge a fait oublier le fait que oui, s'ouvrir, écouter et apprendre demande un moindre effort. Apprendre à connaître les gens, les cultures et les valeurs de ceux qui nous entourent. Qu'ils soient amis ou voisins. Collègues ou inconnus croisés à l'épicerie. Et apprendre, jour après jour, à 20 ans comme à 50, que la nouveauté effraie plus qu'elle ne détruit. Et qu'au fil des ans, ce qui nous semblait nouveau est devenu maîtrisé et inoffensif.

    Et, je crois profondément que si nous étions optimistes (pas naïfs, optimistes) et que nous laissions la parole à ces enfants qui formeront le Québec de demain, toutes les commissions de ce monde deviendraient bien futiles face aux nouvelles valeurs et aux nouvelles réalités qui se jouent quotidiennement dans les écoles d'aujourd'hui. Mais ça, ça ouvre bien mal un bulletin de nouvelles de fin de soirée ...

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    État sauvage

  • 04 novembre 2007 @ 19:31
  • À coup sûr, l'envie de partir sur un road trip nous prend après avoir vu ce film magistral. L'oeuvre en question est signée par le non moins réputé Sean Penn et est basée sur une histoire vraie. Une histoire incroyable. Mais vraie.

    Into the Wild. «Vers l'inconnu», en version française.

    L'histoire d'un jeune de 24 ans qui, une fois diplômé de l'université, part pour un voyage su'l pouce de la Virginie à l'Alaska. Le contexte peut paraître cliché et déjà vu mais quand on y ajoute des images à couper le souffle (je veux voir l'Alaska!), une trame sonore qui frôle la perfection (avec des chansons écrites et interprétées par Eddie Vedder, chanteur à la voix unique, du groupe Pearl Jam) et une performance sans reproche des acteurs (notamment la performance, selon moi, «oscarisable», de l'acteur principal, Emile Hirsch) ... ben voilà, vous avez un chef-d'oeuvre.

    Un chef-d'oeuvre à l'état sauvage ...

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    La première, non la dernière

  • 17 octobre 2007 @ 21:50
  • Vérités et légèretés autour d'une première paie:

    1. Une première paie peut mener à un manque de sommeil.
    Principalement dû au fait que l'on doive retarder l'heure de dodo question de voir de nos yeux vus si, à minuit sonnant, le dépôt a bien eu lieu dans le compte.

    2. Une première paie peut mener à une dépense folle. Comme un iPod Nano. Dernier modèle. Oui, ce même iPod duquel je me suis si longtemps méfiée, préférant rester loin des étalages Apple dans les magasins d'électronique. Alors voilà, c'est fait: j'ai succombé. Je sais, je ne suis pas la première. Il est assurément plus mignon qu'abordable mais il fait mon petit bonheur, depuis.

    3. Une première paie peut créer une dépendance. Car une autre viendra. Et une autre. Puis une autre ...

    4. Une première paie permet de réaliser que oui, oui, la «vraie» vie est bel et bien commencée. Et que l'école est loin derrière. Tout comme les privilèges, la douceur de vivre et les matinées en pantoufles qui venaient avec.

    5. Une première paie permet de rêver. Aux beaux jours qui viendront, dans une future carrière. Aux échelons à gravir, lentement mais sûrement. Et à tout le reste, qui fait en sorte qu'on trouve l'énergie et la volonté de se lever chaque matin pour une seule et même raison.

    Allez, à jeudi prochain, minuit sonnant ...

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    Entre abandon et enthousiasme

  • 13 octobre 2007 @ 10:53
  • Ce n'est pas dans mes habitudes et je déteste avoir à le faire mais ... la vie étant faite d'abord et avant tout pour avoir du plaisir ... quand plaisir il n'y a plus, je lance vite la serviette.

    Le crime commis ? Abandonner la lecture d'un livre. Et comme si le crime en soi n'était pas suffisant, j'ai abdiqué après avoir persévéré pendant près du 2/3 du livre ... shame on me.

    C'est que voyez-vous, le livre Le temps où nous chantions n'a pas su me séduire. Pourtant, le résumé à l'arrière de la jaquette avait eu son effet car c'est avec hâte que j'avais entamé, en août dernier, la lecture de cette brique.

    Mais - permettez-moi le jeu de mot - avec la brique, vint le fanal. Alors qu'habituellement, je suis bon public et adhère facilement à l'histoire qu'on me raconte ... cette fois-ci, c'est tombé à plat. Trop lourd. Trop de mots. Trop de référence (musicales, surtout) qui ne me disent absolument rien. Pas d'intrigue. Ou si peu. Trop de descriptions qui s'allongent et qui n'apportent rien à l'histoire.

    Et tout compte fait, l'épaisseur de l'ouvrage n'a probablement pas aidé: lorsqu'un bouquin s'étend au-delà de 500 pages, il
    doit mériter d'avance le statut d'exceptionnel pour que j'ose m'y attaquer avec le sourire.

    En fait, ce n'est pas que le bouquin soit médiocre ou que l'auteur n'ait pas de talent, bien au contraire. Mais pour chaque écrivain il y a un lecteur. E
    t pour Mister Powers, je ne suis vraisemblablement pas la candidate recherchée.

    Bref, je ressens une étrange culpabilité à chaque fois que je laisse tomber la lecture d'un livre. La dernière fois, c'était avec le non moins célèbre Piliers de la Terre que j'ai décroché. Incapable de me motiver à poursuivre ce récit hautement historique, j'ai tout laissé en plan après une centaine de pages. Depuis, j'ai cessé de compter le nombre de fois où on m'a remis sur le nez ce crime d'avoir abandonné ce livre hautement acclamé par la critique. Mais j'assume pleinement mon décrochage: il faut des exceptions à toutes les règles.

    Suite à l'échec cuisant sur les tablettes de ma bibliothèque, razzia chez mon ami Renaud il y eut. Le bouquinage auquel je rêvais entre deux pages de Powers fut bref mais efficace. Au menu pour les prochaines semaines, donc: un classique (Nothomb ... oui, je sais, il ne manquait que moi sur la planète à l'avoir lu), un thriller (Connelly ... un autre qui manquait à ma culture) et un best-seller qui semble bien amusant (Cauwelaert).

    L'Évangile de Jimmy (Didier Van Cauwelaert)Étant donné l'ampleur (300 pages en moyenne) et l'enthousiasme que j'éprouve par rapport à ces éventuelles lectures, il y a fort à parier que la rubrique «Je lis» du présent blogue sera très active au cours des prochaines semaines ...




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    L'environnement en mode virtuel

  • 11 octobre 2007 @ 21:07
  • Probablement que plusieurs d'entre vous ont vu la bannière, quelque part sur la blogosphère.

    Le 15 octobre prochain (c'est bientôt!) sera le Blog Action Day. En cette journée, des blogueurs du monde entier seront unis pour s'exprimer sur une cause chère à l'esprit de tous: l’environnement.

    Le principe est simple. On inscrit son blogue et le jour venu, on produit un petit billet, selon l'humeur, sur n'importe quel sujet touchant de près ou de loin la cause environnementale. À ce jour, près de 10 000 blogues s'y sont engagés !

    Le Blogeneviève est officiellement inscrit à l'évènement .... Je transformerai donc mon clavier en arme de création massive pour l'occasion :)

    Libellés : ,

    Si j'étais ...

  • 08 octobre 2007 @ 19:50
  • Le retour de la blogueuse ici présente devant se faire pro-gres-si-ve-ment ... voici un petit jeu tout sympa, déniché dans le Billet Urbain de Machavalou, la dernière venue dans ma joyeuse blogosphère.

    Une saison ? Le printemps ... pour la vie qui renaît partout
    Un plat ? Un déjeuner gourmand
    Un animal ? Un oiseau ... pour tout voir, tout savoir
    Une chanson ? Une de celles que fredonnait mon père, quand j'étais enfant
    Une couleur ? Bleu
    Un roman ? Ensemble c'est tout, de Anna Gavalda ... simple, captivant, émouvant
    Un personnage de fiction ? Criquette, du Coeur a ses Raisons ... pas pour les lunettes ou le décolleté, mais pour jouer avec Marc Labrèche, évidemment ;-)
    Un film ? Love Actually ... pour la légèreté, les larmes, les rires et Hugh comme premier ministre.
    Un dessin animé ? Bugs Bunny
    Une arme ? Un sourire
    Un endroit ? La Gaspésie
    Un élément ? L'air ... et frais, svp
    Un végétal ? Un lilas
    Un fruit ? Une framboise
    Un bruit ? Aucun ... je préfèrerais être un silence
    Un loisir ? La lecture
    Une planète ? La Terre ... pour brasser un peu la cage aux humains
    Un vêtement ? Un pyjama ... le samedi matin
    Une pièce ? Une salle à manger ... pour recevoir tout plein d'amis
    Un véhicule ? Un véhicule électrique ou à hydrogène
    Un métier ? Le mien, puisqu'il est si récent !
    Un instrument de musique ? Un piano à queue, dans mon (futur) salon
    Un pays ? La Grande-Bretagne
    Un sentiment ? La nostalgie
    Une pierre précieuse ? Le saphir ... le bleu à l'état pur
    Une année ? 2007 ... la plus belle des années depuis 2006
    Un défaut ? L'anxiété
    Une qualité ? La créativité
    Un art ? L'architecture
    Une langue ? L'allemand
    Un alcool ? Un verre de rosé ... l'été
    Une paire de chaussure ? Aucune ... je préfèrerais être pieds nus
    Un accessoire ? Un sac à main ... ou deux ... ou trois
    Un prénom féminin ? Le mien, puisqu'il me plaît bien
    Un tatouage ? Aucun ... je ne supporte pas la douleur et je prendrais bien un massage à la place, tiens ...
    Une fête ? Noël
    Une BD ? Garfield
    Un monstre ? Nessie ... pour alimenter les légendes
    Une question ? Prochaine question ?
    Un mal ? Un mal de tête de fin de journée
    Un rêve ? Celui de réaliser mes rêves
    Une ville ? Londres
    Un jeu ? Un quiz
    Un chiffre ? 3
    Un crime ? Un abus de pouvoir
    Un phénomène naturel ? Une marée
    Un pêché capital ? La gourmandise
    Un insecte ? Aucun ... j'aimerais mieux être une «tapette à mouche»
    Une maladie ? Facebook
    Une saveur de glace ? Triple chocolat
    Un endroit du corps ? Un nez .... très fin
    Un mois de l’année ? Décembre ... pour la féérie de Noël, si commerciale soit-elle
    Un jour de la semaine ? Un samedi ... matin
    Un verbe ? Sourire
    Une action ? Agir

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    Exercice hebomadaire

  • 06 octobre 2007 @ 11:39
  • 3 semaines de dur labeur.
    3 semaines à apprendre par coeur le nom de mes nouveaux collègues (c'est qu'il y en a beaucoup !)
    3 semaines à mettre en place ma petite routine métro-boulot-café-lunch-thé-métro-dodo.
    3 semaines à découvrir la joie d'avoir de vraies responsabilités, de vrais projets à faire avancer, et de pouvoir concrétiser toutes mes idées sur papier.

    Et me voilà (enfin) de retour au clavier, en ce beau samedi. Je n'ai pas d'excuses pour cet abandon temporaire de mon blogue. L'envie n'y était tout simplement pas. L'envie était en fait partout sauf devant un écran d'ordi, devant lequel je passe désormais 7 heures par jour.

    Et puisque j'ai toujours été honnête avec vous, mon lectorat, je vous avouerai que l'idée même du blogue en est venue à me peser un peu. Mais rassurez-vous, même si je me suis surprise à penser que le blogue n'était peut-être plus nécessaire à ma survie, cette époque est maintenant révolue. Car suite à la lecture du billet anniversaire de Jessica, j'ai réalisé qu'il n'était finalement pas plus compliqué de laisser mon espace virtuel ouvert et actif pendant des années si, et seulement si, je m'accordais le droit de ne plus y être aussi assidue qu'à l'époque pas si lointaine où j'étais une bienheureuse étudiante.

    Et récemment, j'ai aussi réalisé que l'écriture me manque. Parce qu'écrire, c'est comme la bicyclette: ça ne se perd pas ... mais on se sent plus maladroit quand ça fait quelques temps qu'on n'y a pas touché. Et puisque je ne veux jamais en arriver à devoir chercher mes mots ou à devenir maladroite du clavier, j'ai pris la décision d'écrire sur mon blogue au moins 1 fois par semaine. Minimum. Pour garder la plume alerte. Pour en faire un exercice hebdomadaire, comme pour ceux qui vont au gym ou qui jouent au hockey dans une ligue de garage. Mais mon exercice hebdomadaire à moi sera intellectuel et libérateur. Dans mon bureau plutôt que dans une salle remplie de muscles en devenir.

    Et je serais même prête à gager avec moi-même que l'envie me reprendra bientôt. Car, déjà en écrivant ce billet, mon esprit s'emballe et les idées me reviennent en tête. Tiens, mon prochain billet pourrait porter sur ceci .... et il faudrait aussi que j'écrive sur cela.

    Gageons que je n'aurai jamais eu autant envie de faire de «l'exercice» ...


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    Employée #17654

  • 24 septembre 2007 @ 23:54
  • Ça y est, j'ai un boulot !

    Un vrai. 37½ heures par semaine. Avec un bureau, des tiroirs, une chaise à roulettes, un tas de crayons et une tasse de café toujours à portée de main.

    Voilà maintenant 1 semaine que j'ai débuté, là-bas. Ceci expliquant cela: je suis débordée depuis et ... le blogue a pris le bord. Un peu.

    Mais je n'ai pas mis la pancarte dans la porte pour autant.
    Faut juste que je retrouve mes esprits et que j'encaisse ma première paie ;)

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    Tant d'abondance

  • 13 septembre 2007 @ 09:50
  • Ça y est. La fraîcheur de l'automne vient officiellement de donner signe de vie en faisant apparaître les premières traces de buée dans mes fenêtres, ce matin. Ça ne trompe pas: quand le thermomètre commence à frissonner aux petites heures, c'est que l'été est bel et bien terminé.

    Bien qu'elle ne soit pas ma saison préférée, l'automne (du moins, dans ses premières semaines où l'on sent encore les dernières vapeurs d'été) est pour moi synonyme de doux et réconfortants plaisirs. Plaisirs culinaires, il va sans dire. Car la saison des récoltes, avec ses couleurs et son abondance éveille la gourmande qui ne sommeille jamais bien loin en moi.


    Mon coup de coeur, année après année: les pommes. À l'époque où je demeurais à Québec, l'escapade automnale annuelle à l'Île-d'Orléans allait de soi. Les vergers y sont nombreux, les paysages, colorés, et la vue sur le fleuve, si belle. Or, à mon premier automne montréalais, les choses se corsèrent: mais où donner de la tête pour trouver LE verger à la hauteur de ma petite échelle et moi. Le hasard faisant souvent bien les choses, je suis tombée, l'an dernier, sur un petit bijou de verger, à quelques 40 minutes du centre-ville, plus précisément à Mont-St-Grégoire.

    En effet, en arrivant là-bas, quelle ne fut pas ma surprise d'avoir devant moi tant d'abondance: c'est que ce verger permet non seulement de remplir nos sacs de belles pommes rouges et juteuses, mais aussi de faire l'auto-cueillette de poires (oui,oui il pousse des poires au Québec: on les nomme «poires d'hiver» et elles sont délicieuses) et de prunes. Le tiroir de mon frigo n'a jamais été si rempli et si coloré. Et bien entendu, il en redemande tout autant cette année. Sans compter ma précieuse recette maternelle de croustade aux pommes qui frétille déjà, dans mon cartable de recettes.

    Donc, d'ici la fin septembre, ne me cherchez pas, j'aurai la tête dans les pommes. Les mains à la pâte. Et l'eau à la bouche.

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    Lapin branché

  • 04 septembre 2007 @ 17:12
  • Bien que je sois une inconditionnelle d'Internet n'hésitant devant rien pour avouer mon besoin quotidien en webaïne, je suis pourtant bien en retard dans d'autres technologies. La télévision étant une de celles-là.

    C'est que je fais partie du club arriéré des heureux propriétaires d'«oreilles de lapin». Oui, vous avez bien lu. La demoiselle ici présente n'accepterait rien en-deça d'une connexion Internet haute vitesse mais s'accommode bien d'un téléviseur embrouillé avec antennes on the top. Ne cherchez pas l'erreur, il n'y en a pas. La raison est simple: jusqu'à tout récemment, j'étais étudiante universitaire et j'avais une peur bleue de devenir une scotchée du petit écran, risquant ainsi de perdre de précieuses soirées de travail ... ou de simple changement d'air.

    Par contre, je suis loin d'être anti-télévision. J'ai mes rendez-vous télé que je ne raterais pour rien au monde, antennes ou pas. Le coeur a ses raisons, Les hauts et les bas de Sophie Paquin, Tout le monde en parle et Prison Break étant parmi mes faiblesses hebdomadaires que je réussit tant bien que mal à regarder sur mon écran imparfait. L'image qui en résulte est acceptable. Mis à part les moments où mon voisin se promène dans son salon - adjacent au mien - et où je me mets à capter des ondes de l'au-delà. Mais sinon, ça demeure tolérable.

    Mais, vous me voyez venir. Je ne suis plus étudiante depuis peu et ... j'aurai bientôt toutes mes soirées devant moi. Ça fait 3 ans que j'y rêve à ce luxe de pouvoir profiter de mes heures d'après-souper. Alors me voici face au dilemme: succomberai-je et m'abonnerai-je au câble me permettant de désembrouiller cet écran enneigé ? Ou resterai-je avec mes bonnes vieilles «oreilles de lapin», préférant investir ailleurs le 30$ mensuel qui restera ainsi dans mes poches ? ** Bon, on est loin du questionnement existentiel, mais après un mémoire de maîtrise et la réflexion scientifique qui vient avec, vous me permettrez ce petit moment de légèreté assumée **

    Donc voilà: je me questionne, je me tourmente ... et je rage de plus en plus à chaque soubresaut des dites antennes (et du dit voisin). Je visite les sites web des distributeurs qui ne souhaitent que de me voir tomber dans le panneau. Mais il reste toujours cette petite voix en moi qui me supplie de ne pas succomber au démon du câble. Parce qu'après ça, je le sais, je le sens: je ne pourrai plus m'en passer. Témoignages, svp ?

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    Chaussure à son pied

  • 28 août 2007 @ 11:48
  • Pas facile de savoir ce que l'on veut faire dans la vie. Et encore moins facile de le savoir quand on n'a aucune expérience pour appuyer nos choix professionnels. Et alors, la roue s'emballe: pas d'expérience, pas de boulot, pas de boulot donc, pas d'expérience.

    Même avec un cv tout garni et la meilleure volonté du monde, les employeurs ne créent pas de poste au gré des candidatures reçues dans le courrier du matin. Ils créent un poste ... quand ils ont besoin d'en créer un. C'est simple, quand on s'y arrête.

    «T'en fais pas, faut être patient», m'a-t-on répété 245 fois depuis quelques jours. «Ca ne fait que 3 semaines que tu as débuté ta recherche», ai-je entendu tout aussi souvent. Oui. C'est vrai.

    Car bien entendu, il fait toujours plaisir d'écouter les conseils de «ceux qui sont passés par là» (omettant négligemment ici le fait que moi aussi, j'ai déjà cherché un emploi, dans une période antérieure de ma vie). Et il est bien vrai que lorsqu'on baigne dans les cv, on tend à oublier le bon sens qui stipule que, oui, mais bien sûr, un emploi, je trouverai. Un jour. Pas le choix. La vie est ainsi faite. On finit toujours par trouver chaussure à son pied.

    Et ça tombe bien: les souliers d'été sont justement en vente, de ces temps-ci ...

    Heureusement, je viens de décrocher un contrat à la pige. Une boîte qui n'avait pas de poste à m'offrir mais qui ont jugé bon de «tester» mes compétences de travailleuse autonome. Pas fou comme stratégie. Et je compte bien leur en mettre plein la vue. À suivre ...

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    Casse-tête nouveau genre

  • 24 août 2007 @ 12:21
  • Depuis quelques temps, j'ai renoué avec les casse-têtes. Non pas ceux qu'on étend pendant des jours sur une table, dans un coin du salon en angoissant à l'idée d'égarer un morceau entre les coussins du sofa. Mais bien des casse-têtes virtuels, découverts par hasard au fil de ma navigation quotidienne sur Internet.

    Rigolez pas ... c'est du sérieux. Car c'est sur le non moins réputé site web de Cyberpresse que j'ai trouvé ces casse-têtes. Ce nouveau passe-temps - je dirais même: gobe-temps - est d'ailleurs ingénieusement conçu pour nous rendre complètement addicted.

    Les casse-têtes qu'on y trouve sont jolis comme tout (les photos viennent d'agence de presse) et on peut, pour un même casse-tête, décider du niveau de difficulté souhaité en augmentant le nombre de rangées et colonnes.
    Les instructions sont simplissimes et clairement indiquées (et on peut même demander des indices, si la résolution du puzzle vous embête). Vous y passez 3 minutes ou 30 ... c'est au choix.

    Je vous mets au défi d'en réussir un et de ne pas être tenté par un deuxième. Tenez, au hasard, essayez celui-ci et vous verrez bien ... Bon weekend !


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    Adieu Monsieur le Professeur

  • 21 août 2007 @ 16:53
  • Ça y est, c'est la rentrée scolaire. Ces jours-ci, tout autour de moi me le chuchote. Les circulaires d'articles scolaires. Les derniers jours un peu plus frisquets du mois d'août. Les vêtements d'automne en magasin. Tout. Tout est là pour la rentrée scolaire.

    Sauf moi. Cet automne ... pas de rentrée. L'école est bel et bien finie. Effi-FI-Enni-NIE: Finie ! Car c'est confirmé: le mémoire a reçu son approbation ultime et définitive par son jury, vendredi dernier et le diplôme suivra donc, dans quelques semaines, par la poste. Sans oublier la collation des grades, en octobre. Le temps de remettre les pieds pour une dernière fois à l'université, mais la tête ailleurs, cette fois.

    Ça fait quand même drôle de ne pas vivre ce haut moment d'excitation qu'est une rentrée scolaire. Revoir ses amis. En découvrir des nouveaux. Assister aux premiers cours, les oreilles toutes grandes ouvertes. Feuilleter les nouveaux bouquins d'étude. S'acheter des nouveaux calepins colorés. Sentir les derniers soupirs de l'été pendant les premières semaines de classe. Et aussi, réaliser qu'on en sait déjà un peu plus que l'an dernier à pareille date. Que mine de rien, on devient de plus en plus confiant en la matière que l'on étudie. Et que oui, un jour, bientôt, trop vite, tout ça finira, avec un diplôme envoyé dans la poste, quelque part.

    Parce qu'il ne faut jamais dire jamais ... eh bien je ne le dirai pas. Je ne dirai pas que jamais je ne remettrai les pieds à l'université. Car après tout, je suis une étudiante dans l'âme. J'aime apprendre et bouquiner. J'aime le milieu universitaire pour ses allures de «bohème éduquée». Je ne dirais pas non à quelques cours par-ci, par là. Et - qui sait - si j'y retourne, à l'université, ce ne sera peut-être pas pour être derrière un pupitre. Mais peut-être bien devant. Tout peut arriver, n'est-ce pas ?

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    Rouge. Pas vert. Rouge

  • 18 août 2007 @ 14:49
  • Deux fois en trois jours. Deux fois cette semaine que la tôle se froisse bruyamment au coin de ma rue, à quelques mètres de ma fenêtre. Heureusement, juste de la tôle. Pas de blessés. Mais tout de même.

    Et devinez-quoi ? Dans les deux cas: on y a lâchement grillé un feu rouge. On a poussé sa luck, comme on dit. Avant-hier, l'incident relevait du simple accrochage. Mais ce midi, c'était moins rigolo car le conducteur fautif a pris la fuite. Sortie sur mon balcon 4 secondes après avoir entendu l'impact, j'ai même eu le temps de voir le mec s'arrêter, regarder le pare-choc de l'autre fumant sur la chaussée, se demander ce qu'il devait faire, puis repartir en trombe en ne se doutant probablement pas qu'un délit de fuite, au Québec, ça peut mener jusqu'à 5 ans de prison.

    Le gars a pris une chance. Il s'est dit que personne ne réagirait. Ce qui n'arriva malheureusement pas pour lui car d'autres automobilistes ont pensé le suivre et l'un d'entre eux a pu noter la plaque d'immatriculation du fautif. J'espère que le pauvre type en question est en train de faire du café car il va avoir de la visite bientôt. Et à voir l'état de son pare-choc quand il est reparti, il ne pourra pas vraiment nier.


    Mon intersection n'est pourtant pas la plus achalandée. Une rue passante, une autre qui l'est moins, et un feu de circulation pour contrôler le tout. Mais en 3 ans, j'y ai vu 3 accidents auto-vélo et tout autant d'incidents où des autos se sont entrechoquées. Dont deux cette semaine. Sans compter le nombre de fois incalculables où je vois des automobilistes peser sur la pédale en pensant échapper au feu rouge. Ça, c'est à côté de chez-moi. Mais c'est aussi devenu la norme partout ailleurs au Québec.

    J'avais déjà vidé mon sac à ce sujet mais en revoyant l'image de cette vieille Toyota bleue qui a pris la fuite, ce midi, je me dis qu'y faudrait vraiment faire quelque chose pour stopper le fléau des feux verts dangereusement extensionnés. Car présentement, brûler un feu rouge coûte de 100 à 200$ et vous enlève 3 points sur votre permis (ça, c'est si un policier réussit à vous prendre la main dans le sac). C'est à peine plus qu'un excès de vitesse de 30 à 45 km/h sur l'autoroute. Et pourtant, celui qui brûle un feu rouge met bien plus en danger les autres automobilistes que celui qui a un peu trop hâte d'être arrivé à destination, non ?

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    Elle va bien, ne vous en faites pas

  • 17 août 2007 @ 09:51
  • Faut croire que je suis dans une lancée «film français» ... cette semaine, un autre est venu s'ajouter à mon palmarès d'été.

    Je vais bien, ne t'en fais pas est un film touchant et intriguant. L'histoire est somme toute assez simple: «Comme elle rentre de vacances, Lili, 19 ans, apprend par ses parents que Loïc, son frère jumeau, suite à une violente dispute avec son père, a quitté la maison. Loïc ne lui donnant pas de nouvelles, Lili finit par se persuader qu'il lui est arrivé quelque chose et part à sa recherche. Ce qu'elle va découvrir dépasse l'entendement.» L'intrigue finale est réussie et le film tourne au suspense dans les dernières minutes du visionnement.

    Les performances d'acteur sont magistrales, précisément celle de la jeune Mélanie Laurent qui, grâce à ce film, a reçu le César du «meilleur espoir féminin». Et la musique ! Cette musique qui, dès la fin du générique, m'a amenée sur Google afin de découvrir qui était ce génie chantant la pièce-titre du film. Malheureusement pour la nord-américaine que je suis, ce duo français en question - Aaron - ne semble pas avoir pensé distribuer son CD outre-Atlantique. Dommage ...

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    Dans une plate-bande près de chez-vous

  • 15 août 2007 @ 10:26
  • Originaire de vous savez , j'ai grandi le nez au vent sans jamais me douter que subsistait, à quelques heures de chez-moi, un monde où la qualité de l'air faisait défaut. On a beau avoir à subir la p'tite laine 10 mois par année, là-bas ... il reste que l'air qu'on y respire est si pur qu'à lui seul, il mettrait au chômage bien des annonceurs de Météo-Média.

    Déménagée à Montréal il y a de cela 3 étés (presque jour pour jour), quelle ne fut pas la surprise de mon appareil respiratoire lorsqu'il a été confronté à une toute autre réalité. Éternuements, nez qui pleure, yeux qui chatouillent ... À cette époque, fraîchement débarquée dans la grand'ville, je me demandais bien quel mal m'assaillait. Mouchoir en main, j'ai alors tout compris: j'étais devenue membre-privilège des Allergiques à l'herbe à poux.

    J'avais pourtant habité Québec pendant 5 ans sans jamais avoir eu vent de ce fléau de fin d'été. Mais les faits sont là: l'herbe à poux règne sur le sud-ouest québécois et Montréal ne semble pas laisser sa place.

    Les deux premières années, l'allergique débutante que j'étais était tombée pile poil sur l'antihistaminique qu'il me fallait. Inconsciente de la chance que j'avais à l'époque, ce n'est que l'été dernier que l'horreur me frappa en plein nez. J'ai alors appris qu'une relation stable et avenante avec notre antihistaminique préféré peut se terminer du jour au lendemain, sans crier gare. Débute alors l'angoissant «magasinage» de «pelules», à coup d'essais et d'erreurs, afin de trouver celles qui sauront enrayer les symptômes qui enrhument nos nuits d'été. 4 produits plus tard et 60$ de moins en poche, j'ai enfin trouvé celui qu'il me fallait afin de survivre jusqu'au premières nuits d'automne.

    3 ans déjà que mon ennemie végétale est fidèle au poste, dès la mi-août, pour me rappeler que la chasse aux antihistaminiques et aux boîtes de mouchoirs est ouverte, dans une pharmacie près de chez-vous. Cette année: la même rengaine. J'en suis à mon deuxième matin où le réveil-matin a cédé sa place au nez bouché pour me tirer du lit. Reste à voir si l'antihistaminique fièrement déniché l'été dernier sera encore efficace. Car au royaume des allergies, l'industrie pharmaceutique est reine.

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    Amitié 101

  • 08 août 2007 @ 10:56
  • Des amis, on en a tous. Quelques uns en ont beaucoup, d'autres les comptent sur les doigts d'une main. Y a des amis qu'on dit meilleurs que d'autres. Les meilleurs amis. Ceux-là, sont précieux. Surtout après avoir vu un film comme «Mon meilleur ami» où l'on réalise vraiment que non, des meilleurs amis ça ne pousse pas dans les arbres.

    Un petit bijou que ce film français. Tout comme l'interprétation qu'en fait Daniel Auteuil. Le topo: un riche marchand d'antiquités réalise du jour au lendemain qu'il n'a pas d'amis. Des collègues, des connaissances, un réseau professionnel oui, mais pas d'amis. Sous le pari lancé par son associée, il a 10 jours pour prouver que «mais oui voyons, j'ai un meilleur ami».

    Le scénario est brillant. Et le thème de l'amitié y est développé à la fois avec humour et réalisme. Tantôt on rigole en voyant le pauvre type qui se démène pour trouver un ami. Tantôt on s'émeut devant sa solitude qu'il essaie tant bien que mal de dissimuler.

    À voir ... avec ou sans amis !

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    Le ruban s'efface

  • 04 août 2007 @ 13:06
  • 3 mois que le sac traîne dans un coin de mon bureau. Vraiment, je n'ai aucune idée quoi en faire et ça me fend le coeur de savoir que ça finira probablement au fond de mon prochain sac vert. Je suis déchirée non pas pour la nostalgie et les vieux refrains qui me reviennent en tête mais plutôt pour l'amas de déchets inutiles que ce sac deviendra.

    Le problème en question: que faire de mes vieilles cassettes audio, poussiéreuses et oh combien désuètes. Voilà bien une quinzaine d'années que les CD sont entrés dans nos salons (et dieu seul sait pour combien de temps il leur en reste avant de se faire supplanter à leur tour) et ces bonnes vieilles késsettes, elles, mordent la poussière depuis.

    Probablement que, comme moi, vous en avez encore quelques-unes dans un fond de tiroir, quelque part. Comme moi, vous hésitez à vous en départir en sachant pertinemment que «tout ce qui se démode, revient un jour à la mode
    ». Mais comme moi, vous savez aussi que ce théorème ne s'applique qu'aux vêtements (même s'il y a de ces vêtements qui devraient rester démodés à jamais) et non aux vieilles technologies. S'il en était ainsi, tout le monde se «garrocherait» sur les vieux Atari et Commodore, ce qui n'est visiblement pas le cas.

    Hélas, les jours de mon stock de cassettes semblent bien comptés. Je ne supporte plus la vue du sac en question et je me rends peu à peu à l'évidence que le dépotoir sera leur destination ultime. Recyclage ? Je ne sais même pas si je peux au moins sauver les boîtiers en les mettant dans mon bac vert, faute de petit logo recyclage sur ceux-ci. Comme l'a fait récemment Patrick Lagacé avec son bienheureux Blackberry, je songe de plus en plus à faire un évènement trash (dans tous les sens du mot) pour commémorer cette bonne vieille époque sur ruban. Des suggestions, anyone ?

    Et dire que dans 10 ans, je regarderai mon sac de vieux CD et je me poserai la même question ...

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    Je suis la candidate qu'il vous faut

  • 03 août 2007 @ 10:08
  • Voilà, le curriculum vitae est prêt. Il est tout beau, tout propre et il a même un petit quelque chose d'accrocheur, aux couleurs de l'été. Ne reste qu'à imprimer le tout et à le mettre dans une belle grosse enveloppe brun-jaune (ce qui gâche assurément toute la beauté du document).

    Je me suis questionnée à savoir si je devais plutôt faire mes envois par fax ou même par courriel mais je me suis dit que rien ne valait un bon vieux CV en papier qui finit sur une pile, dans un coin poussiéreux du bureau (et ça, c'est si la secrétaire ne l'a pas elle-même passé à la déchiqueteuse auparavant). Par fax, le résultat visuel est digne de l'ère préhistorique et par courriel, je trouve ça un peu intrusif quand la personne ne nous connaît pas et qu'elle ne s'attend pas d'avance à recevoir de nos nouvelles. Bref, autant je suis pro-internet dans ma vie de tous les jours, autant je suis vieux jeu en matière de CV.


    J'ai donc passé une partie de la semaine à lire des ouvrages portant sur les «bonnes manières» en matière de CV. Des ouvrages qui s'acharnent à nous dire une seule et même chose: vendez-vous, vendez-vous et surtout, vendez-vous ! Mais le hic, c'est qu'on est tous un peu trop humbles quand vient le temps de se vanter dans notre CV. On veut bien mettre nos plus belles réalisations dans notre cv mais du coup, on se dit qu'il ne faudrait pas passer pour celui ou celle qui a trop d'ego. Je suis très fière de ce que j'ai fait jusqu'à maintenant mais de là à l'écrire en caractère gras, triplement souligné dans un cv pour épater la galerie ... c'est moins facile.

    Et c'est là que se joue tout l'Art du CV: comment écrire TOUT, dans le moins de mots et le moins de pages possibles, le plus simplement du monde, sans paraître prétentieux, sans ennuyer le lecteur, le divertir même, mais surtout faire en sorte que tout en étant captivé par la lecture de notre CV, le recruteur s'allonge inconsciemment la main vers le téléphone et signale spontanément notre numéro de téléphone.

    Bien entendu, on espère tous que ce sera le recruteur qui nous rappellera (tout excité qu'il sera à l'idée de nous avoir comme employé). On espère tous que ce ne sera pas nous qui aurons à rappeler pour faire ce fameux suivi téléphonique qui se résume à implorer l'employeur de bien vouloir relire notre CV une deuxième fois, juste au cas où. On a beau être fait fort, y a personne qui aime ça se faire dire au bout du fil que «votre CV est bien intéressant mais nous n'avons pas de poste ouvert présentement». Ou pire encore, se faire bloquer l'accès au patron par la secrétaire au moment où le mot «CV» sort de votre bouche.

    Dans mon cas, je dois toutefois avouer avoir été souvent chanceuse dans mes démarches d'emploi. Au bon endroit, au bon moment. Et avec le bon réseau de contacts, il va sans dire. Les fois où j'ai dû harceler un employeur pour qu'il me convoque en entrevue ne sont pas nombreuses. Mais cette fois-ci, je dois avouer que dans la plupart des employeurs que j'ai ciblé, ce sera sur mon CV - et non sur mon réseautage ou ma relative chance aux jeux de hasard - que reposera la lourde tâche de séduction.

    Je vous en reparle, assurément. D'ici là, j'ai rendez-vous avec la boîte aux lettres, au coin de ma rue.

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    La fin de la récréation

  • 01 août 2007 @ 11:03
  • J'aimerais bien connaître le nom du pessimiste qui a inventé l'expression «toute bonne chose a une fin». Comme si la vie devait être principalement constituée de mauvaises choses qui, elles, durent longtemps.

    Dans mon cas - et dans le vôtre aussi, peut-être - cette bonne chose qui a une fin, ce sont les vacances. Après 3 ans de travail acharné 12 mois par année (qui a dit qu'une maîtrise c'était les vacances ?), ma décision se prit, en mai dernier. Au diable la pression sociale suggérant que «prendre "trop" de vacances équivaut à être fainéant». Après le dépôt de mon mémoire ce n'est pas 1, ni 2, mais bien 3 mois de vacances que je me suis accordée. «La recherche attendra, j'ai toute ma vie pour travailler» (dixit, moi-même, quoiqu'un peu gênée et gardant cette réflexion pour moi et moi seule).

    Ça peut avoir l'air simple à première vue mais une telle affirmation de soi exige, croyez-moi, de supporter en souriant des dizaines de questions du genre: «piiiis ... quand est-ce que tu commences à travailler, là ?». Après 56 interventions de ce genre depuis mai dernier, la vérité s'est présentée à moi, telle une illumination spirituelle. Voilà, je pige tout maintenant: le but ultime de notre séjour sur Terre est de travailler, travailler et travailler.

    Me voici donc la tête plongée dans mon curriculum vitae («chemin de vie» en latin ... ça veut tout dire) pour une job éventuelle. I mean, LA vraie job. Celle pour laquelle j'ai fait 3 ans de maîtrise et aussi celle pour laquelle j'ai des attentes grosses «comme ça». Oui oui, je sais, pas besoin de me dégonfler ma balloune, je sais pertinemment que cette job ne sera pas comme je me l'imagine, que je tomberai vite dans la routine, que je me trouverai nulle et bonne à rien pour les 6 premiers mois, que je regretterai avec nostalgie toutes ces bonnes années universitaires sans boss, ni responsabilités, que je compterai les jours restants avant les prochaines vacances.

    Mais il reste que **âmes sensibles,
    fermez les yeux **, j'ai hâte de travailler. J'ai hâte d'avoir cette motivation de réaliser des trucs concrets, quotidiens. D'avoir des deadlines et de ne pas voir passer les journées tellement y a de trucs à faire. J'ai hâte d'avoir des collègues de travail, dont peut-être quelques uns deviendront des nouveaux copains. D'aller luncher le midi, entre collègues et d'oublier le stress du bureau l'instant d'un petit lunch vietnamien au coin de la rue. D'avoir la satisfaction d'un travail accompli et d'avoir un patron qui peut en témoigner, avec ou sans tape dans le dos. Et, bien sûr, j'ai aussi hâte que mon premier chèque de paie me brûle délibérément dans les mains.

    Bref, le CV est en chantier, la lettre de présentation qui vient avec aussi (quel truc ennuyant, cette lettre !). D'ici vendredi j'aurai répertorié les employeurs potentiellement employeurs d'employés de mon type. J'aurai imprimé mon CV et j'aurai fait semblant de personnaliser la lettre de présentation pour chacun de ces employeurs. J'aurai mis ça dans une belle grande enveloppe propre, propre. Et une fois le panneau de la boîte aux lettres fermé (non sans effectuer, comme le veut la tradition, le double check en rouvrant le dit panneau pour vérifier si tout a bien été englouti par la boîte), j'aurai un poids de moins sur les épaules.

    Un poids de perdu, 10 de retrouvés. Prochain poids en liste: attendre que le téléphone sonne ...

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    Pause

  • 12 juillet 2007 @ 09:08
  • «On n'a jamais autant besoin de vacances que lorsqu'on en revient.» - Ann Landers

    Blogeneviève revient au début août !
    Parce qu'un blogue, ça prend des vacances officielles, aussi ...
    Au retour: recherche d'emploi 101
    À bientôt ...

    Vert balcon

  • 11 juillet 2007 @ 08:42
  • Je ne suis pas ce qu'on pourrait appeler un «pouce vert» car je n'aime pas nécessairement m'occuper et dorloter des végétaux. Mais, je dois avouer que mes plantes semblent apprécier la liberté que je leur laisse car elles survivent toutes en beauté, à mon grand étonnement. Comme cette violette africaine qui a célébré, l'an dernier, son 10e anniversaire, faisant des jaloux parmi les autres pots qui l'entourent.

    Côté balcon, c'est différent. J'aime bien l'idée d'avoir des bacs à fleurs débordant de couleurs mais ... je me lasse vite de m'en occuper. Et c'est sans compter les 2 semaines de vacances estivales où les fleurs minutieusement entretenues jusque-là décident elles aussi de plier bagages pour me laisser seule, au retour du congé, avec des bacs de fleurs séchées et rabougries.

    Bref, cette année j'ai décidé d'innover. Exit les fleurs trop exigeantes pour mon horaire d'été. À la place, j'ai pensé y aller au plus simple. Avec ce qui demande le minimum d'entretien, reste vert tout l'été et ne demande qu'à s'abreuver de la pluie, au moment où Dame Nature le veut bien. Et j'ai nommé: de la pelouse !

    Oui oui, de la pelouse sur mon balcon ! C'est charmant, zen et bio mais surtout, ça comble de joie mes bacs qui foisonnent désormais de verdure.

    Du terreau, quelques graines de pelouse semées ici et là, de l'eau et voici le résultat ... tondeuse en moins.

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    Confession d'une Facebookienne

  • 09 juillet 2007 @ 16:50
  • Je me croyais forte et impossible à convaincre. Mais j'ai succombé. Et je ne semble pas être la seule à avoir sombré dans le vice. Un mot: Facebook. Le phénomène est planétaire et je dois maintenant avouer que jamais je n'aurais cru pouvoir y croiser autant de gens que je connais.

    Pour les novices, sachez que Facebook est un site de networking (réseautage) qui a été créé aux États-Unis en 2004. Mais ce n'est que depuis mai dernier que Facebook est accessible au grand public. Et depuis ... on n'entend parler que de ça, sur Internet (avec 60 500 000 entrées Google, c'est tout dire).

    À quoi ça sert, me direz-vous ? Pfff, rien d'essentiel à la survie de la race humaine mais je décrirais Facebook comme une futilité joyeusement divertissante.


    L'aventure Facebook commence avec un simple courriel. Rien de plus. Déjà là, c'est rassurant de savoir que notre adresse, notre no de téléphone et numéro de carte de crédit ne sont pas nécessaires pour se faire des amis facebookiens. Une fois inscrits, on bâtit notre profil personnel - comme l'image à gauche - (nenon, ce n'est pas mon profil que vous voyez hehe) en y mettant, bien entendu, les données que l'on veut bien publier/partager.

    Et c'est d'ailleurs là que repose toute la beauté du concept derrière Facebook. Car j'avais auparavant tenté l'expérience d'un site similaire (Orkut) mais je me suis vite retrouvée tel un ver en plein milieu d'un lac à truites, avec des demandes en mariage d'inconnus asiatiques et des prétendants de partout sur la planète, à la recherche de la perle rare que je n'étais vraisemblablement pas. Bref, assez pour me faire décrocher et laisser ces coeurs en chaleur se débrouiller avec eux-mêmes.

    Mais avec Facebook, c'est différent et bien pensé, car notre profil est privé. C'est-à-dire qu'il n'est visible que pour les gens que l'on autorise et que l'on confirme comme étant bel et bien nos amis. Pour le reste, il n'y a que notre nom et une minuscule photo qui permettent de savoir que oui: je suis bien inscrite à Facebook. Donc: pas d'intrus qui peuvent voir notre binette, pas de junk mail, pas de faux-amis à la recherche de l'âme soeur, pas de sollicitation pour vendre des allongeurs de plaisirs personnels (!) ... juste des amis - que l'on connait ou que l'on souhaite mieux connaitre - et qui ont eux aussi leur profil Facebook. Une fois devenus copains-facebook, on peut alors s'écrire de petits messages, échanger des photos ou tout simplement savoir que l'on existe encore, quelque part dans le monde sans même avoir à animer la moindre discussion.


    Toujours pas convaincus ? Je vous comprends, je ne le suis toujours pas, convaincue ... mais je dois avouer que le principe de Facebook me plaît bien. Pas de là à y passer des heures et des heures, mais assez pour aller y faire un tour quotidiennement. Pourquoi ?
    Parce que c'est discret (je suis la seule à décider qui seront mes amis).
    Parce que j'y ai retrouvé - soit en surfant ou soit par l'entremise d'amis de mes amis - des anciens amis originaires de Matane (hehe la planète, je vous disais !), des copains d'université, des cousines que je ne vois pas souvent ou même des connaissances londoniennes rencontrées le temps d'un été.
    Et surtout parce que c'est si grand et si vaste, Internet qu'on serait bien fou de s'en passer pour garder contact - si minime soit-il - avec les gens qui ont partagé, à un moment ou un autre, quelques instants de notre vie.

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    Des vagues et de l'air salin

  • 03 juillet 2007 @ 16:05
  • Je n'avais pas mis les pieds en Gaspésie depuis Noël et ça commençait à me chatouiller royalement le thermostat intérieur, dégoulinante de sueur que j'étais dans mon triplex montréalais. 7 heures de route plus tard: la mer, la famille, les amis, les vacances (qui achèvent) et du calme comme on en rêve même entourée d'arbres, au parc Maisonneuve, à Montréal.

    Je suis donc ici pour encore quelques jours, le temps de savourer pleinement ce mercure qui nous a tout de même joué quelques tours en frôlant parfois les 12° (ça change de l'air climatisé) et ce fleuve qui ne change pas depuis la dernière fois où j'y ai perdu mon regard.

    Mais y a tout de même le Festival de Jazz auquel je pense et que je raterai, malheureusement ...
    Et y a aussi les robes soleil et les bretelles spaghetti qui ne m'ont pas suivie dans mes valises gaspésiennes, faute de quelques degrés de mercure manquant ...

    Mais il y a de ces moments qu'il faut savoir prolonger quand l'occasion se présente. Parce qu'on sait que des vacances, c'est, par définition, toujours trop court. Et aussi parce que c'est si beau la Gaspésie, en été (frisquet, mais si beau).

    Et vous, votre été, il est comment ?

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    Petits faits culturels atypiques

  • 30 juin 2007 @ 10:59
  • Pendant mon récent voyage, j'avais pris en note quelques faits culturels qui m'ont toujours semblé bien atypiques pour nous, Québécois (nord-américains), voyageant en Angleterre (Europe):

    - Les sièges réservés dans les salles de cinéma:
    En Angleterre, quand on achète un billet pour un film dans la plupart des grands cinémas, on nous demande si l'on préfère s'asseoir en avant, au milieu ou à l'arrière de la salle et l'on nous remet un billet avec un numéro de siège attitré. Bien que légitime (et démontrant, une fois de plus, la structure et le savoir-vivre Anglais), cette façon de faire provoque des situations assez ridicules. Pour ma part, il y a eu ce film auquel j'ai assisté et où nous étions 15 dans la salle, ayant tous choisis, sans le savoir, l'option «milieu de salle» et où le gentil (mais pas brillant) commis à l'accueil nous a tous placés côte à côte dans la même rangée de sièges. Nul besoin de préciser qu'on se sentait tous ridicules, en rang d'onion, dans cette salle qui débordait de sièges vides. En tant qu'étrangère à cette pratique, je n'ai jamais vraiment osé déroger à mon assignation de siège mais je me suis souvent demandée s'il était commun de faire fi de la numérotation. Bref, pour nous, Québécois habitués à la manière «premier arrivé, premier servi» au cinéma, ça semble bien étrange.

    2) Les supermarchés qui ferment à 18h le dimanche
    Parce qu'au Québec, si on pouvait, on demanderait à tous les commerces de ce monde de demeurer ouvert 7 jours sur 7, 24h sur 24, la loi permettant aux supermarchés britanniques de fermer à partir de 18h tous les dimanche nous paraît bien archaïque. Bon, une fois qu'on le sait, on ne se cogne plus le nez à la porte, le dimanche soir venu. Soit qu'on prévoit le menu du souper dominical à l'avance, ou soit qu'on se rabat sur les dépanneurs qui eux, se frottent les mains de voir les géants de l'alimentation fermer leurs portes si tôt ces soirs là. Remarquez que ce n'est pas bête comme principe: pourquoi les employés d'épicerie n'auraient pas droit à un souper en famille, eux aussi le weekend. Mais à nos oreilles de nord-américains baignant dans l'univers commercial du «client, ce roi», ça sonne faux.

    3) Les wagons de trains zonés «silencieux»
    Vraiment, la culture du cellulaire n'est pas aussi forte au Québec qu'en Angleterre (j'ose même: en Europe). Alors qu'ici, il est tout à fait normal de posséder un cellulaire pour des questions de sécurité ou de dépannage sporadique, là-bas, tout le monde semble né avec un cellulaire dans une main, le cordon ombilical dans l'autre. Étant donné que c'était mon premier voyage outre-mer en solo, c'était aussi la première fois que, n'ayant la plupart du temps personne avec qui discuter en train, j'ai porté attention à toutes les conversations cellulaire dans le wagon autour de moi. Hor-reur ! Ça jacasse de partout, ça sonne de toutes les sonneries inimaginables, ça envoie des messages-textes entre deux coups de téléphone ... bref, la cacophonie totale. Et c'est là que j'ai découvert les wagons de train réservés aux adeptes du silence comme moi. La sainte paix, vraiment. De petites affiches avertissent, partout dans le wagon, que les conversations déchaînées entre amis de longue date, les cellulaires tonitruants et le cliquetis d'ordinateurs portables y sont interdits. Mais on s'entend: pour en être rendus au point de réserver des wagons de cette façon, c'est qu'il y a un vrai beau gros problème en arrière de tout ça, non? ...

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    Ma bibliothèque et moi, en toute intimité

  • 21 juin 2007 @ 11:06
  • Parce qu'il faut bien en revenir de ce voyage en Angleterre (bien qu'il me reste 1 ou 2 billets en tête), et surtout parce que ce cher Onassis m'a gentiment «taguée», j'ai maintenant l'obligation de vous entretenir sur mes goûts littéraires. Voici donc LE questionnaire ultime qui décortique, en primeur, toute la relation entre ma bibliothèque et moi.

    4 livres qui ont marqué mon enfance
    Je ne me souviens pas très bien de tous les livres que j'ai lus dans mon enfance. Mais parmi les livres qui m'ont marqué, il y a assurément:
    - les BD de Garfield
    - les BD de Léonard
    - les livres de la collection Courte Échelle, avec celui dont je me souviens le plus: Le journal intime d'Ani Croche
    - Paroles, de Jacques Prévert (bon je triche, je ne l'ai pas lu quand j'étais enfant mais plutôt au CÉGEP ... mais 1) j'étais plus jeune, et 2) ça m'a marqué ... c'est bon, ça compte?)

    4 écrivains que je relirais, encore et encore
    - Guillaume Vigneault: j'attends désespérément son 3e livre depuis si longtemps ...
    - Tony Parsons: mon écrivain Anglais préféré. Le mélange parfait d'humour british et de mélo.
    - Gil Courtemanche: un background journalistique bien senti, marié avec un sens
    hors pair du récit
    -
    Anna Gavalda: ai-je vraiment besoin d'en rajouter ?

    4 écrivains que je ne relirai plus
    - Marc Lévy: J'ai lu 4 de ses romans. Le gars a du talent, c'est certain mais après 4, on finit par comprendre la game ...
    - Stephen King: bof. Rien à dire pour me justifier.
    - Virginia Woolf: Bien que j'admire toujours cette grande Dame de la littérature anglaise, je dois avouer que le livre Mrs Dalloway m'a essouflée, épuisée. Trop de mots. Pas assez de ponctuation.
    - Émile Zola: Lapidez-moi de signets si vous le voulez mais je m'assume: je n'aime pas la littérature «d'époque» et je n'aime donc pas Zola et sa gang. Et ne me dites pas qu'«on finit par s'y faire», ça ne fonctionne pas avec moi. La lecture se doit avant tout d'être un plaisir ...

    4 livres à lire, en attente dans ma bibliothèque
    - Replay, de Ken Grimwood
    - Le jardin des pendus, de Ian Rankin
    - A Little Stranger, de Kate Pullinger
    - Les yeux jaunes des crocodiles, de Katherine Pancol
    ... et dire que je me retiens d'aller dévaliser la librairie à côté de chez-moi.

    4 livres que je suis en train de lire
    Euh ... c'est que je lis toujours 1 livre à la fois. Je la femme d'un seul livre. Je suis monolivre. Je préfère de loin savourer le plaisir (et me dépêcher de le finir pour en entamer un autre) ...
    Psst ... le livre en question est toujours listé dans la section «lectures» du présent blogue, à droite

    4 livres que je n'ai pas terminé (le ferai-je un jour?)
    - Les piliers de la Terre, Ken Follett: Je crois que c'est précisément ce livre qui m'a fait réaliser que les récits d'époque, de chevaliers et de châteaux n'étaient pas pour moi. Je sais: c'est un classique. Je suis probablement la seule personne sur Terre à avoir abandonné la lecture de ce livre. Mais bon, puisqu'il faut une exception à la règle, je me porte volontaire ....
    - Fountainhead, de Ayn Rand: J'ai de bonnes intentions de le terminer un jour mais l'épaisseur de la brique, la petitesse des caractères et la complexité de l'histoire ne me motivent en rien. Il n'y a pas quelqu'un qui voudrait en faire un film, plutôt ?
    - Winston & Clementine, de Mary Soames: Un de ces livres qui sont victimes, malgré eux, d'un simple mauvais mood et qu'on finit par laisser de côté. Mais je compte m'y remettre cet été, surtout après avoir visité récemment le fabuleux Cabinet War Room & Churchill Museum, à Londres.
    - le dictionnaire Petit Robert: l'ouvrage le plus ardu à terminer, sans aucun doute.

    4 livres que j'apporterais sur une île déserte
    -
    le dictionnaire Petit Robert: ce serait l'occasion ou jamais
    - Les 1000 lieux qu'il faut avoir vus dans sa vie: au cas où je sortirais de l'île (et pour vérifier si l'île en question y figure).
    - L'astronomie pour les nuls: parce que vient toujours un moment, le soir, où on se demande quoi faire pour tuer le temps
    - et une pile de feuilles, pour écrire (et éventuellement lire) ce roman dont je rêve depuis longtemps .

    Voilà, vous savez tout. Et si vous en voulez encore, y a chacun de mes palmarès littéraires listés ici, et .

    Maintenant, l'heure de vérité ... je passe la tag à Mélodie, Mia, Épicure, Véronique, Marmel et Daniel. Ou même à tous les autres qui attendent impatiemment une tag et qui n'en ont pas.

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    Cardiff

  • 19 juin 2007 @ 10:06
  • Après Norwich, Liverpool et Bristol, l'ordre logique convient que je vous parle de Cardiff, capitale du Pays de Galles (Wales). Car dans le désordre, ce sont les 4 villes que j'ai visitées au cours de mon récent périple Anglais. Sans compter Londres, dont je pourrais vous entretenir pendant des jours et des jours, sans même avoir le temps de manger ni boire.

    Mais sur Londres, je vous en écrirai peu.
    Bon, j'ai bien quelques petites histoires londoniennes en tête mais pour ceux qui me connaissent, j'aurais l'impression de me répéter (c'est que ça fait 5 ans qu'ils endurent mon «radotage» sur le cas de Londres avec des «Ah! Londres me manque!» ou des «Ah! Londres c'est si beau!»). Et pour ceux qui me connaissent peu et qui insisteraient pour en savoir plus sur Londres, je préfère vous laisser entre les mains de Caroline qui, de feu son blogue m'a permis de revivre toutes mes visites londoniennes et de revivre ma vie anglaise d'il y a quelques années, comme si j'y étais encore (Caroline, ton blogue me manque affreusement).

    Revenons donc sur le cas de Cardiff. À vrai dire, je tenais absolument à mettre les pieds dans cette ville car le Pays de Galles était la seule partie du Royaume-Uni que je n'avais pas encore visitée. Du Pays de Galles, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. J'anticipais un mélange d'Écosse et d'Irlande avec, en bonus, le gallois, la langue celtique encore parlée là-bas. Du pays de Galles, je n'aurai finalement vu que Cardiff, l'expédition campagnarde et dépaysante que je planifiais ayant fait patate.

    Et Cardiff, ce n'est pas le Pays de Galles. C'est une grande ville. Une capitale (qui,
    de surcroît, est la plus jeune capitale européenne ). En toute honnêteté, Cardiff m'a quelque peu déçue. Je m'attendais aux mêmes frissons que j'eus à Edimburgh ou à Dublin, deux villes où la culture locale est palpable. Pas à Cardiff. Certes, les panneaux d'affichage et les annonces au micro dans la gare sont bilingues (anglais/gallois) et il y a quelques produits touristiques locaux. Mais jamais, pendant mes deux journées là-bas (note à moi-même: 2 jours à Cardiff=trop), je ne me suis sentie baignée par la légendaire joie de vivre galloise.

    La ville n'est pas moins belle pour autant, avec son front de mer - Cardiff Bay - dont l'architecture contemporaine est franchement remarquable (sans pour autant confirmer que c'est le Europe's most exciting waterfront, dixit le site web officiel). Il y a aussi le Cardiff Castle, arrêt incontournable et, je dois l'admettre, somme toute intéressant d'un point de vue historique. Et j'aurais bien aimé visiter le National Museum Cardiff, question d'en apprendre davantage sur le pays de Galles et sa capitale mais, chanceuse comme je suis, sa majesté La Reine était en balade à Cardiff en même temps que moi, exigeant la fermeture du dit musée aux fins de sa visite personnelle. Pfff ...

    Sans aucun doute, je retournerai au Pays de Galles, pour goûter à cette culture unique et inusitée ... mais je ne retournerai pas à Cardiff. Même si la Reine m'y invitait, le temps d'une balade au musée.

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    Bristol

  • 17 juin 2007 @ 19:25
  • Laissez-moi vous rassurer: à moins d'être - comme moi - amateur de musique de genre trip-hop, il est tout à fait normal que l'évocation du nom Bristol (à prononcer: Bristle) ne vous dise pas grand chose. J'ai moi-même beaucoup hésité avant d'ajouter cette destination à ma liste car j'avais en tête une ville industrielle et peu attirante. Mais mais les faits étaient là: Bristol s'imposait sur mon chemin et .... et puis pourquoi pas.

    À ma grande surprise, je me dois d'avouer avoir passé une agréable et divertissante journée dans cette grande ville (400 000 habitants) du sud-ouest de l'Angleterre. De l'image industrielle et glauque que je m'en étais fait, je n'en vis rien du tout. Certes, Bristol ne figure probablement pas dans le top 10 des guides de voyage mais croyez-moi, elle est loin d'être inintéressante. Or, n'y ayant séjourné que quelques heures - en transit que j'étais entre Portsmouth et Cardiff (qui sera d'ailleurs le sujet du prochain billet) - je ne vous entretiendrez pas très longtemps sur Bristol et ses attraits. Il y en a en fait 2 qui m'ont réellement impressionnés: le Clifton Suspension Bridge et le Bristol City Museum.

    À propos du premier, je vous dirai qu'il mérite le petit détour un peu à l'écart du centre-ville. Il est beau, il est vieux (sa construction débuta en 1831) et il surplombe les gorges de la rivière Avon de façon périlleuse. Quant au Bristol City Museum, il m'a laissée bouche bée. Derrière les portes de ce musée d'apparence, disons euh, municipale, se cache une joyeuse collection d'objets hétéroclitement dispersés à l'intérieur des salles. Une collection de pianos anciens (!), des métaux et des pierres précieuses, des dizaines d'animaux empaillés (je précise ici: pas que des renards, des souris ou des belettes ... ne-non, mais bien un rhinocéros, un gorille, un tigre et j'en passe !), des fossiles et une collection égyptienne. Bref, de tout, pour tous ... et gratuit en plus ! By the way, le Bristol City Museum est un des peu nombreux musées britanniques à porter le «designated museum status» décerné par le gouvernement, signifiant ainsi sa qualité muséologique.

    Mais Bristol, c'est aussi un centre-ville animé - le Bristol Harbour - traversé par la rivière Avon et bordé de bars, cafés et restaurant ayant pignon sur l'eau. En plein coeur de la ville, de nombreux bateaux de plaisance sont amarrés aux quais, ce qui donne un petit air maritime à cette ville agréable et sans prétention.

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    Liverpool

  • 15 juin 2007 @ 10:40
  • Ça faisait longtemps que je voulais mettre les pieds dans cette ville symbolisant à jamais le règne des Beatles sur la planète. Mais, en débarquant du train, j'ai vite réalisé que Liverpool n'a pas été mise sur la map que par le Fab Four: elle fut aussi, au XIXe siècle, une plaque tournante du commerce, où non moins de 40% des échanges commerciaux mondiaux transitaient par bateaux. C'est qu'elle est avant tout maritime, cette ville. Tout semble graviter autour du fleuve Mersey et de ses quais nouvellement réaménagés avec goût (voir photos).

    De Liverpool, je n'ai à peu près vu que des musées. N'en soyez pas trop surpris, Liverpool sera, en 2008, la capitale culturelle européenne, rien de moins. Il faut vraiment détester les musées pour ne pas être tenté d'en visiter quelques-uns, d'autant plus que la grande majorité de ceux-ci se situent tous dans le secteur portuaire, qu'on visite, d'une manière ou d'une autre. Pour ma part, mon choix s'arrêta sur 3 musées: la Tate Liverpool, le Merseyside Maritime Museum et le musée The Beatles Story.

    The Beatles Story

    Comment aller à Liverpool sans s'arrêter dans ce temple entièrement dédié à Paul, John, Ringo et Georges ? J'ai donc pénétré dans le musée The Beatles Story sans trop savoir ce qui m'attendait - néophyte mais non moins admiratrice des Beatles que je suis - et je fut vite envahie par la Beatlemania. C'est qu'on y a recréé de façon minutieuse quelques-uns de ces lieux qui sont à jamais identifiés aux Beatles dont The Cavern (la première taverne où ils sont devenus célèbres), l'intérieur d'Abbey Road Studios (les fameux studios d'enregistrement non loin du fameux passage piétonnier, à Londres) ou la «White Room» que l'on peut voir dans le clip Imagine de Lennon. Le parcours très, très documenté du musée nous raconte l'histoire du Fab Four, de leur naissance à leur mort (ou à leur carrière solo, pour les survivants).

    Dans la dernière salle, tout juste avant la sortie, le clou de l'exposition, sous haute surveillance et avec entrée contrôlée: un petit présentoir, où sont déposées rien de moins que les lunettes de John Lennon. Semblerait qu'elles valent aujourd'hui près de 2,5 millions $. Jamais de simples lunettes ne m'ont paru aussi fascinantes, vraiment.

    Merseyside Maritime Museum

    Deuxième visite officielle en sol liverpoolois (en anglais, on dit Liverpudlian, je trouve ça charmant comme tout): le Merseyside Maritime Museum. Évidemment, Liverpool ne serait pas ce qu'elle est sans musée maritime ! Personnellement, et même si j'ai probablement un peu d'eau salée dans mes veines de Gaspésienne, l'histoire maritime et les artéfacts de bateaux ne comptent pas parmi mes passions. Mais ce musée valait le détour pour une des expositions spécialement dédiée aux 3 plus grandes tragédies maritimes de l'humanité: celles du Titanic, du Lusitania et de l'Empress of Ireland. Même s'ils n'ont pas nécessairement tous baignés dans les eaux de Liverpool, ces trois grands paquebots avaient inévitablement une relation très forte avec la ville. L'exposition concernant ces trois tragédies est brève mais oh combien fascinante avec tout ces objets ayant été retrouvés dans les épaves ou sur les plages à proximité des incidents. Ironiquement, une exposition similaire existe au Québec, au Musée de la mer de Pointe-au-Père, petit village au large duquel l'Empress of Ireland a sombré. Je peux maintenant dire avec fierté que j'ai vu Liverpool ... et Pointe-au-Père.

    Bref, ne serait-ce que pour ces deux musées et pour l'agréable balade sur les quais qui s'ensuit, Liverpool est une ville qui mérite qu'on s'y attarde au minimum une journée. Si j'avais à y retourner, je succomberais d'ailleurs probablement à d'autres musées mais aussi au tour guidé Magical Mystery Tour qui visite les lieux «sacrés» des Beatles, tels que Strawberry Fields, Penny Lane ou les lieux de naissance de John et Paul. Hehe on est touriste, ou on l'est pas ...

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    Norwich

  • 14 juin 2007 @ 10:22
  • Mon 4e (!) séjour en Grande-Bretagne avait pour seul et unique but de renouer avec la culture anglaise qui m'est si chère tout en souhaitant voir ou revoir ces lieux, ces villes qui me fascinent là-bas. Londres a bien entendu pris la plus grande partie de mon temps - j'y suis restée 10 jours - car je souhaitais me replonger dans l'ambiance de cette ville qui m'a envoûtée dès mon premier séjour là-bas, pour y travailler le temps d'un été, en 2001. Mais Londres, ce n'est pas tout et il y a tout un monde quand on sort de cette grande capitale. Une fois rassasiée (est-ce possible de s'en rassasier ?) j'avais tout autant envie de voir «l'autre» Grande-Bretagne et ainsi garnir mon palmarès des villes anglaises.

    C'est ainsi que je me suis baladée, de gare en gare, pendant 1 semaine pour découvrir tantôt de petits bijoux de villes, tantôt des villes qui méritent le détour mais pas le séjour.

    Ici commence donc, avec la ville de Norwich, une série de ces quelques billets à travers lesquels je vous présenterai bien simplement mes petites balades anglaises.

    ____________________


    Située au nord-est de Londres, Norwich est une petite ville paisible au coeur de la région East Anglia. La ville est petite mais reconnue comme étant la ville médiévale la mieux préservée et la plus complète de la Grande-Bretagne. À seulement 2 heures de train à partir de Londres, pourquoi pas, me suis-je dite.

    Même si on en fait vite le tour (un après-midi, et hop, been there, done that), la ville cache bien ses charmes. En effet, le coeur de la ville a des allures de rues commerciales p
    iétonnières comme on en trouve dans bien d'autres villes. Agréable, certes, mais on ne va pas à Norwich que pour ça. Ni pour son château médiéval - le Norwich Castle - à qui je n'ai même pas donné la chance de me séduire: trop cher et peu invitant par l'impression austère de cette forteresse qui surplombe la ville.

    En fait, on va à Norwich pour le quartier historique, situé en dehors de l'action, un peu à l'écart du centre-ville. Mon coup de coeur: Elm Hill. En fait, une chance que la dame du bureau d'info touristique me l'avait encerclé sur la carte parce que mon guide de voyage n'en parlait même pas. Et même après une brève recherche internet, la plupart des sites touristiques ne parlent de Elm Hill que par quelques mots échappés au bas des paragraphes. Dommage pour tous les touristes qui sont passés à côté !

    Car Elm Hill est LA raison qui justifie le déplacement (et qui nous fait rappeler que, ah oui, c'est vrai, le guide de voyage disait que Norwich est bel et bien une ville médiévale). De petites rues étroites, pavées en pierre des champs, avec des maisons qui, même si elles ont été pour la plupart reconstruites après le Grand Feu de 1507, demeurent d'authentiques bâtiments de style Tudor, un style typiquement Anglais qu'on reconnait avec ses poutres apparentes en bois foncé (voir photos). Anecdote: semblerait même qu'il y a plus de maisons Tudor dans Elm Hill que dans tout Londres au complet !

    Après avoir vu Elm Hill et les environs, il y a aussi les abords de la rivière - avec la jolie Riverside Walk qui nous fait longer la bucolique rivière Wensum (voir photo). Sans oublier la Norwich Cathedral, avec son architecture Romanesque et son jardin grandiose, qui vaut, elle aussi, le détour.

    Bref, Norwich n'est certes pas la destination #1 à visiter en Angleterre mais elle demeure un choix intéressant pour un day trip efficace et rentable. Et même si je n'en ai visité aucun, la ville compte quelques musées d'intérêt pour ceux que le shopping ou l'architecture Tudor laissent indifférents.

    Avionneries

  • 12 juin 2007 @ 12:43
  • Les voyages en avion et moi, ça fait deux. Pourtant, j'adore voyager. Mais si je pouvais me téléporter plutôt que de m'envoler sur un Boeing, le choix ne serait pas difficile. En toute honnêteté, le fait de prendre l'avion me rend nerveuse, anxieuse. Les épisodes de turbulence m'angoissent, faisant défiler à coup sûr le fil de ma vie, au cas où cette-fois ci serait la «bonne» ... Je n'irais pas jusqu'à dire que j'ai peur de l'avion mais je ne fait pas partie de ceux et celles pour qui un décollage d'avion est excitant.

    Falling in love again with Air Transat ...

    Pour mon récent voyage, j'ai voyagé avec cette chère compagnie québécoise qu'est Air Transat. Commandant Piché ou pas, cette compagnie-là m'avait souvent déçue par le passé mais cette fois-ci, je dois m'avouer agréablement surprise. Sièges en cuirette, service courtois, arrivée à destination avec 45 minutes (!) d'avance. Il n'y manquait qu'une programmation de films d'intérêt (mon conseil: évitez de louer La nuit au musée et Astronaut Farmer) et des repas un peu plus goûteux et l'affaire aurait été ketchup. C'est donc officiel: pour ses prix (600$ tx incluses pour un vol Montréal-Londres, difficile à battre, avouez) et pour son efficacité, je récidiverai avec Air Transat ...

    Des jambes heureuses avec Mr Cook ...

    Ça, c'était pour le vol de retour. Pour le vol Montréal-Londres, j'appris - en achetant mes billets en ligne avec Air Transat - que ma destinée par delà l'Atlantique reposerait entre les mains de Thomas Cook Airlines. Air Transat faisant affaire, la plupart du temps avec du vol de type «charter», c'est donc avec cette compagnie européenne encore méconnue au Canada que je me suis envolée. Et quelle envolée ! Jamais, de toute ma vie de voyageuse, je n'ai eu autant d'espace entre le bout de mes genoux et le siège d'en avant même si j'étais en simple classe économie. Au bas mot, je devais avoir au moins 1 pied d'espace. Jamais auparavant je n'avais pu croiser mes jambes et les décroiser à ma guise pendant un vol. Ça semble banal, soit, mais après 6 heures de vol, c'est le genre de détail qui peut faire la différence. Comme Thomas Cook le dit: «With the average seat pitch for many medium/long haul flights being between 30" and 32", our 35" seat pitch is a truly remarkable feature!»

    Bon
    , étant donné qu'il ne suffit pas de croiser ses jambes pour faire passer le temps à bord d'un avion, il faut bien aussi jeter son dévolu sur autre chose: la bouffe. Et c'est là que le bat blesse avec Thomas Cook: ils ont vraisemblablement investi plus d'argent sur la qualité des sièges que sur les repas servis à bord. Un panini au bacon (panini étant ici définit par 2 tranches de pain aplaties + 3 tranches de bacon. Pas de beurre. Pas de petit condiment surprise. Rien. Sec. Insipide.) pour déjeuner (à 01h30 du matin, heure de Montréal!), trop peu pour moi. Je décerne donc la cote «Confort» à Thomas Cook airlines mais de grâce, apportez votre boîte à lunch.

    De gentils agents et des petites bouteilles

    Par ailleurs, avec les voyages en avion, viennent les consignes de sécurité et le check-up des bagages à mains à l'aéroport. Avec les nouveaux règlements concernant les petits contenants de liquide à bord des avions, j'y ai vite perdu mon latin. Tout ce que j'ai retenu, c'est en fait: 1) pas de contenant de plus de 100ml, et 2) tout ça déposé dans un sac de plastique transparent. Chouette, me dis-je. J'ai déjà - en fe-fille que je suis - une petite trousse coquette dans laquelle je transporte quotidiennement mes p'tites bouteilles dans mon sac à main, et qui s'avère être en plastique transparent.

    À la gate de sécurité à Montréal, les agents n'y ont vu que du feu. Allez-y ma p'tite madame, y en a pas de problème et vous ne semblez pas être la terroriste aux petites bouteilles de liquide que l'on recherche. Mais à l'aéroport de Gatwick (Londres), pour revenir à Montréal, ce fut une toute autre histoire.

    Mon sac à main a été repéré sur le tapis roulant comme étant un suspect potentiel. Je l'ai vu, le doigt menaçant de l'Agent pointé à l'écran du tapis roulant. Et voilà: on me tasse, mon sac et moi, sur un des nombreux comptoirs pour y déverser - avec précaution et délicatesse, dois-je toutefois préciser - le contenu de mon sac à main. Ah-ha! La coupable fut vite repérée en ma super petite trousse transparente qui n'avait pourtant ameuté personne jusqu'à ce moment. Une par une, les petites bouteilles qui dormaient paisiblement dans leur trousse se sont fait écartées du lot. Rien de bien grave, me direz-vous. En effet, je n'ai pas l'habitude de pleurer la perte d'un tube à dentifrice. Mais c'est plutôt le fait que la même trousse, au même contenu n'a pas été détectée pour le vol inverse qui me laissait perplexe.

    Le Gentil (car il l'était, malgré tout) Agent de sécurité repart donc avec les petites bouteilles suspectes et me laisse pantoise avec l'autre agente de sécurité, visiblement en training à ce moment. Mais ... quelle ne fut pas ma surprise de revoir mes petites bouteilles revenir, 5 minutes plus tard, toutes bien rangées dans un sac de plastique «réglementaire» (type Ziploc, aux dimensions maximales de 20cmX20cm), dans les mains du Gentil Agent. C'est alors qu'il explique à l'agente novice que:

    - Gentil Agent: «Cette young ladie (c'est moi, ça) a mal fermé son sac ziploc réglementaire» ...
    - Moi (dans ma tête): *mais de quoi il parle, je n'avais même pas de sac ziploc?!*
    - Gentil Agent: «... et c'est pour ça que les bouteilles sont tombées du sac et, étant hors de leur sac, sont donc devenues "objets à confisquer" .... »
    - Moi (dans ma tête toujours): * ok, got the cue here, je pense que le Gentil Agent est de mon bord et veut bien me redonner les bouteilles si je joue son jeu*
    - Gentil Agent (s'adressant à moi d'un air autoritaire mais complice): «N'est-ce pas, Young Ladie, que vous aviez bel et bien placé les bouteilles dans un sac réglementaire mais que les bouteilles sont malencontreusement tombées du sac ? »
    - Moi (satisfaite et consciente de la game à jouer): «Oui, oui, exactement, je les avais mises dans un sac mais elles sont tombées » *fausse mine abattue, ici*

    Sous le regard perplexe de l'apprentie Agente, le Gentil Agent me redonne donc mon sac Ziploc et mes bouteilles en me disant que «la prochaine fois, faudra être vigilante et obéir aux règles». Et moi de le remercier du plus grand de mes sourires disponibles en stock, consciente de la joyeuse passe-passe dont je viens d'être témoin.

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    Back from UK

  • 11 juin 2007 @ 11:29
  • Après 11 jours à Londres
    1 journée à Hampton Court
    1 journée à Norwich
    1 journée à Portsmouth
    1 journée à Bristol
    2 jours à Cardiff
    1 journée à Liverpool

    Après une vingtaine d'heures de train
    Une quinzaine d'heures d'avion
    Une centaine de transferts en métro
    75 heures de marche

    Après 15 sandwichs
    18 scones avec confiture et clotted cream
    45 cafés
    26 thés

    Après 9 musées
    3 châteaux
    11 parcs
    6 cathédrales

    Me voici de retour ...
    Photos et récit de mon best of UK dans les prochains jours ...

    Libellés :

    Standby

  • 27 mai 2007 @ 13:52
  • Apres le soleil, la pluie !
    Mais les visites continuent de plus belle.
    Mais mon temps internet est compte (et cherement paye!).
    Les claviers anglais n ont pas d accent ...
    Et toute mon energie est dediee a mes journees bien remplies
    Je vous reviendrai donc une fois les pieds au Canada.
    Dici la, je dois ouvrir grand les yeux ailleurs que sur un clavier
    Portez-vous bien !

    Musées, sandwichs et monarchie

  • 23 mai 2007 @ 17:25
  • Qui a dit qu'il pleuvait sans cesse à Londres ? J'en suis à ma deuxième journée ici (la première, lundi, ne comptant que pour une journée d'horrible décalage horaire) et il a fait autour de 25° hier et aujourd'hui. Demain ? 26°. Que demander de mieux, vraiment. Mais rassurez-vous, je reste aux aguets, parapluie en mode actif, pour la journée où Londres redeviendra elle-même (ce qui arrivera, assurément).
    Que deux jours et déjà deux musées à mon actif: la Tate Britain et la National Portrait Gallery. C'est que Londres est un exemple à suivre en matière d'accessibilité culturelle: la majorité des grands musées sont gratuits (thanks to the Queen !). Si j'étais la mairesse de Montréal, j'incluerais cette priorité à mon prochain calendrier électoral. C'est fou comme tous les musées de peinture du XVIIe siècle deviennent soudainement intéressants quand on peut y aller, y jeter un bref coup d'oeil et en ressortir bien rassasié.
    C'est donc avec grand bonheur que j'ai renoué avec la gratuité culturelle et tout le reste:
    Les immenses parcs et ses squares grouillant de vie, les jours ensoleillés.
    Les sandwichs aux mille et une saveurs et les Marks & Spencer où le «prêt à manger» est d'une fraîcheur et d'une diversité que je n'ai vues nulle part ailleurs dans le monde (si j'étais mairesse de Montréal, je mettrais le retour des M&S au Canada à mon prochain plan électoral). Pour un touriste, c'est le paradis (oubliez les restos, à Londres et prenez-vous un sandwich, dans le parc).
    Le métro, vieux, bruyant, étroit mais au charme indéniable. Je lui pardonne tout. Même ses pannes, tous plongés dans le noir que nous sommes.
    L'accent british, élégant, chantant, tellement plus articulé que le machouillage de mots à l'américaine. J'adore les écouter parler et j'ai un plaisir fou à tenter de les imiter. Quand c'est possible de les imiter.
    Les journaux partout. La sur-information assumée et consommée. Les nouvelles économiques au verso des derniers potins sur la monarchie. Tout le monde est comblé. Et tout le monde lit les potins. Même ceux qui se cachent derrière leur cravate dans le métro.
    Et la savoureuse rencontre avec Caroline et Mélodie. Comme quoi un amour partagé pour Londres peut générer de belles amitiés.
    Bref, je savoure, je déguste chaque minute londonienne.
    Prochain billet: Blogeneviève visite ... et commente.

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    London, baby, I'm coming ...

  • 17 mai 2007 @ 09:23
  • À la fois un retour aux sources et une récompense à laquelle je rêvassait entre deux chapitres de mémoire, je m'évade à Londres pour un petit séjour printanier tout garni.
    Au programme: promenades, cream tea et musées, mais aussi d'excitantes rencontres avec Caroline et Mélodie .

    Prochaines nouvelles live from London !

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    10 000

    Ça y est : Blogeneviève a passé le cap des 10 000 visiteurs cette nuit !

    10 000 «vrais» visiteurs ... car j'ai depuis le début décidé que mes visites à moi ne seraient pas comptabilisées (et dieu sait que je me visite souvent hehe). 10 000 visites depuis les débuts de Blogeneviève, d'abord sur la plateforme MSN, puis sur Blogger depuis l'automne dernier.

    Merci à vous tous: à Caroline, Onassis, Blue, Blanche, Daniel, Marmel, Casimiri, Mélodie, Mia, Salette, Émilie, Véronique, Marie, Béo, Helen, Épicure, Nouknouk, Antoine, Marc Antubiotique, Gabbel, Tangerine, Linda, Oréole, Danaée, Aelys, Gilk, Lux, Quasi Umbra, Dame Galadriel, Jessica, Julie V., Mimi, Hélène, Nat, et Maman et à tous les autres visiteurs invisibles, anonymes ou occasionnels. Merci pour tous ces clics, pour toutes ces minutes passées à me lire, à me répondre, à «m'écouter» me raconter ma vie ...

    Vraiment, jamais je n'aurais cru que l'aventure de ce blogue ne m'aurait autant comblée ... Et le plus beau dans tout ça, c'est que grâce à mon blogue - et à vous - j'ai retrouvé ma passion pour l'écriture. Et ça, ça n'a pas de prix.

    Estomac vide recherche cellulaire

  • 15 mai 2007 @ 11:59
  • Je viens de faire une découverte qui peut peut-être intéresser l'âme écologique qui sommeille en vous.

    Il existe un programme canadien nommé Cellu-Bouffe qui reprend les vieux cellulaires et qui vient ainsi en aide aux banques alimentaires du pays. Au Québec, ce programme profite déjà à plus de 17 banques alimentaires réparties dans différentes régions.

    Selon l'âge et la condition d'un appareil cellulaire, celui-ci peut valoir entre 2 et 5 dollars, soit l'équivalent d'un pot de beurre d'arachides ou d'un litre de lait. Jusqu'à maintenant, 132 000 cellulaires ont été recueillis de la sorte, et 225 000 livres d'aliments ont été données en échange à des banques alimentaires locales.

    Et le plus beau, dans tout ça, c'est que la procédure est simple, gratuite et tout se passe entre votre imprimante et la boîte aux lettres au coin de votre rue, où que vous soyez au Canada:

    5 étapes pour faire le don d'un vieil appareil cellulaire:

    1. Désactiver votre service téléphonique pour le ou les cellulaires en question.
    2. Éteindre le téléphone (en laissant la pile à l'intérieur).
    3. Placer le ou les téléphones dans une boîte, un sac ou une enveloppe.
    4.Télécharger ici l'étiquette d'envoi postal pré-affranchie, imprimer et coller sur le paquet. S'assurer que l'adresse et le code à barres de l'étiquette sont bien couverts.
    5. Déposer la boîte ou l'enveloppe dans une boîte aux lettres.

    Un petit pas pour les consommateurs que nous sommes ... un grand pas pour la faim dans le monde.

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    La vie des Autres

  • 13 mai 2007 @ 11:57
  • Je croyais vaguement avoir affaire à un autre de ces nombreux films d'espions, de guerre, d'Allemagne et de dictature. J'étais à moitié dans l'erreur: le film se déroule bien en Allemagne mais plutôt en 1984, au coeur de la fracture Est-Ouest et à l'aube de la chute du Mur de Berlin.

    Or, ce dont j'étais certaine, c'est que ce film allemand avait remporté plusieurs prix, dont celui du «Meilleur film étranger» aux derniers Oscars. Une valeur sûre, quoi.

    La vie des Autres* est assurément un des meilleurs films que j'ai vus depuis des mois. J'oserais même dire qu'il se classe haut la main dans mon palmarès de l'année.

    Le film raconte l'histoire de Wiesler, un officier de la Stasi, chargé de surveiller et d'épier les moindres gestes et paroles d'un auteur de théâtre et de sa compagne actrice, soupçonnés de dissidence face au parti au pouvoir. Or, contre ses propres attentes, la surveillance 24h/24 faite par l'officier Wiesler se transformera peu à peu en un attachement interdit pour ces deux jeunes artistes engagés.

    Je me joins donc aux nombreuses étoiles décernées par les Radio-Canada, Voir et les Rotten Tomatoes de ce monde pour vous inciter à aller voir (vite, vite, il quittera les petits écrans bientôt!) ou à louer ce chef-d'oeuvre.

    * Pour ma part, j'ai vu la version originale allemande sous-titrée en français (mais non, ça semble pire que c'est, croyez-moi) mais à ce que j'ai pu voir sur internet, une version traduite en anglais est aussi disponible.

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    Stress technologique

  • 11 mai 2007 @ 09:59
  • Le lendemain du dépôt de mon mémoire, je n'avais qu'une idée en tête. En fait, deux, peut-être. La première: re-la-xer. La deuxième était une suite logique de la première: me payer un massage.

    Parce que je suis de ces personnes qui se paieraient des massages aux deux semaines (si elles en avaient les moyens). Proposez-moi de dépenser 60$ et je m'allonge sur une table rembourrée tout de go.

    En fait, j'avais reçu un certificat-cadeau de ma gentille maman, à ma fête, en février dernier. Mais je m'étais imposée à moi-même d'attendre que mon mémoire soit déposé avant de me déposer à mon tour à l'horizontale.

    De plus, je savais d'avance que mon cou, mes omoplates et mes trapèzes seraient un terrain d'expérimentation fertile pour une massothérapeute en quête de challenge. C'est que j'y avais stocké avec soin et acharnement des semaines et des semaines de stress, d'ordinateur, de mauvaise posture et d'immobilisme.

    Soit, je m'attendais à incarner l'idée de défi pour une masso, mais jamais de là à sentir rouler t-o-u-t-e-s les «boules de stress» sous les doigts de ma gentille bienfaitrice. J'avais l'impression que le haut de mon dos était une chaîne de montage de petits pois congelés. Je ne saurais dire si elle y prenait plaisir mais elle semblait avoir marquées toutes ces «boules» au feutre noir, les attaquant une par une avec une minutie crasse.

    - «Si ça vous fait mal, vous me le dites», m'annonça-t-elle avant d'attaquer la boule de stress #71.
    - «Amenez le rouleau compresseur, je vous prie», me répondis-je, dans ma tête.

    Je suis sortie de là à demie consciente ... mais d'humeur légère. J'en aurais bien pris trois de suite mais je comprends qu'un massage à la fois, c'est la norme.

    Mais malgré la détente procurée, je suis surtout sortie de là en maudissant l'avènement de l'ordinateur comme outil de travail. Parce que je me demande vraiment de quoi nous aurons l'air, nous, première «vraie» génération à manier l'ordi comme nos grands-pères maniaient la fourche dans les champs et ce, dès les premiers signes de la puberté.

    Je suis convaincue que les physios, chiros et massos de ce monde feront des affaires d'or en 2037. Quand toute notre gang arrivera à la retraite, pliés en deux et ayant comme seuls passe-temps de mémoriser les noms de tous les médicaments contre l'arthrite et les rhumatismes, entre deux clics de souris.

    En fait, si vous en êtes un ou une, j'attends votre témoignage, mais je ne connais personne qui possède LA posture parfaite en travaillant à l'ordi. Dos voûté. Cou qui s'allonge vers l'écran (comme si approcher sa tête de l'ordi était moins demandant que de faire un zoom in à même le clavier). Doigts engourdis. Poignet dysfonctionnel. Maux de dos. Fesses en compote. Pieds qui se balancent. Name it.

    L'heure est grave. Avis à tous les ados en choix de carrière: l'avenir est aux bobos d'ordi.
    Et moi, pendant ce temps là, je cultiverai mes boules de stress avec précaution, dans le seul et unique but de faire plaisir aux massothérapeutes de ce monde.

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    Un mot: insupportable

  • 09 mai 2007 @ 10:59
  • Créer une pièce de théâtre en exploitant le thème faste de l'insupportable. L'idée me semblait géniale et pétillante. C'était ce qu'offrait le Cabaret Insupportable, une pièce de la troupe Transthéâtre présentée jusqu'à hier soir au Lion d'Or, à Montréal. Le concept: regrouper dans un seul évènement, de nombreuses situations de la vie quotidienne que l'on considère insupportables. Insupportables à un point tel qu'on ne peut qu'en rire. Je vous explique ...

    L'exploitation du thème commence dans le hall où un portier unilingue anglophone nous accueille sans écouter le moins du monde nos réponses en français. Irritant, mais vaut mieux en rire.

    Une fois dans la salle - admission générale oblige - on finit par trouver de peine et de misère les quelques sièges libres restants. Et pourtant ... on avait prévu arriver en avance: 45 minutes avant le début du spectacle. Pendant ces 45 pénibles, très pénibles minutes, on nous a joué en boucle la même et unique toune de Linda Lemay qui s'égosille à nous chanter que son fils est un mime. 1 chanson. 45 minutes. In-sup-por-ta-ble.

    Commence (enfin!) le spectacle, animé de main de maître par un Stéphane Crête en feu, qui s'amuse joyeusement à nous taper sur les nerfs en demandant au moins 10 fois à la foule que nous étions «Çaaa vaaa bieeen ????», nous faisant répéter en prétextant qu'il ne nous entendait pas assez bien. Voyez le genre ? S'ensuivirent les «Ohhééééé» auxquels nous devions répondre les hééééooo de mise .... en nous disant intérieurement que le spectacle s'annonçait délicieusement irritant ....

    Pendant 3 heures (durée qui faisait probablement partie intégrale du concept), on nous a déballé, à la manière cabaret, des monologues, des chansons et des prestations sur scène qui nous ont illustré de toutes les manières les fondements de l'insupportable mais - il est important de le préciser - toujours par le biais de thèmes pas toujours si drôles que ça (la guerre en Afghanistan, la discrimination, l'environnement, etc.). Et c'est justement cette espèce d'opposition entre humour et sérieux qui a alimenté le spectacle non sans quelques rires jaunes. Comme avec:

    Le monologue d'un «discriminé» de la société qui, à cause de sa langue qui siffle (et quand je dis siffle, c'est bien «siffler» et non pas un banal zézaiement) quand il prononce les «c» et les «s» de chaque mot, se voit refuser son rêve d'être animateur de radio. Le fond de l'histoire est loin d'être drôle ... mais avec ce sifflet incessant, difficile de ne pas pouffer de rire.

    Le clown qui exploite à fond le thème de l'extrême bonne humeur avec «ses amis» qu'il «aime» (en l'occurrence, nous, le public). Avec ses chansons pour enfants et ses jeux ridicules de clown, on en vient qu'à se rappeler qu'un clown, par définition, c'est drôle et amusant pour les 0 à 6 ans. Après cet âge, c'est désagréable et drôlement déplaisant.

    Le numéro de danse moderne intitulé «The Fly» avec une danseuse sans aucune expression faciale qui répète le même mouvement de façon incessante sur une musique new age progressive. Une belle façon de nous rappeler que l'Art peut parfois être insupportable.

    Les projecteurs, en haut de la scène, qui brisent plusieurs fois pendant le spectacle, forçant un éclairagiste peu soucieux des numéros en cours à monter son échelle sur la scène et à réparer, comme si de rien était, le spot en question pendant que les acteurs tentent de jouer leur numéro. Sans oublier les ajustement nécessaires qui aveuglent, au passage, tous les spectateurs dans la salle.

    Le chanteur has-been qui tente, du mieux qu'il peut, de refaire sa carrière avec une interprétation désastreuse de l'hymne reconnu de Richard Desjardins «Tu m'aimes-tu ?». Clavier pré-programmé défectueux et voix nasillarde incluse. Ou, autrement dit, comment bousiller une chanson avec si peu de dignité.

    Et j'en passe, au risque de devenir insupportable moi aussi ...

    Bref, la soirée fut festive et les muscles de mon visage en ont eu pour leur argent. Avec parfois un léger sourire, parfois un fou rire qui mène aux larmes, cette pièce de théâtre a bien démontré que si le ridicule tue, il peut aussi devenir rapidement insupportable.

    Bien que, selon moi, le concept aurait pu être poussé beaucoup, beaucoup plus loin, l'audace de cette troupe de théâtre est remarquable.

    Je ne verrai plus jamais les clowns de la même façon ...

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    Vert

  • 07 mai 2007 @ 11:43
  • Et hop! Une petite touche de déco verte pour la nouvelle saison !
    La nouvelle saison du presqu'été ...
    Mais aussi la nouvelle saison de l'après-mémoire ...
    Hmm, ça sent l'air frais par ici ;)

    L'humain selon Mueck

  • 06 mai 2007 @ 11:45
  • L'artiste me fascinait depuis que j'avais reçu un de ces «power point» par email, où quelqu'un, quelque part, avait pris la peine de faire un diaporama présentant les oeuvres du sculpteur. Quelle fut donc ma surprise d'apprendre que l'artiste en question exposait, sous mon nez, à deux petites heures de route de chez-moi. En fait, il exposait jusqu'à ... aujourd'hui !

    J'ai donc pris la route hier matin en direction d'Ottawa pour prendre ma place, parmi la centaine d'autres curieux, dans le line-up qui précédait l'exposition de Ron Mueck, au Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa.

    Ron Mueck, c'est un sculpteur australien maintenant basé à Londres. Après avoir travaillé dans le milieu du petit et du grand écran, il décide de passer à l'Art et de créer ses propres oeuvres qui seront exposées pour la première fois en 1997 à la Royal Academy of Arts de Londres et ... qui n'ont connu qu'un succès grandissant depuis.

    C'est que selon moi, l'oeuvre de Mueck surpasse la notion d'Art en tant que simple inspiration du genre humain. Les sculptures de Mueck, sont, à quelques organes près, des humains en soi. En s'attardant à chacune de ses oeuvres, on croirait par moments les voir bouger, respirer. Bien qu'elles soient toujours démesurées - Mueck ne travaillant qu'en format miniature ou géant - le niveau de détail matérialisé par l'utilisation de la fibre de verre est à couper le souffle.

    Pour tout vous dire, les mots me manquent. Je laisserai donc parler les quelques images que j'ai trouvées au hasard du web.

    Pour voir des photographies à propos des «dessous» de ces oeuvres, c'est par ici.
    Pour voir un petit vidéo expliquant une de ces oeuvres, c'est .

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    Faire avancer la recherche

  • 03 mai 2007 @ 09:14
  • «Alors, ce mémoire, c'était à propos de quoi, au juste» me demandez-vous ?

    À moins que vous me montriez l'ordonnance de somnifère que vous a prescrit votre médecin, je vais vous épargner les détails de ma brique de 140 pages que j'ai déposée, en quatre exemplaires silvousplaitmerci, lundi dernier.

    Non pas que je n'en sois peu fière ... au contraire, j'estime le résultat final plus qu'à la hauteur de mes attentes. Mais c'est plutôt que je doute que la «brique» ne vous laisse un brin, disons, d'aridité en bouche.

    Mais puisque je vous aime bien, je vous en fait un portrait rapido en quelques mots: un outil réglementaire d'urbanisme (le plan d'implantation et d'intégration architecturale, aussi appelé PIIA) et l'impact de cet outil sur des quartiers résidentiels nouvellement construits en banlieue montréalaise. Voyez ? Je vous l'avait dit qu'on est loin du roman d'espionnage ...

    Et si je n'ose pas trop vous parler du sujet de ma recherche, c'est aussi parce que par définition, un mémoire de maîtrise, ça ne se lit pas avec un bon café le samedi matin ou entre deux battements de paupière, avant une bonne nuit de sommeil.

    Un mémoire de maîtrise, c'est beaucoup de travail avec pour une seul destination finale: les tablettes d'une bibliothèque universitaire. C'est bête. Mais c'est ça.

    «À quoi ça sert, alors ?» me relancerez-vous (c'est que vous êtes perspicaces)

    Ben, ça sert d'abord aux personnes qui vont s'intéresser au même sujet que le vôtre. Première condition. Cette personne va alors dépoussiérer puis emprunter le mémoire à la bibliothèque en question, en faire la lecture (bah, pas obligé de TOUT lire), et noter quelques passages. Dans son travail, la personne citera le mémoire en question, avec les propos qu'il contient. Du genre « Selon X (X, c'est moi), une hypothèse peut être posée pour répondre à la question ABC».

    Et c'est là que l'aventure commence. C'est là qu'une deuxième personne lira le travail de la première personne et, verra que, tiens-donc, une certaine madame X a écrit, dans son mémoire à propos du même sujet. Et alors cette deuxième personne ira à la bibliothèque, prendra le mémoire de X sur les tablettes,
    and so on, and so on ...

    Voyez le genre ? De là l'importance de ne pas raconter des bêtises dans un mémoire parce qu'à partir du moment où il est classé et tabletté en bibliothèque, tous nos propos peuvent être retenus contre nous, citations à l'appui.

    En d'autres mots, c'est ce qu'on appelle «faire avancer la recherche». Et c'est pour cette raison qu'il y a des monsieur et des madame X comme moi qui font ce genre de truc pendant 2 ans. Pour faire avancer la recherche. C'est à la fois noble et abstrait. Mais c'est surtout porteur d'une immense satisfaction personnelle.

    La satisfaction d'avoir fait notre petite part pour l'avancement des connaissances de ce monde. La satisfaction d'avoir suscité de nouveaux questionnements et de nouvelles pistes de recherche pour ceux qui aborderont le même sujet que nous et qui oseront nous citer. Mais surtout, la satisfaction d'avoir persévéré, d'avoir défriché et transpiré tous ces mots sur papier pour que, quelqu'un, quelque part lise un jour notre mémoire en se disant: «c'est exactement ce que je cherchais» ....

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    Mission accomplie

  • 01 mai 2007 @ 10:56
  • Même si je ne réalise pas encore tout à fait que je viens de «déposer» deux ans et demi de ma vie ...

    Même si je ne sais plus trop quel jour de la semaine nous sommes, faute de ne pas avoir vécu de «vrais» weekends depuis des lustres ...

    Même si j'ai encore en tête quelques phrases que je me surprend à penser que j'aurais pu tourner autrement ...

    Même si je me retrouve aujourd'hui dans ce «vide» professionnel qu'est l'espace-temps entre la fin d'une scolarité et le début d'un boulot ...

    Je suis toujours vivante.
    Le cerveau en bouillie mais le coeur léger.

    Le champagne a été sablé, hier.
    Les larmes de joies ont aussi été versées.

    Mais donnez-moi encore une ou deux journées pour savourer pleinement le moment.
    Et je vous reviens, c'est promis ...

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    Pour vrai, cette fois

  • 15 avril 2007 @ 13:00
  • Bon. Voilà. J'y suis presque. Plus que deux semaines avant le dépôt du mémoire. 15 jours. Ni plus ni moins.

    Je dois donc m'isoler - que dis-je, me menotter - et m'éloigner un peu de mon blogue le temps d'achever tout ce beau travail.
    Pour vrai cette fois-ci.
    Parce que la dernière fois que j'ai dit ça, ça n'a pas duré.
    Mais là c'est vrai. Pas le choix.
    Et, punition ultime, je vous donne la permission de me priver de vos commentaires si j'ose publier un billet d'ici le 30 avril.

    Ne vous tenez pas trop loin ...
    je vous reviens donc d'ici peu. Les doigts imprégnés des touches de mon clavier mais la tête libérée ...

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    Comment envoyer ses concurrents au tapis

  • 13 avril 2007 @ 11:52
  • Le titre de l'évènement me laissait un peu perplexe: «Le pouvoir de l'individu et le développement durable». Une phrase qui semble tout droit sortie d'un cours de croissance personnelle ésotérique.
    Et pourtant.
    Cette conférence, présentée hier soir par la TOHU, a été parmi les plus inspirantes que j'ai vues. Et j'oserais même la placer dans la même lignée que celles des Reeves et Suzuki de ce monde.
    Mais Reeves et Suzuki, en version business.

    Le conférencier i
    nvité, M. Claude Ouimet, est un québécois qui a plié bagages pour aller travailler aux États-Unis. Il est vice-président d'une compagnie de tapis modulaire, InterfaceFLOR.
    Vous cherchez le rapport entre les tapis et une conférence sur le développement durable ? Détrompez vous, le bonhomme n'était pas là pour nous vendre ses produits. Mais plutôt pour nous exposer sa philosophie d'entreprise.

    C'est que InterfaceFLOR est le plus gros fabricant de tapis modulaire au monde (coté en bourse) tout en étant un exemple remarquable d'industrie qui a pris la voie verte. La vraie voie verte. Pas celle qui fait qu'on s'engage à imprimer sur du papier recto-verso ou à bannir les gobelets de styromousse à côté de la machine à café. Mais bien celle qui demande une réorganisation géante et parfois douloureuse de l'entreprise.

    L'obje
    ctif ultime de la compagnie: zéro empreinte écologique pour la totalité de l'entreprise, d'ici 2020. Et quand on dit totalité, ça inclue les 5 «P»: personnes, procédés, produits, placements et profits. Depuis 1994, ils ont 52% du chemin de fait, expertises à l'appui. De quoi faire un pied de nez à tous les industriels de ce monde qui prétextent être incapables de verdir leur philosophie d'entreprise. InterflaceFLOR a réduit de 72% ses émissions polluantes dans ses usines nord-américaines, depuis 12 ans. 72% ! Dire qu'on s'acharne à piétiner un protocole de Kyoto qui demande bien moins que ça. Et l'entreprise a aussi mis sur pied un programme qui a presque complètement éliminé les «pertes» dans ses usines. Fini les lisières de tapis inutilisées. Tout se recyle ou est réutilisé à même les tapis ou ailleurs dans les procédés industriels de l'usine.

    Et quand ils ont décidé de prendre le virage vert, les dirigeants de la compagnie se sont tournés vers une biologiste renommée, Janine Benyus , qui concentre ses études sur le biomimétisme (biomimicry). En termes simples, le biomimétisme se résume ainsi: Comment la nature peut-elle nous aider à trouver une solution à nos problèmes ? Que pouvons-nous apprendre d'elle et comment s'en inspirer ? Ne vous inquiétez pas, on ne retombe pas dans l'ésotérisme, ici. On se penche simplement sur les mécanismes naturels qu'utilisent les plantes et les animaux pour vivrent. Puisque la nature a survécu aux pires cataclysmes depuis des millions d'années, favorise la coopération, utilise des ressources locales et ne consomme que l'énergie dont elle a besoin, pourquoi ne pas s'en inspirer ?

    Dans un contexte industriel, on s'entend qu'il est difficile de faire le lien entre biomimétisme et tapis modulaire.C'est pourtant le défi qu'a relevé avec brio InterfaceFLOR. Bien sûr, un tapis reste un tapis. Et entre un plancher en terre battue ou un tapis fait de fibres de nylon, on s'entend que l'un est plus «naturel» que l'autre. Mais puisque le tapis existe (et ne semble pas voué à disparaître prochainement), pourquoi ne pas en faire un objet un peu plus respectueux de l'environnement.

    D'abord, InterfaceFLOR a envoyé ses designers «dans la nature». La vraie nature. Avec un calepin et un crayon. Ils en sont revenus avec quelques constats à première vue bien simples: dans la nature, rien n'est parfait, tout est différent, mais tout est beau !

    Avec ces conclusions, ils ont donc conçus des modules de tapis (qui sont en fait, des carreaux qu'on assemble au sol, un peu comme des tuiles) qui sont tous différents. Vraiment différents. Pas un carreau n'a le même motif, la même texture et les mêmes couleurs. À l'exemple de la nature où pas une feuille d'arbre n'est identique à la feuille voisine. Si on trouve ça «beau» dans la nature, pourquoi ne pas l'appliquer à nos produits, se sont-ils dits. Pour l'acheteur, ça signifie ne plus se préoccuper du remplacement de modules de tapis usé: ils sont tous différents et donc, impossible de discerner les «neufs» des «vieux», même après 5 ans (tests à l'appuis). Et pour le fabricant, ça signifie moins de tracas pour répéter, lots après lots, des tapis précisément identiques en teintes, en matériaux et en motifs. Voyez des exemples ici ...

    Ensuite, ils se sont demandés comment se débarrasser de la colle toxique et peu écologique mais nécessaire pour l'installation des carreaux de tapis. Encore une fois, en s'inspirant de la nature - plus spécifiquement de la façon dont les petits lézards qui «collent» et «décollent» sur toutes les surfaces horizontales ou verticales, ils en sont arrivés à un processus remplaçant la colle par de minuscules petits morceaux de «papier adhésif» qui, suite à de nombreux tests, ont révélé une efficacité et une empreinte écologique beaucoup moindre que la plus verte des colles à tapis.

    Aussi, ils se sont demandés comment éliminer le plus possible les procédés de teinture qui sont si polluants et demandent une quantité d'eau phénoménale (55 gallons d'eau pour 1 petit carré de tapis !). Ils se sont demandés comment «fabriquer» des couleurs comme le font les caméléons, les papillons ou les paons qui ont des écailles ou des plumes qui reflètent la lumière en produisant des teintes châtoyantes. Parce que la nature le prouve: la forme et la texture d'un objet peut «produire» de la couleur, lorsqu'exposées à la lumière naturelle. Des recherches sont donc en cours, en ce sens, afin d'en arriver à des fibres de tapis qui, par leur forme et leur texture, prendront la couleur que la lumière naturelle voudra bien leur donner. Le résultat attendu ... des tapis qui changent de couleur et de teintes selon la lumière du jour. Merveilleux, n'est-ce pas ? Et faisable, surtout ...

    Bref, la compagnie que dirige M.Ouimet est inspirante dans le sens où elle démontre que, oui, c'est possible d'être à la fois une industrie et un modèle de pratiques environnementales. Et que oui, la technologie et la science sont là, disponibles main-te-nant, pour permettre aux grandes industries de ce monde de voir la vie plus verte. Mais encore faut-il avoir du courage administratif et économique. Et voir grand.

    Cette conférence m'a redonné espoir. Espoir qu'un jour, on n'aura plus besoin de conférences pour convaincre les entreprises de changer mais que ce sera un processus «naturel» et logique.

    Lecture qui ont réellement inspiré les dirigeants d'InterfaceFLOR, en lien avec les entreprises «vertes» et le biomimétisme : ici, et .

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    Virtuellement ailleurs

  • 12 avril 2007 @ 15:40
  • Moi qui aime tant me dépayser l'âme en parcourant des blogues partout sur la planète, me voici comblée.

    Je viens de découvrir les blogues (ou, dans le langage radio-canadien, les carnets) de 4 jeunes journalistes qui parcourent des régions émergentes du globe pour le compte de l'émission Radio-Monde, diffusée à la toujours très pertinente Première Chaîne de Radio-Canada.

    Entre deux chapitres de mémoire, j'ai l'impression de m'évader un peu ...

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    Sweet cabane

  • 10 avril 2007 @ 10:15
  • Souvent, je me surprend à penser qu'au Québec, nous n'avons pas de traditions très fortes en dehors de celles que nous a «imposé» la religion catholique (au temps où elle en avait le pouvoir). Et quand ce ne sont pas des traditions héritées de notre patrimoine génétique religieux, ce sont des fêtes qui sont plus internationales que locales et qui sont malheureusement devenues de pures orgies commerciales. L'Halloween et la St-Valentin pour ne pas les nommer.

    Seule exception, peut-être: la St-Jean-Baptiste. Mais même si elle est encore bien d'actualité, notre fête nationale a malheureusement perdu son patriotisme pour faire place à un certain alcoolisme déguisé.

    En y pensant bien, ne nous reste en fait qu'une seule belle et pure tradition qui, en plus de faire notre renommée touristique, rejoint encore petits et grands, une fois par année: la cabane à sucre.

    J'y suis allée dimanche et personnellement, je ne peux imaginer un printemps sans la traditionnelle sortie à la cabane à sucre qui vient avec. Parce que c'est un des signes officiels que le printemps est bel et bien là. Parce que c'est le prétexte idéal pour se retrouver en famille ou entre amis. Et parce que c'est un beau rituel qui mérite d'être perpétué pour les prochaines générations (du moins, jusqu'au jour où nos pauvres érables écoperont eux aussi des changements climatiques).

    Mais, année après année, je constate les mêmes phénomènes:

    Fait #1: Les petites cabanes commerciales ET pittoresques n'existent plus.
    Je la cherche encore cette cabane qui sentira le feu de bois, le sirop en ébullition et les fèves au lard. À moins d'avoir une petite cabane privée dans sa famille, dans la plupart des régions du Québec, on ne parle plus de cabanes mais presque d'arénas en soi. Bon. Si on y perd en nostalgie et en qualité de «bouffe maison», on y gagne en nombre de places et en efficacité du service. Mais bien souvent, ne manquerait que le comptoir fait de tubes métalliques et les cabarets en plastique orange pour que parfois on se croie dans une cafétéria champêtre. C'est dommage mais inévitable, j'imagine. Parce qu'une cabane à sucre, c'est devenu une entreprise en soi.

    Fait #2: On mange toujours trop quand on va à la «cabane».
    Le pire c'est qu'on le sait d'avance. Et on va même jusqu'à amputer les autres repas de la journée pour pouvoir se permettre d'être glouton et irréfléchi à la cabane à sucre. Et rendu là on se dit que ça n'arrive qu'une fois par année. Et que c'est si bon quand tout baigne dans le sirop d'érable. Et on sort de là complètement paf, en disant à qui veut l'entendre qu'on a beaucoup trop mangé et qu'on ne se sent pas très bien. Un peu comme si on voulait faire croire aux gens autour de nous qu'on nous avait fait avaler notre repas de force.

    Fait #3: La tire d'érable sur la neige devrait jamais être servie après le repas.
    Parce qu'après s'être envoyé tout ce sucre et tout ce gras en arrière de la cravate, la dernière chose à laquelle on pense s'est d'en rajouter une couche avec de la tire sur la neige. Mais, puisqu'une des raisons premières qui nous incitent à aller à la cabane, c'est justement cette tire, on se force, on se traîne - que dis-je: on roule - jusqu'au petit rack à neige et on se tortille quelques petites palettes de tire, question de justifier et d'assumer pleinement le mal de coeur qui suivra. Personnellement, y a toujours de la place pour ce petit extra, et je me limite rarement à une seule palette, question d'en avoir pour mon argent et pour l'année qui vient.

    Fait #4: Les rigodons ont cédé leur place aux «discos mobiles» et aux DJ improvisés.
    Même si on trouve ça parfois ridicule et que ça semble sorti tout droit d'une autre époque, reste que les traditionnels rills et set carrés joués ad nauseam par des «accordéonneux» et des «violonneux» sont un patrimoine musical en voie de disparition au Québec. Maintenant, on engage des «DJ Steve» ou des «DJ Dan» pour faire swinger la place. Ça manque cruellement de cachet et ça enlève tout le charme du panache d'orignal et des raquettes à neige accrochés au mur. Mais ça fait danser les enfants et ça fait taper du pied les plus grands. Je vous le demande: où sont donc passés les «violonneux» de ce monde ?

    Mais, détrompez-vous, rien de tout ce que je viens d'énumérer ne me convaincra de laisser passer un printemps sans une «cabane à sucre» en bonne et due forme. Parce qu'il nous faut des rituels pour se rappeler d'où on vient et par où ceux qui nous ont précédé ont passé. Et même si l'aspect de la cabane à sucre d'aujourd'hui ferait sûrement tourner quelques uns de nos aïeuls dans leurs tombes, il reste que le contenu reste le même: du sirop, de la tire et l'abus qui vient avec. Du moment qu'on sera capables de perpétuer la «gastronomie» de cabane à sucre, tout le reste peut bien changer. Car une tradition, ça évolue, ça change, ça s'adapte. Mais il faut que ce qui était à la base demeure. Et dans le cas des cabanes à sucre, jusqu'à maintenant, ça ne change pas trop.

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    Deux en deux

  • 09 avril 2007 @ 10:29
  • Une vraie bonne soirée de cinéma-divan. Il y avait des lunes que ça ne m'était pas arrivé. Et vendredi dernier, paf, deux en deux. Parce que dans le fait de louer deux films, il y a aussi le fait de trouver nécessairement un des deux meilleur que l'autre. Mais pas cette fois-ci.
    Les deux étaient bien différents, soit. Mais deux petites merveilles en leur genre.

    Tout d'abord, l'excellent (et très, très agréable à regarder) Ryan Gosling dans le film Half Nelson. Le beau Ryan - un ontarien, en passant - a d'ailleurs été mis en nomination pour ce premier rôle aux derniers Oscars. Le film raconte l'histoire d'un prof dans une école de Brooklyn, où il réussit tant bien que mal à inculquer des valeurs à ses jeunes écoliers qui bien sont loin de l'avoir facile. Piégé par une vie secrète faite d'habitudes douteuses et dévastatrices, il trouve son salut en aidant une jeune fille prise malgré elle dans les filets du trafic de drogues. Même si le scénario paraît truffé de clichés, il n'en est rien. Gosling est tout simplement criant de vérité dans ce rôle peu flatteur et aux limites de ce que la vertu peut supporter. Bref, un film à voir, sans hésitation.

    Ensuite, sur une note un peu plus légère, le film Stranger than Fiction (v.f. Plus étrange que fiction), mettant en vedette un Will Ferrell qui nous a habitué à des rôles, disons, moins consistants. Toutes les critiques attendaient donc le premier vrai rôle dramatique de Ferrell avec peu de sérieux. Mais, en toute honnêteté, il a relevé le défi avec brio. Le scénario est tordu et tout à fait fantaisiste mais on se plaît vite à y croire: un homme se met à entendre une voix qui fait la narration de sa vie et décrit avec exactitude chacun de ses gestes. Lorsqu'il découvre que la voix qu'il entend est en fait celle d'une auteure qui écrit, au même moment, le livre le mettant en vedette et surtout, lorsqu'il découvre que cette auteure (jouée à merveille par Emma Thompson) finit inévitablement tous ses romans en faisant mourir ses personnages principaux, il se met à la recherche de celle-ci. On s'amuse beaucoup et on se surprend à être délicieusement ému devant ce Will Ferrell désabusé et surtout, straight comme c'est pas permis. Un excellent film, malgré les apparences (et le fait qu'on le retrouve dans la section pas toujours inspirée/inspirante des «comédies», au club vidéo). Brillant, surprenant, et rafraîchissant.

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    Gourmandise organisée

  • 05 avril 2007 @ 11:40
  • Un des petits plaisirs qui colorent ma vie est certainement celui qui m'amène à découvrir de nouveaux restos. Une simple critique dans les journaux, sur internet ou la recommandation éprouvée d'un proche suffisent à me mettre l'eau à la bouche.

    Après trois années passées à Montréal, j'ai réussi à me monter une liste qui est, ma foi, assez gourmande et qui répertorie mes repères gastronomiques préférés ici.

    En fait, les habitués de mon blogue me diront que cette liste figure depuis longtemps en lien sur la présente page. Mais voilà, il n'y manquait qu'une chose, essentielle : vos suggestions !

    Alors je vous présente en grande primeur le tout nouveau Blogeneviève gourmand où sont listés, par catégorie, tous mes restos coups de coeur.
    Je vous invite donc chaleureusement à devenir mes collaborateurs gourmands en y ajoutant vos propres suggestions et vos recommandations gastronomiques.

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    En temps réel

  • 02 avril 2007 @ 10:20
  • Plus qu'un mois avant la date finale de dépôt de mon mémoire.
    Un mois. 30 jours. C'est à la fois long et court, tout dépendant de quel côté du calendrier on se place.

    Mais l'aventure se passe comme je l'avais prévue. Du moins, dans l'ensemble. Et surtout, jusqu'à présent ....

    Par ailleurs, nul besoin de vous dire que toutes les molécules d'inspiration disponibles dans mon cerveau sont réaffectées vers le département «rédaction du mémoire», au détriment de la rédaction de mon blogue. Il faut bien que quelqu'un écope quelque part. Sans toutefois tirer la plogue ... parce qu'après tout, il n'y a pas que le travail dans la vie, n'est-ce pas ?

    Et il y a la portion du «après» qui commence à se pointer le nez. Parce qu'«après», il y aura une suite, c'est certain. L'aventure de la maîtrise s'achèvera probablement au début de l'été (après corrections) et je commence à envisager ce qui viendra après ...
    Un voyage ? Fort probablement ...
    La destination ? hehe à suivre ...
    Et il y aura aussi le futur emploi à trouver. Le cv à mettre à jour. Et l'été duquel profiter !

    Bref, l'avenir s'annonce stimulant. Le court terme comme le long.
    Mais pour le moment, il y a ce mois d'avril ...
    Qui fondra probablement au même rythme que le chocolat de Pâques que je dévorerai, très prochainement.

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    Le vent s'est bel et bien levé

  • 31 mars 2007 @ 11:25
  • Un film qui remporte la Palme d'Or à Cannes a, par le fait même, un auditoire conquis à l'avance. Dans mon cas, du moins, depuis 2000, pas un de ces films «palmed'orisés» ne m'a laissée de glace. J'ai en effet savouré avec délectation, depuis cette année là, Dancer in the Dark, La chambre du fils, Le Pianiste, Elephant, Fahrenheit 9/11 puis L'enfant, en 2005.

    L'année 2006 ne fit pas figure d'exception et précipita sur nos écrans un pur chef-d'oeuvre cinématographique digne de la lignée cannoise: The Wind that Shakes the Barley (v.f.: Le vent se lève). Bien que le film soit sorti l'été dernier en Europe, son arrivée en sol américain ne date que de 3 semaines environ.

    Mené de main de maître par le brillant et toujours surprenant directeur anglais Ken Loach, ce film joue - on m'avait d'ailleurs prévenue - sur un intense registre d'émotions. Frôlant à maintes reprises la zone d'inconfort du spectateur, le sujet du film est en effet loin d'être facile à manier: la guerre d'indépendance de l'Irlande.

    Personnellement, à part le fait de savoir que british et irish sont deux peuples à jamais irréconciliables, j'étais novice et plutôt ignorante sur cette bataille identitaire qui s'est jouée en sol irlandais aux environs de 1920. Mais le génie de Ken Loach m'a permis de comprendre et surtout, de sentir toute l'émotion émanant de cette guerre qui divisa à jamais l'Irlande.

    Je ne vous cacherai pas que j'ai parfois détourné la tête pendant quelques scènes d'une violence, disons, difficilement imaginable mais que j'ai tout autant versé des larmes bien réelles, étouffant comme je pouvais, de gros sanglots dans mon foulard tout détrempé.

    Pour la cette dualité d'émotions qui nous tient collé au siège pendant 120 minutes ...
    Pour les performances irréprochables des acteurs ...
    Pour les images magnifiques d'une Irlande verdoyante ...
    Pour une leçon sur l'improbable destin d'un peuple qui se croyait jusque là uni dans la fraternité ...
    Pour cette même fraternité qui peut, du jour au lendemain, mener à la barbarie ...

    Je vous recommande ce film. Tout comme d'autres critiques, ici et , l'ont fait avant moi.

    Un film à voir avec un coeur et des yeux bien préparés.
    En version originale sous-titrée de préférence pour bien saisir la complexité historique.

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    Un seul mot sur les élections

  • 27 mars 2007 @ 10:10
  • Un seul mot pour décrire le résultat des élections provinciales d'hier: Humilité.

    Humilité pour les Libéraux qui doivent avouer, ce matin, qu'ils n'étaient peut-être pas si imbattables que ça. Vlan dans les dents.

    Humilité pour le Parti Québécois qui doit considérer le message comme clair: les Québécois veulent maintenant entendre parler d'autre chose que de l'éternel débat séparatiste / fédéraliste. Ils veulent agir.

    Humilité pour les sondeurs qui prétendent habituellement détenir la vérité infuse et qui, cette fois-ci, n'ont jamais vu venir le coup que l'Action Démocratique du Québec vient de leur jouer. Et si on faisait un peu moins de sondages, la prochaine fois, les copains ?

    Humilité pour les analystes politiques des journaux et de la télévision qui n'ont, eux non plus, rien vu aller à propos de la montée fulgurante de l'ADQ. C'était à la fois amusant et déroutant de voir leur mine stupéfaite à mesure que sortaient les résultats, hier.

    Et humilité pour Mario Dumont qui, malgré le fait que le mérite de la véritable «victoire» lui revient, devra relever le défi avec un gouvernement minoritaire on ne peut plus dysfonctionnel. Un bien beau training pour un futur premier ministre, ça.

    Et nous, citoyens, quelle leçon pouvons-nous en tirer ?
    Que quand on veut vraiment changer le cours de l'histoire, tout est possible ...

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    Réflexion d'élections

  • 26 mars 2007 @ 15:27
  • L'adulte ne croit pas au Père Noël.
    Il vote.

    [
    P. Desproges, humoriste français]

    La brique du samedi

  • 25 mars 2007 @ 11:55
  • L'histoire est banale.
    Sans intérêt.
    Tellement sans intérêt que c'est exactement pour cette raison que la moutarde me monte au nez.

    Pour la (- mettre un chiffre ici -)ième fois, hier, je me suis fait piquer mon journal.
    Et pas n'importe lequel: MON journal du samedi. LA brique hebdomadaire. Celle pour laquelle je sacrifie joyeusement 2 grosses heures à tous les samedis matins. Celle qui fait partie intégrale de mon rituel weekend. Mais hier, je n'ai pas eu la brique: juste le fanal*.

    J'ai dû m'absenter toute la journée hier et je n'ai donc pas pu ramasser mon journal au petit matin, sur le balcon. Naïve comme je suis, je me suis dit qu'il serait probablement encore là à mon retour (retour qui, par ailleurs, a été retardé jusqu'aux petites heures de la nuit). Mais à mon arrivée: rien ! Pas de journal, rien. Quelqu'un a probablement décidé que mon journal avait froid, tout seul sur le balcon. Avec une bonté exemplaire, il a décidé de le rentrer chez-lui afin de le réchauffer. Alors là, merci. J'apprécie. Vraiment. C'est trop.

    Zut de zut ! À chaque fois ça me met vraiment hors de moi ! Et en même temps je me dis: «Bah, tout ça pour un pauvre journal qui vaut environ 2$.» Et je me réponds du tac-au-tac: «Justement, si ça ne vaut que 2$, alors «il» aurait pu aller s'en acheter un au dépanneur du coin plutôt que de me piquer le mien.» Ç'aurait été quoi de le laisser gentiment sur le balcon ? Y a-t-il un délai maximal après quoi un journal laissé seul sur un balcon devient propriété publique ?

    Et à chaque fois, une fois la colère passée, ça me rend maussade. Parce que je me dis que c'est triste de vivre dans une société, un pays, une planète, où l'honnêteté est trop souvent une denrée rare. Où la négligence ou la naïveté des uns font le vice des autres. Où l'idée de retrouver un portefeuille égaré relève de la pure illusion.
    Sincèrement, moi ça me désole.
    Même si c'est pour un tout petit journal.

    C'est une histoire banale.
    Et sans intérêt.
    Mais l'histoire a quand même une morale : l'avenir et le journal appartiennent à ceux qui se lèvent tôt.

    * pour mes lecteurs français: Attendre quelqu'un avec une brique et un fanal = attendre de pied ferme

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    Recette du printemps

  • 21 mars 2007 @ 17:04
  • Deux ou trois tasses de renouveau
    Les bourgeons qui se pointent doucement le bout du nez
    Les journées qui s'allongent
    Les terrasses qui apparaissent subtilement sous la dernière couche de neige

    Une pincée d'anxiété:
    La fin imminente de ma maîtrise
    Le mémoire qui avance, qui avance
    Le temps qui file, qui file

    Une cuillère à soupe bien, bien comble de déjà-vu:
    Les élections
    Les candidats qui participent aux élections
    Les discours des candidats qui participent aux élections

    On arrose le tout de quelques rayons de soleil
    Et on laisse mijoter len-te-ment pour encore quelques semaines
    Et on savoure avec beaucoup, beaucoup de sirop d'érable

    Aucun doute: j'adore le printemps !

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    ADN en images

  • 20 mars 2007 @ 20:14
  • L'idée va faire du chemin, c'est certain. Quant à moi, je l'ai prise ici.
    Ce n'est rien de bien compliqué. Mais fallait vraiment y penser.
    Faire un balisage de l'ADN «visuel» de la planète.

    Parce que même si on ne parle pas le même langage, on est tous capables d'interpréter les mêmes images.
    De faire parler ces images.

    Grosso modo, pour faire un «profil visuel» d'ADN, il suffit de faire choisir à des personnes des images représentatives pour elles, selon des thèmes précis. Le résultat est beaucoup plus simple qu'une spirale de molécules et se résume en fait à un petit diaporama tout en images, illustrant les valeurs et les rêves qui nous caractérisent.

    Aussi, selon 4 catégories, on décrit votre profil avec quelques mots clés. Dans mon cas, voici ce que ça donne (désolée, c'est en anglais).

    Mood: type Easy Rider
    Fun: type Escape Artist
    Habits: type New Wave Puritan
    Love: type Love Bug

    Vous n'y comprenez rien ?
    Alors allez vite faire votre profil ADN visuel et vous verrez qu'on partage peut-être les mêmes «gènes» en images ... Par après, vous pouvez même comparer votre profil avec de millieurs d'autres humains sur cette Terre.
    Et ça, c'est amusant comme tout, vraiment ...



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    Au bout du rouleau

  • 18 mars 2007 @ 15:20
  • Dans la foulée de la métamorphose écolo de mon petit logis, un autre virage vert est vite devenu tout aussi nécessaire que celui que j'ai fait prendre à mes produits d'entretien ménager. Un virage auquel on porte peu attention mais qui réside dans de petits gestes quotidiens. Gestes qui sont ... disons ... essentiels à notre condition humaine.

    En effet, depuis plusieurs mois, je n'achète que des produits faits en papier 100% recyclé pour mes essuie-tout, papier hygiénique et mouchoirs. Un geste banal et commun, qui ne semble pas très lourd de conséquences. Mais quand on pense au nombre de ces boîtes et rouleaux que nous consommons chaque semaine, chaque année, les chiffres qui suivent donnent la frousse:

    «Si chaque ménage au Canada remplaçait un seul rouleau de papier hygiénique provenant de forêts anciennes avec un rouleau de papier hygiénique recyclé, 47 962 arbres seraient épargnés.»

    Parce que la plupart de ces produits sont faits de papiers non-recyclables (il va de soi !) et parce qu'ils sont fabriqués à partir d'arbres provenant de forêts anciennes (forêts où la majorité des arbres ont atteint la longévité naturelle de leur espèce), le constat est alarmant. Au Canada, la forêt boréale qui est si caractéristique de notre pays compte pour 25% du total des forêts anciennes de la planète !!! Malheureusement, de toutes ces forêts anciennes, près de 80% d'entre elles ont déjà été anéanties par la production papetière ou forestière à l'échelle mondiale. Et, plus près de nous, dans notre contexte quotidien, il y a malheureusement une belle partie de cette ressource qui disparaît, littéralement, au fond de la cuvette.

    Au Québec, peu de compagnies ont jusqu'à maintenant eu «l'audace» de commercialiser des produits de papier jetables - mouchoirs, papier hygiéniques et essuie-tout - faits de fibres 100% papier recyclé. En fait, à ma connaissance, seule la compagnie Cascades a pris le virage vert et mérite d'ailleurs d'être applaudie pour avoir «osé» attaquer le problème de front et en faire même sa marque de commerce. D'ailleurs, une récente émission a mis en lumière le fait troublant que quelques compagnies fabriquant de tels produits incluent pourtant un pourcentage de fibres recyclées dans leurs produits mais: elles ne l'indiquent pas sur leur emballage ! La raison ? Stratégie marketing oblige, ces compagnies ont peur de perdre des consommateurs, ceux qui n'achètent pas pas de produits recyclés sous prétexte que ce n'est «pas propre», «pas assez blanc» ou pas assez «doux» pour les délicates parties de leur corps.

    Pourtant, les produits fabriqués avec la technologie de recyclage et de désencrage actuelle sont tout aussi comparables en qualité que les «non-recyclés» et ... tenez-vous bien ... ils coûtent bien souvent aussi sinon même moins cher que les produits en papier ultra-blanchis et ultra-chimiquement traités qu'on nous offre sur la tablette d'à côté. Et nul besoin de se déplacer dans des boutiques spécialisées pour s'en procurer car de plus en plus de grandes chaînes de magasin offrent de tels produits.

    Pour y voir plus clair et pour sensibiliser les consommateurs à acheter des produits 1) provenant de fibres recyclées et 2) ne provenant pas d'arbres de forêts anciennes, Greenpeace a élaboré une liste de produits «recommandés» ou «à éviter» dans nos achats à la pharmacie ou au supermarché. On y a répertorié la plupart des produits disponibles au Canada et on en a analysé l'origine et la composition. Un boulot crédible et étoffé.

    La morale de cette histoire ? Notre part pour l'environnement réside vraiment au coeur de petits, petits gestes. Parfois si petits qu'on oublie vite leur conséquence une fois la chaîne tirée ...

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    Noir et audacieux

  • 16 mars 2007 @ 08:50
  • Call me strange, mais j'adore mélanger les saveurs sucrées et salées. Simultanément. Le meilleur exemple de cette lubie étant le délectable bonheur que j'ai à déguster une palette de chocolat ET un sac de chips. Dans l'ordre, dans le désordre, en même temps, peu m'importe. J'imagine que ce sont mes papilles qui aiment bien s'agiter toutes en même temps. Ça fait moins de chicane entre elles.

    Cette semaine, j'ai trouvé une excellente façon de combler cette dualité gustative sans pourtant sombrer dans la trivialité des friandises achetées en bout d'allée dans un supermarché: du chocolat noir à la fleur de sel.
    En plus d'avoir un nom à évocation romantique, ce chocolat est aussi une explosion inusitée de saveurs où se mélangent l'amertume du cacao, la douceur du chocolat et la touche salée des éclats de fleur de sel. Bref, tout ce qu'il faut pour faire bambocher des papilles.

    Celui que j'ai dégusté venait de la charmante et trop gourmande boutique Suite 88, rue Saint-Denis à Montréal. Mais je parie que plusieurs chocolatiers européens ont déjà tenté ce mélange des genres bien avant eux.

    Si vous osez un jour, vous m'en donnerez des nouvelles, entre deux bouchées ...

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    Expatriée, moi ?

  • 15 mars 2007 @ 09:00
  • Après avoir vu ce questionnaire récemment chez Caroline à Londres, chez Béo, chez 6 heures plus tard et ailleurs, je me suis surprise à les envier de pouvoir se considérer comme de joyeuses expatriées nostalgiques. J'ai pourtant réalisé que sans m'en douter, je faisais un peu partie du groupe, à ma façon.

    Car oui, en quelque sorte, je me suis expatriée, il y a de cela déjà presque 10 ans. J'ai quitté mon «ancien pays» qu'est la Gaspésie, pour m'exiler dans ces tout autres «nouveaux pays» qu'ont été la ville de Québec, puis Montréal. Parce que, selon moi, c'est une forme d'expatriation en soi (car ce sont deux mondes bien différents), je me suis dit que j'avais tous les critères exigés pour avoir droit de remplir cet amusant «questionnaire des expatriés».

    Voici donc mes réflexions sur cet exil à même le sol québécois.

    5 choses que vous aimez de votre «nouveau pays»:

    - La diversité: diversité culturelle, diversité ethnique, diversité gastronomique, diversité linguistique. J'adore baigner dans ce bassin aux influences variées.

    - Les tendances: dans la mode, la culture, les évènements. J'aime être en constamment en mode update, toujours à la recherche de nouveautés.

    - Les grands évènements: les spectacles de calibre international, les festivals dans la rue, été comme hiver, les fêtes à grand déploiement.

    - Le choix de restos: gourmande comme je suis, un de mes premiers buts en arrivant à Montréal, a été d'essayer tout plein de restos. À voir ma liste en date d'aujourd'hui, je crois bien y être arrivé. Et ça continue, croyez-moi ...

    - Le relatif anonymat: autant je peux être de nature sociable et aimer rencontrer des gens que je connais au hasard d'une allée de supermarché (voir prochaine question), autant j'apprécie ici de pouvoir aller faire des emplettes avec les cheveux en bataille et mon haut de pyjama sous mon manteau sans crainte de rencontrer quelqu'un que je connais. Bien entendu, la Loi de Murphy étant ce qu'elle est, le truc n'est pas infaillible, mais j'apprécie le pourcentage élevé de probabilités que ça n'arrive pas ...

    4 choses qui vous manquent de votre «ancien pays»:

    - le calme / tranquilité / la sainte paix: Parce que là-bas, les gens ne sont pas stressés par leur rythme de vie quotidien, par les embouteillages, par les line-up partout, par le workaholisme, par le coût de la vie, par l'appel de la gloire ...

    - le fleuve: ce fleuve qui a été mon voisin arrière pendant toute mon enfance, ce fleuve aux mille et un goélands, ce fleuve qui sent bon l'air salin, ce fleuve qui se déchaîne dans ses marées d'automne, ce fleuve qui berce, ce fleuve qui m'apaise ...

    - mes proches, mes racines, mes amis d'enfance: pas de surprises ici avec cette révélation qui allait de soi ...

    - la familiarité: au risque de me contredire avec ce que j'ai écrit un peu plus haut (ne cherchez pas à comprendre), j'adore avoir la certitude de rencontrer quelqu'un que je connais en allant au supermarché, à la pharmacie ou dans un bar quand je retourne en Gaspésie. Je ne vais pas souvent dans mon coin de pays alors alors ces rencontres fortuites sont toujours source de souvenirs, de nouvelles et de «pis, qu'est-ce que tu fais de bon?».

    3 choses qui vous énervent un peu (ou beaucoup) dans votre «nouveau pays»:

    - Le mépris envers les «régions»: parce que je me fais souvent demander si on a l'aqueduc ou le téléphone en région, parce que je me fais souvent dire qu'il n'a rien à comprendre aux choix que font les gens de vivre loin de tout, parce que j'ai déjà entendu des personnes prôner la «fermeture des régions», parce que je déteste entendre des intellectuels se prononcer sur le sort des régions alors que la plupart n'y ont jamais mis les pieds pendant plus que 10 jours en vacances.

    - la glorification de l'automobile: parce que je ne comprend pas l'entêtement des gens à prendre leur automobile pour TOUS leurs déplacements même si le réseau de transport en commun (en ville, du moins) est efficace et bien développé. En région, l'automobile est un mal nécessaire car le transport collectif est inexistant (et quasi impossible à mettre en place vus les distances et le manque de densité urbaine). Mais ici ??? Mon incompréhension va d'ailleurs de pair avec l'entêtement des gens de fuir à tout prix la ville pour aller s'installer dans des banlieues situées à 1h de route de leur lieu de travail (2h, aller-retour !). Désolée, mais ce phénomène social m'échappe ...

    - la chaleur estivale suffocante: pour une fille qui vient d'un coin de pays où le mercure ne monte que rarement au-dessus de la barre des 25°C et où la «petite laine» est à considérer, les soirs d'été ... des canicules estivales, ça frôle l'insupportable. 40°C, est définitivement mon point d'ébullition personnel.

    2 choses qui vous surprennent (ou qui vous ont surpris, jadis) dans votre «nouveau pays»:

    - le manque de civisme: qui dit grande ville dit plus de monde et dit, nécessairement, individualisme et repli sur soi. Ça, j'ai eu beaucoup de difficulté à m'y adapter. La conduite sur les rues et autoroutes montréalaises et la devise «conduis pour toi, fais ta place» m'échappent toujours. D'ailleurs il n'est pas rare que je commette - malgré moi - le «sacrilège» qui ici, se résume à laisser passer les gens devant moi dans un embouteillage, à remercier d'un signe de la main ceux qui me laissent passer, et à faire preuve de courtoisie envers les piétons. Malheureusement, il semble que ce «sacrilège» soit plus commun en régions qu'ici ...

    - entendre parler anglais autour de moi, surtout au centre-ville: je ne m'habitue toujours à ce que des gens, des travailleurs, des commis, m'abordent avec des «hi!» ou des «hello!» avant le «bonjour!» officiel auquel je m'attend. Si je suis chanceuse, j'ai droit à la traduction simultanée «Hi! / Bonjour!» mais sinon, je risque un «bonjour!» à tout hasard pour indiquer que oui, je parle français / I speak French.

    1 chose de votre nouveau pays, qui vous manquerait si vous aviez à repartir

    - la vitalité, la variété, la diversité des genres: les possibilités de sorties et d'évènements sont gigantesques et il est difficile de prouver qu'on peut s'ennuyer à ne rien faire ici. Je ne saurais comment vivre sans ces stimuli culturels et cette animation constante autour de moi. Je l'admets, j'en suis addicted.

    Le verdict final de ce questionnaire que j'ai joyeusement «emprunté»: je suis une urbaine dans l'âme et une rurale dans le coeur.

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    Citizen Lambert

  • 12 mars 2007 @ 10:04
  • Vu hier dans le cadre du Festival International du Film sur l'Art de Montréal (FIFA), un très beau film - nommé Citizen Lambert - portant sur la vie de l'architecte montréalaise Phyllis Lambert. Il était d'ailleurs temps qu'on fasse un tel film sur la vie de cette «Jeanne d'ARChitecture» comme on la surnomme, car la dame a maintenant 80 années bien sonnées derrière elle. Pour ceux qui ne connaissent pas le personnage (ou pour ceux qui la connaissent que sous les ragots médiatiques à son sujet), Phyllis Lambert a eu un parcours de vie hors du commun.

    Elle est née Phyllis Bronfman, fille du richi
    ssime baron du whisky Samuel Bronfman, qui était le propriétaire de l'empire Seagram. À titre comparatif - et au risque de tomber dans l'hyperbole - disons que la famille Bronfman est à Montréal ce que Bill Gates peut être pour la Californie (à des époques différentes, il va de soi). Bon, naître dans un tel environnement ne favorise pas la pauvreté matérielle et intellectuelle mais Madame Lambert a tout de même le mérite d'avoir accompli plusieurs réalisations professionnelles bien singulières.

    Son exploit le plus remarquable, selon moi, c'est d'avoir eu le privilège de côtoyer, que dis-je, de faciliter le travail du grand, très grand architecte de renommée planétaire: Mies van der Rohe. En effet, dans les années 50, elle fut la personne-clé (directrice du planning) grâce à laquelle cet architecte allemand exilé en Amérique construisit l'ambitieux Seagram Building à Chicago. Ce qui n'est pas rien car ce gratte-ciel reconnu est probablement celui qui, encore aujourd'hui, a le plus influencé la transformation de l'architecture nord-américaine d'après-guerre. Bref, un icône en soi. Phyllis Lambert a donc marqué le projet à sa façon, bien sûr en devenant complice et amie de Mies van der Rohe mais surtout, en accédant à un tel poste, entourée d'hommes d'affaires influents (qui devaient d'ailleurs la regarder de très haut) dans les années 50.

    Dans les années 70, elle a fondé l'organisme Héritage Montréal et est devenue une ardente militante de la sauvegarde du patrimoine montréalais. Sans Phyllis Lambert et son amour inconditionnel du patrimoine d'ici, plusieurs magnifiques bâtiments en pierre grises de Montréal ne seraient peut-être plus de ce monde aujourd'hui. En effet, Héritage Montréal a combattu les décisions politiques et a sensibilisé le public à l'éminente destruction de ces oeuvres architecturale et ce, en plein coeur des mouvements de restructurations urbaines modernistes des années 70. Avec Héritage Montréal, Phyllis Lambert a réussi à passer le message qu'il est possible d'intégrer la trame historique de l'architecture à une activité économique vivante, sans pour autant tout détruire le passé. Parce que comme elle le dit si bien: «Sans trace de son histoire architecturale, un peuple devient sauvage».

    Enfin, en 1979, elle fonde le Centre Canadien d'Architecture (CCA), à Montréal. Le CCA est depuis devenu un centre de renommé mondiale en ce qui concerne ses immenses collections d'archives et son centre de recherche portant sur la théorie et la pratique architecturale sous toutes ses formes.

    Mais Madame Lambert n'est pas le type de personnage qui fait l'unanimité, tant dans le milieu architectural que politique. Car la dame n'est pas très portée sur les compromis et est reconnue comme étant une sorte de «dame de fer» de l'architecture québécoise. Encore aujourd'hui, bien des yeux roulent quand Phyllis prend une tribune pour défendre une cause quelconque. Bien qu'ayant plusieurs détracteurs - dont plusieurs la voient comme opportuniste et parvenue - Phyllis Lambert a tout de même le mérite d'avoir poussé son amibition à ses limites. Ambition grassement monnayée par l'héritage paternel de Seagram mais ambition quand même. Parce qu'elle a encore aujourd'hui la volonté de faire bouger les choses, parfois de façon un peu brutale, elle mérite amplement l'hommage cinématographique qu'on lui a fait en cadeau ...

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    Noirceur au menu

  • 10 mars 2007 @ 12:25
  • L'obscurité. Totale. Pas de lumière si ce n'est que du panneau lumineux indiquant la sortie. Des voix autour. Des rires. Des bruits de couverts. Quelques verres qui s'entrechoquent. Prenant mon courage à deux mains, je prends ma fourchette et commence à explorer cette assiette devant moi. Cette assiette que je ne voyais pas du tout, en fait ...

    Ce récit, ce n'est pas le résumé d'une panne d'électricité vécue en plein souper au restaurant. Mais bien mon expérience, hier, dans un resto inusité où l'on mange dans l'obscurité. Vous avez bien lu: dans le noir. Pas de lumières tamisées ni de petites chandelles romantiques: rien. On vous demande même de laisser tout accessoire potentiellement lumineux (montre, cellulaire, appareil photo) dans un vestiaire sous clé, dans le hall.

    Le resto O.Noir a récemment ouvert avec pignon sur la rue Ste-Catherine, à Montréal. Plus qu'une expérience gastronomique, on y vit plutôt une expérience sensorielle comme nulle part ailleurs. L'idée vient de Zurich et a déjà fait le tour du monde (New York, Los Angeles, Berlin, Paris) avant de s'installer en sol montréalais. Le concept ? Faire vivre une expérience de «non-voyant» à des «voyants», tout en misant sur l'expérience gustative ... sans les yeux.

    Dès notre arrivée, on nous accueille dans un hall - éclairé, il va de soi - où on nous explique le concept du resto et où on nous demande de laisser manteaux et accessoires dans un vestiaire sous clé. Avant même de pénétrer dans la salle plongée dans l'obscurité, on nous présente le menu et on prend nos commandes. Et dans le menu, on propose l'option «surprise» où, en plus de ne pas voir ce que l'on mange, on ne sait pas à quoi s'attendre comme mets. Tant qu'à vivre l'aventure, vivons-la à fond : l'option «surprise» je pris donc. Entrée, plat principal et dessert: je n'avais aucune idée de ce que j'allais manger.

    Le serveur vient ensuite nous chercher dans le hall. Il nous accueille, nous prend la main, nous demande notre nom. Mais dans le cas de notre serveur, ce n'était pas que pures formalités mais bien une nécessité: notre serveur était non-voyant. Comme tout le staff du resto d'ailleurs (à part les cuisiniers et les hôtesses, on s'entend). Le resto se fait un point d'honneur de former et de donner une opportunité d'emploi à des personnes non-voyantes. Car pour ces gens, se trouver un emploi «normal» n'est pas simple, on l'imagine.

    Notre serveur nous demande donc de se placer à la queue-leu-leu derrière lui et de le suivre dans la salle à manger où l'expérience commence, non sans excitation et hystérie de notre part. On n'y voyait absolument rien. Ni silhouettes, ni ombres ... rien. C'était à la fois affolant et intriguant de s'asseoir à notre table sans trop savoir lequel de nos amis était face à nous. Et surtout, de n'avoir aucune idée du décor ou des autres invités dans la pièce. Bien entendu, la situation est tellement inusitée que le fou rire est inévitable. On cherche à tâtons notre assiette - ah, la voilà - les couverts et on essaie de visualiser notre bulle, notre environnement immédiat. Ce qui s'avère impossible.

    Vient ensuite le service des plats, toujours par notre serveur non-voyant qui, de sa mémoire phénoménale, nous sert nos plats en nous appelant par notre nom, repérant ainsi l'endroit où nous sommes assis. Les plats «suprises» arrivent. On tâte de nos mains - pas trop le choix si on veut savoir où est notre assiette - on sent, on lance des hypothèses sur ce que ça peut bien être et on goûte. Et là débute le réel plaisir. Car on est tellement habitués à voir ce que l'on mange qu'on en vient qu'à oublier les saveurs qui composent vraiment nos repas. On sait d'amblée ce que goûte le poulet, les haricots et le chocolat qu'on achète au supermarché mais quand on porte la fourchette à notre bouche sans avoir vu auparavant, c'est une toute autre expérience. Et croyez-moi ... couper un filet mignon dans le noir, ça demande beaucoup de concentration (et ça salit la nappe autour d'une assiette aussi!). Je dois avouer que plusieurs fois pendant la soirée j'ai porté une fourchette vide à ma bouche ;)

    En plus, l'expérience est tellement totale que le simple fait d'aller au petit coin demande l'intervention du serveur qui nous y guide, la main sur son épaule. Mais ne vous inquiétez pas, l'expérience de l'obscurité ne se poursuit pas dans cette zone du resto: on a gentiment pensé y tamiser les lumières ;)

    Et la bonne nouvelle, c'est qu'en plus d'engager des employés non-voyants et de sensibiliser les «voyants» à ce que peuvent vivre les gens qui ont des déficiences visuelles, le resto s'engage à verser 5% de ses profits à des organismes de charité qui soutiennent la même cause.

    En bref, O.Noir est le genre de resto où aller pour une «expérience» plutôt que par choix gastronomique. Non pas que la nourriture «surprise» était médiocre mais bien parce qu'à la fin du repas, on se surprend à vouloir vite retrouver l'usage de nos yeux. Le genre de resto où une seule visite suffit mais ... quelle visite !!!

    Restaurant O.Noir
    1631, rue Ste-Catherine O.
    (514) 937-9727

    +
    Les dons aux organismes de charité,
    Le fou rire garanti
    L'expérience sensorielle incroyable

    -
    Le prix (37$ pour une table d'hôte 3 services) mais qu'on paie en se disant que après tout, c'est «pour une bonne cause» et que l'expérience en valait le prix
    Le niveau sonore de la salle (plus le niveau de lumière diminue, plus l'humain semble avoir tendance à crier ... et si un
    party de filles à côté s'ajoute à l'équation, la salle tourne vite à la cacophonie ambiante)

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    Huit mars

  • 08 mars 2007 @ 10:15
  • Journée de la Femme

    Journée pour celles qui nous inspirent
    Journée pour celles qui changent le monde à leur façon

    Journée pour apprécier ce que des femmes ont accompli, avant nous
    Journée pour se dire qu'il faut persévérer

    Pour que d'autres, ailleurs, puissent suivre notre trace

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    Mini-moi

  • 07 mars 2007 @ 10:15
  • Trouvé chez Caroline à Londres aujourd'hui, ce petit jeu très amusant qui permet de se fabriquer une image cartoon de soi-même. J'ai tenté l'exercice et voici ce que ça donne, à peu près:


    Pour ceux qui me connaissent - réellement ou virtuellement - notez la présence volontairement ajoutée de la pile de livres et du décor londonien (non seulement parce que je suis amoureuse de la capitale anglaise, mais parce qu'en plus, le seul décor potentiellement «canadien» aurait été un décor hivernal avec motoneiges, bonhomme de neige et camp en bois rond ... pfff).

    Et pour ceux qui ne me connaissent pas, mis à part les cheveux qui mériteraient d'être plus frisottés (l'option «bouclé naturel» n'était pas dispo non plus), c'est somme toute réussi ;)

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    Tout ce que vous ne lirez pas

  • 06 mars 2007 @ 11:53
  • Rassurez-vous et tenez-vous le pour dit ... vous n'entendrez pas parler de la campagne électorale qui se déroule au Québec présentement dans ce blogue.

    D'autres le font mieux que moi et, en plus, ils sont payés pour le faire. Parce que même si j'ose quelques opinions politisées ici et , j'ai souvent beaucoup de mal à m'immiscer dans le milieu aride de la politique. Incompréhension de ma part ? J'imagine ... Désengagement en tant que citoyenne ? Pas vraiment, non. Ennui ? Lassitude ? Oh que si !

    Alors, les lecteurs qui auraient souhaité en savoir plus à propos de mon allégeance politique qui tire plus souvent dans les tons de bleu verdâtre que dans les tons écarlates ... ça n'arrivera pas.
    Ceux qui auraient souhaité que j'exprime mon dégoût à propos de ces chefs de partis qui préfèrent s'acharner sur les défauts de leurs adversaires plutôt que de parler des actions, des projets, bref ... de ce pourquoi on devrait les élire ... oubliez ça aussi.
    Ceux qui auraient voulu que je propose une hypothèse sur le fait que les électeurs ont parfois la mémoire courte et préfèrent oublier les gaffes à répétition d'un gouvernement pour les réélire à nouveau ... vous serez déçus.
    Et ceux qui auraient aimé lire ce que je pense de l'omniprésence du sacro-saint système de santé dans les discours des partis et de la désolante place laissée à l'éducation et surtout ... à l'environnement ! ... vous resterez, comme moi, sur votre faim à ce sujet.

    Parce que même si je suis pleinement consciente de la chance qu'on a de vivre dans un pays démocratique, pour moi, des élections, c'est comme la lessive.
    Faut d'abord trier par couleurs, et faire mousser un peu. Ensuite, faut faire une brassée, mettre ça à spin et, une fois le tout séché, plié, et bien rangé, on se dit, avec dépit, qu'on devra tôt ou tard tout recommencer.

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    Fumée taboue

  • 05 mars 2007 @ 10:20
  • Comme si j'en avais moi-même commandé la publication ...

    Un article-choc paru aujourd'hui vient confirmer les doutes que soulevais dans un de mes derniers billets au sujet de l'usage du tabac dans l'industrie du cinéma ... L'article en question révèle que certains réalisateurs et acteurs d'Hollywood se font grassement payer (lire: jusqu'à 500 000$) par les cigarettiers américains, lorsqu'ils acceptent d'apparaître à l'écran, une cigarette à la main:

    Les cigarettiers ne courtisent pas (secrètement) les acteurs pour rien. «Les cigarettes dans les films sont des stimulus plus puissants que la publicité des produits de tabac», explique Stanton Glantz, professeur à l'Université de Californie et auteur de The Cigarettes Papers.
    Toujours selon l'article, l'industrie québécoise du film et de la télé n'y échapperait vraisemblablement pas:

    Plus les interdictions de fumer et de faire de la publicité se multiplient dans la société, plus on peut s'attendre à ce que l'insertion de cigarettes dans les téléséries prenne une valeur commerciale potentielle. [...] La crise du financement des productions télévisuelles est un incitatif supplémentaire pour les artisans. «Vu les conditions économiques, c'est difficile [pour un réalisateur] de refuser une commandite de 500 000 $, ou un petit 100 000 $, ou même 50 000 $, explique JiCi Lauzon [porte-parole du Commando Oxygène]. Il y a un malaise, là.» «On se doute pas mal que ça se fait, mais c'est vraiment occulte. C'est tabou», continue Olga de Biencourt [du Conseil québécois sur le tabac et la santé].

    Comme quoi la cigarette à l'écran n'y apparaît peut-être pas sans raisons ...
    Pour la suite de cet article-choc, c'est par ici.

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    Nuit Blanche

  • 04 mars 2007 @ 12:45
  • Samedi soir. Nuit blanche. Rassurez-vous, je ne vous parle pas ici de rédaction nocturne intense. Mais plutôt d'une Nuit Blanche où j'ai tout de même réussi à me mettre au lit vers les 02h00.

    En fait, hier soir, au centre-ville de Montréal, c'était la 4e édition de la Nuit Blanche à Montréal, cet évènement annuel qui est au coeur du Festival Montréal en Lumière. Au programme ? Des musées, des activités sur la neige, des galeries d'art, des concerts, des spectacles et ce, jusqu'à 03h du mat et en plus, sans débourser un rond.
    Le concept existe déjà à Rome et Bruxelles, et a fait des petits à Paris, Toronto et Madrid où un tel évènement a vu le jour cette année.

    C'est de loin mon évènement hivernal préféré à Montréal. Et l'idée d'enfiler des musées les uns après les autres, à 23h du soir me réjouis au plus haut point.

    La soirée débuta avec une visite en bonne et due forme du centre névralgique du Festival: le Vieux-Port de Montréal. Un peu trop de monde à mon goût mais l'effort en valait la peine. Des gens de toutes sortes, bien emmitouflés, qui se réchauffent autour de brasiers en plein air (guimauves et saucisses à faire griller en prime !), des enfants qui s'éclatent dans une glissoire home made, des bars faits de glace où sont servies boissons chaudes, un dôme où les passants s'arrêtent pour quelques minutes de chaleur sous des lampes chauffantes. Bref, une grosse fiesta nordique.

    Deuxième arrêt: le Musée d'art contemporain de Montréal. Mon préféré ici. Les expositions permanentes présentant les oeuvres des grands peintres québécois tels que Lemieux et Riopelle valent assurément le détour. Mais mon coup de coeur va sans aucun doute aux expos temporaires de Jean-Pierre Gauthier - où «raccords de tuyaux, entonnoirs, fils électriques se métamorphosent sous ses mains en un hallucinant questionnement sur l’ordre et le chaos, la permanence et la fragilité, l’utilité et la gratuité» et de Jérôme Fortin, (image ci-contre) qui «ne ménage ni le temps, ni le papier pour concevoir des écrans monumentaux, constitués de vastes alignements de papiers pliés, ordonnés selon des trames finement ciselées». Le résultat était saisissant, surtout dans le cas de Fortin.

    J'ai aussi vu une exposition au Centre de design de l'UQAM, exposition pour le moins inusitée où étaient présentées des brosses. Oui, des brosses. 2000 au total. De brosses de toutes sortes, de toutes provenances, aux mille et uns usages inimaginables. C'était coloré, c'était intriguant. Et ça prouve que le design réside même dans les plus simples objets de notre quotidien.

    Enfin, une dernière exposition sous un thème que, si vous vous fiez à mes derniers billets sur le sujet, j'apprécie particulièrement: le cinéma. Cette expo, présentée à la Cinémathèque québécoise et surnommée Les Refusées, présente une trentaine de posters de films qui n'ont pas été sélectionnés pour représenter les films en question. Autrement dit, on nous présente les maquettes d'affiches créés par des graphistes montréalais et qui auraient pu, si elles avaient été choisies, être les emblèmes publicitaires des films qu'elles représentaient. Je m'y suis surprise à comparer les affiches - les officielles et les refusées - et à prétendre gaiement que «moi, j'aurais choisie celle-ci».

    Je n'ai pas pu me rendre jusqu'au bout de la nuit et participer au traditionnel déjeuner convivial (et gratuit !) qui débute à 04h30 et qui ravive les estomacs de près de 3000 fêtards ... Cette année, on comptait y servir une omelette géante aux fromages québécois et nécessitant 10 000 oeufs et l'utilisation d'une poêle pesant une tonne et au diamètre de 4 mètres !

    Pour ma part, en une seule soirée, j'ai pu regarnir mon carnet culturel et voir des expos qui traînaient depuis un bout sur ma to-do list.
    Des nuits blanches comme ça, j'en prendrais n'importe quand ...

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    Même Popeye le fait

  • 02 mars 2007 @ 10:35
  • Pour rester dans la thématique cinéma ...
    En évoquant le sujet dans le billet précédent, j'ai eu un
    flash et je me suis dit que quelqu'un, quelque part, avait probablement étudié la chose en profondeur. Ce que mes recherches confirmèrent. Une panoplie de sites internet abordent le sujet. Et plusieurs d'entre eux relèvent d'études très sérieuses.

    La «chose» en question ? La cigarette au cinéma. Non, pas dans les salles de cinéma mais bien dans les films. Parce qu'à chaque fois que je vois un acteur ou une actrice s'en allumer une à l'écran, ça m'horripile. Récemment, j'allais voir le film Blood Diamond et ça m'a jetté à terre. Leonardo DiCaprio a dû fumer 2 paquets de cigarettes pendant tout le film. C'était tellement peu subtil que ça a monopolisé mon attention. Entre deux courses pour s'enfuir des «méchants» et entre trois envolées de mitraillettes, notre cher Leo prenait tout de même le temps d'en griller une. Quand on connait le nombre d'ados qui ont cet acteur en admiration, y a de quoi se poser de sérieuses questions.

    Et avec toutes les offensives publicitaires, avec tous les avertissements médicaux, avec toutes ces fumeurs qui essaient du mieux qu'ils peuvent d'écraser une fois pour toute ... Comment peut-on encore considérer la cigarette comme un accessoire de mise dans un film. Puissants lobbies américains du tabac ? Probablement ... Inconscience de la part de l'industrie du film ? J'en doute ...

    Le danger n'est pas tant que vous et moi ayez envie l'irrésistible envie d'en griller une en regardant Leonardo Di Caprio faire de même dans un film (en fait, le danger est carrément nul dans mon cas). Le danger se situe plutôt du côté des jeunes enfants ou ados, friands de films à grand déploiement et en constante recherche d'icône hollywoodienne à laquelle ils peuvent s'identifier. Sur le site SceneSmoking.com, on évoque des statistiques troublantes concernant les films qui visent un jeune public. Ainsi :

    - 84% des films catégorisés «17 ans et moins doit être accompagné d'un adulte» montrent des acteurs qui fument
    - 77% des films catégorisés «13 ans +» en montrent aussi

    - on compte en moyenne 10.8 «apparitions» de tabac ... par heure, dans les films

    - les acteurs principaux s'en allument une dans 53% des films
    - et quand un des acteurs fume dans un film, dans 82% des cas, c'est l'acteur principal (lire: le «héros» pour un enfant-ado).

    De plus, ce site web diffuse des études universitaires américaines et l'une d'elles en est arrivée à la conclusion qu'aujourd'hui même, 1000 jeunes américains commenceront à fumer. L'étude a même réussi à démontrer que ceci est étroitement relié à l'influence directe des films où leurs acteurs préférés y fumaient.

    Même si au Canada, depuis 1997, une Loi interdit aux compagnies de tabac de faire de la publicité pour promouvoir la cigarette, les jeunes qui fréquentent les cinémas, regardent la tv et louent des films à profusion n'ont pas besoin d'aller bien loin pour croire à cette image faussée de la cigarette. Parce que dans les films, le fait de s'allumer une cigarette y est souvent vu comme amusant, excitant, sexy, rebelle, ou relatif au pouvoir ou à la richesse. Autrement dit, le tabac, dans les films, c'est glamour. Et quand un acteur fume, dans un film, il n'en fume pas une ou deux, mais il en fume assez pour nous laisser croire que oui, c'est un «vrai» fumeur ...

    Je sais pas vous, mais moi ça ne me réjouit pas tout ça. Et surtout, ça me laisse bouche bée de voir qu'en 2007, on en est encore au point de valoriser la présence de tabac dans un film sans y voir aucun problème majeur. On applique une censure stricte aux films parce qu'ils contiennent des images de drogues ou de sexe ou de violence, mais on considère la cigarette comme un «mal nécessaire».

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    Verdir son chez-soi

  • 27 février 2007 @ 09:15
  • En lisant le billet de Sophie Durocher, je me suis dit que je devais moi aussi faire mon coming out écolo. En effet - roulement de tambour - depuis presque un an, j'ai relevé le défi de remplacer tous les produits nettoyants de mon logis par des équivalents bio-machintruc écolos.

    Et vous savez quoi ? Je n'y ai vu aucune différence. Ce qui, détrompez-vous, n'est pas la preuve que ces bio-machinstrucs écolos sont nuls et inefficaces. Bien au contraire.

    Car la croyance populaire veut que le seul moyen d'éradiquer malpropreté (lire: microbes et bactéries) soit d'utiliser des produits les plus puissants (lire: chimiques et toxiques) possible. Sur les étalages des supermarchés, la norme à atteindre est devenue celle d'enrayer «99,9% des microbes et bactéries» dans la cuisine, salle de bains et même - horreur - dans nos pauvres petits lits foisonnant d'acariens.

    Mais quand on y pense, au temps de nos grands-parents, il y avait probablement autant, sinon plus de microbes «en liberté». Et probablement que mon grand-père ne se lavait pas machinalement les mains avant de se mettre à table. Qu'il ne prenait certainement pas sa douche avec un savon certifié antibactérien. Et que ses vêtements n'étaient pas lavés avec du détergent «plus efficace en eau froide». Pourtant, mon grand-père est mort de sa belle mort après 86 années bien sonnées.

    Donc, j'ai tenté le tout pour le tout et j'ai graduellement changé chez-moi tout ce qui s'appelle savon, détergent ou détersif par des produits équivalents - ingrédients chimiques et toxiques en moins.

    J'ai d'abord découvert, par le biais d'une amie, une jeune compagnie québécoise qui gagne à être connue. Nettoyants Lemieux se spécialise dans la fabrication de A à Z de produits de nettoyage tant pour la maison que pour le corps. Le rapport qualité / quantité / prix de leurs produits est souvent très convainquant (et ils offrent plusieurs formats) et - quelle idée brillante ! - le service de remplissage des contenants vient en prime (avec déduction sur le montant des achats). Croyez-moi, on est bien loin de la compagnie grano qui fabrique des produits dans un sous-sol douteux. Mis à part les étiquettes et la présentation simpliste des produits, ils ont tout ce qu'il faut pour prendre d'assaut le marché (lucratif!) du nettoyage québécois. D'ailleurs, leur nom circule de plus en plus dans les médias, comme ici, et ...

    Pour ma part, l'aventure a débuté avec le savon à linge, que j'ai troqué pour leur détergent liquide qui se révèle redoutable pour la saleté et agréable au nez. Le changement s'est fait sans heurts et mes vêtements n'ont déposé aucune plainte officielle au département buanderie.

    Y a aussi eu le nettoyant «tout usage» et le «nettoyant à vitres», qui ont remplacé avec brio l'odeur infecte et décapante des produits ménagers que j'employais auparavant. Faut dire qu'avec leur symbole «corrosif» et leur mention de «porter des gants en employant le produit», ceux-ci ne m'avaient jamais vraiment rassurée.

    Sans oublier le savon à vaisselle, ce pauvre qui est malheureusement et intimement relié à une des corvées ménagères quasi-quotidienne que je déteste le plus. Aussi bien rendre la tâche joyeuse et écologiquement agréable. J'ai trouvé un produit qui sent bon le citron et qui, fait la job sans y laisser la peau de mes mains.

    Finalement, il y a eu les savons pour le corps et pour les mains. Ce qui fut probablement une des actions qui m'a valu le plus de remerciements de la part de Madame ma peau. Parce celle-ci est ultra sensible (à la vue du mot rougeurs, je peux les sentir apparaître sur mon corps) et que j'ai depuis plusieurs années, des problèmes d'eczéma sur les mains (lire: la partie de mon corps qui me sert le plus dans une journée ....), le changement s'imposait donc. J'ai découvert les savons faits par la compagnie québécoise Druide. Ces savons ne comportent que des ingrédients naturels et le strict minimum d'agents nettoyants. Le résultat ? Concluant. Même Dove peut aller se rhabiller avec son mince «quart de crème hydratante». Car on ne nous a jamais vraiment dit ce que contiennent les trois quarts restants ...

    Bref, pour être «certifiée 100% écolo», il ne me resterait qu'à changer mon shampooing et mes petits pots de crème que j'aime tant. Côté cheveux, on ne m'a pas encore prouvé que les produits bio-machinstrucs étaient efficaces pour les tignasses bouclées comme la mienne. Et côté crèmes, c'est simple: c'est la fille en moi qui ne peut s'en passer.

    Mais, avec ces simples petits changements ménagers, je peux dire que ma maison respire mieux. Et que moi aussi, je respire mieux. Et mon portefeuille lui, n'a pas vraiment vu la différence. En plus, mes gants de caoutchouc ont pris congé des corvées de nettoyage que je peux maintenant faire sans me soucier du degré de toxicité des produits que j'emploie. Sans parler de mes mains dont la peau ne se décomposent plus au contact des dits produits.

    Par contre, j'attends toujours la venue sur le marché du produit miracle bio-machintruc écolo qui sera certifié auto-nettoyant et avec lequel le ménage se fera de lui-même.
    D'ici là, je devrai continuer à frotter ...

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    Vies d'ordures

  • 24 février 2007 @ 18:40
  • Pendant qu'on nous incite à remplir notre petit bac vert d'objets possiblement recyclables, d'autres peuples gagnent leur seul et unique salaire en revendant des déchets triés sur le volet.
    Pendant que nous nous pinçons le nez en nouant nos sacs à ordures mûrs pour le trottoir, dans l'autre hémisphère, des familles entières vivent à l'année longue au coeur de dépotoirs.
    Pendant que nous jettons nos objets sur-emballés, des enfants là-bas s'amusent avec de vieux jouets trouvés au milieu de déchets et d'asticots.

    Ces beaux paradoxes , je viens de les voir en images dans une exposition itinérante, de passage à Montréal, au centre d'exposition de la TOHU (qui est d'ailleurs un bâtiment nouvellement construit selon une architecture écologique et qui participe à la réhabilitation du 2e plus grand site d'enfouissement en milieu urbain, en Amérique du Nord).

    Mine d'ordures. C'est le titre de cette exposition de ce photographe français, Paul-Antoine Pichard, qui a visité les dépotoirs d'une dizaine de pays - dont le Sénégal, les Philippines et le Mexique - et qui y a tristement croqué sur le vif des scènes quotidiennes qui s'y déroulaient.

    Ses clichés en grand format sont saisissants. Percutants.
    Tellement percutants que je préfère vous en montrer quelques uns plutôt que de mettre des mots sur les émotions